Publié le 8 Septembre 2007

Romains (Book 2 liste 56) contre Carthaginois (Book 2 liste 32)
Mon adversaire du jour : Lionel Morvan

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Le premier point est de choisir une organisation car je sais que Lionel peut être un adversaire redoutable et surprenant qui manie très bien son armée Carthaginoise. De plus la liste offre de nombreuses options et pour savoir ce que mon adversaire va choisir ce n'est pas très évident.

J'opte pour une organisation en 3 corps comprenant 2 corps romains et un corps allié Arménien qui peut m'apporter un peu de punch même si cette troupe est peu nombreuse. 
Je choisis donc de former un corps principal massif  (35 éléments, démoralisation 12) autour du général en chef qui comprend l'ensemble de la légion, les auxiliaires, 2 artillerie montées, quelques tirailleurs et archers et une petite réserve de cavalerie. 
Les 2 corps satellites sont formés uniquement de cavaliers lourds et légers. Pour le romain, en plus du général, 4 éléments de cavalerie, 2 de cavalerie lourde (classée chevaliers) et 3 éléments de cavaliers légers ce qui donne 10 éléments, démoralisation 4. 
L'Arménien est constitué de 3 cavaliers très lourdement protégés et de 4 archers montés rapides soit 7 éléments, démoralisation 3. 
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L'avantage de cette organisation est que même en ayant perdu les corps secondaires, le corps principal peut continuer à combattre pendant un certain temps car la partie est terminée quand on perd plus de la moitié de l'effectif de son armée. Celle-ci compte 52 éléments, démoralisation 26.

Après le traditionnel lancé de dé qui annonce le début des hostilités, je suis attaquant. Lionel joue donc sur son terrain et ne place que quelques éléments de collines douces. Autant dire que ce terrain ne sera pas très utile pour ancrer une défense. Les bagages sont placés et nous établissons chacun de notre côté notre plan de bataille. 

Que faire ? Lionel est capable de multiples ruses. Quelle organisation a-t-il choisi ? 3 ou 4 corps ? Va-t-il utiliser ses éléphants ? A-t-il pris l'option des guerriers gaulois toujours redoutables car il sait qu'immanquablement j'aurai de nombreux légionnaires, fragiles devant ce type de troupe. Envisage-t-il de faire une marche de flanc  et détacher un corps d'armée pour contourner mes défenses ?........Bon, assez de suppositions inutiles, il faut choisir un plan et un déploiement qui me permette de résister. 
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Je choisis un plan très classique, car de plus, le terrain n'avantage personne et ce n'est pas la peine de se compliquer la tâche. Le corps principal sera placé au centre flanqué des deux petits corps de cavalerie.

Lionel, en temps que défenseur se déploie en premier. Surprise, il s'est organisé apparemment de la même façon que moi, un "gros" corps et plusieurs "petits". Et, ils vont faire exactement face aux miens, comme dans un miroir.
Il aligne 16 lanciers supérieurs, à chaque bout de cette impressionnante phalange 4 éléments d'auxilaires, 2 éléphants et une multitude de tirailleurs. En tout 32 éléments, démoralisation 11. Sur ses 2 ailes, d'un côté 7 cavaliers (démoralisation 3) de l'autre, un corps de cavalerie légère de 10 éléments.
Donc, c'est très simple, pour gagner, il faut anéantir le corps principal. Et nous avons tous les deux le même problème.....ça promet !

Mes cavaliers sont face à ses cavaliers, ma légion face à sa phalange, et ses cavaliers légers face à mes Arméniens.
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Je lance l'attaque (avec une certaine retenue, malgré tout) sur les 2 ailes simultanément, espérant qu'il sortira ses éléphants de la ligne, car des deux côtés, mes chevaliers sont trop tentant pour ces grosses bêtes. J'ai prudemment excentré mon artillerie afin "d'allumer" dès que possible de si grosses cibles. Il se sent coincé, s'il ne tente pas cette manoeuvre, le combat de cavalerie risque de tourner à mon avantage, et les cavaliers légers restent très

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hésitants à se lancer, malgré leur avantage numérique, immédiatement à l'attaque. 
Je porte mon effort sur le point qui me semble le plus faible : la jonction entre sa ligne du corps principal formé des auxilaire trop peu nombreux pour arrêter les miens et son corps de cavalerie.


Très rapidement, il perd 3 de ses 4 éléphants. L'armée prend un coup au moral, le général Lionel aussi....mais c'était prévisible. Les grosses bêbêtes supportent mal les tirs. Des feintes

 

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puis des combats de cavalerie se forment sur ce côté...... Les cavaliers se repoussent sans qu'il y ait de véritable décision, mais peu importe, la victoire ne peut pas se faire sur une aile.


De l'autre, les cavaliers légers sont de plus en plus hésitants. Concentré sur l'attaque de l'autre aile, Lionel n'a pas lancé ses cavaliers sur les Arméniens. 


Voyant la tournure des évènements, la réserve de cavalerie du "gros" corps renforce l'allié Arménien pour être sûr que le Numide, maintenant plus faible, n'attaquera pas. Le coup décisif sera porté ailleurs....

Les auxilaires romains, plus nombreux repoussent puis entament leurs homologues carthaginois. Les pertes s'accumulent.   
       
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Lionel se lance dans un assaut presque désespéré de toute sa ligne, même s'il sait qu'avec leurs facteurs de combat, il faudra plus que de la chance pour qu'une des deux troupes ne soit détruite. Il comprend que les choses sont très mal engagées et que je grignote petit à petit sa ligne car les auxilaires victorieux se sont rabattus sur la phalange pour prêter main forte à la légion. 
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Brusquement, le Carthaginois craque, le corps principal vient de céder en même temps que le corps de cavalerie. Sur l'autre aile, le corps de cavalerie légère Numide n'a pas combattu et se retire du champ de bataille laissant la place au général romain victorieux.

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Le tribut à la victoire a été léger : 1 élément de cavalerie perdu et 2 éléments d'auxilaires.
DELENDA EST CARTHAGO !

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Publié le 6 Septembre 2007

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Pegasus Bridge
est le nom donné au pont qui enjambe le canal de Caen à la mer sur la commune de Bénouville.
Horsa Bridge, le second pont, est situé à environ 500 mètres et enjambe la rivière Orne.

 


 

Nuit du 6 Juin 1944

Il était près de 23 h, le 05 Juin 1944 lorsque six planeurs Horsa, avec à leur bord cinq pelotons d'infanterie légère des Oxfordshire et Buckinghamshire Régiment et trente hommes du Field Company-Royal Engineers, décollèrent de l'aérodrome de Tarrant-Rushton dans le Dorset. Le major John HOWARD était responsable de ce coup de main destiné à s'emparer de deux ponts situés sur les communes de Bénouville et de Ranville, nom de code : PEGASUS et HORSA. Un pont enjambant le canal de Caen à la mer et l'autre enjambant la rivière Orne parallèle au canal et distante d'environ cinq cent mètres.
Les planeurs sont si lourdement chargés qu'il faut des quadrimoteurs Halifax pour les remorquer et les amener à pied d'oeuvre. A bord des six planeurs Horsa, ces hommes passèrent la côte française à minuit juste, comme prévu. Les planeurs furent lachés au dessus de Cabourg, presque au passage de la côte, à 6000 pieds.

Le pilote WALLWORK pointe son planeur vers le pont, qu'il voit approcher trop vite à son gré. " .... J'allais un peu vite à l'atterrissage. Mon planeur était lourd. En finale, j'ai gardé un peu de hauteur à cause des pieux que l'on m'avait annoncés mais je n'en voyais trace. J'étais bien décidé à mettre mon planeur au sol dès que je serais certain d'atteindre le pont. C'est ce que je fis, seize minutes après minuit. Alors je lançais mon poing, pouce levé, vers la cabine : c'était le signal convenu. Le major HOWARD savait que nous allions toucher le sol dans moins d'une minute, les hommes allaient lever les pieds et s'accouder pour supporter le choc. Malgré les roseaux, le choc fut violent, le train d'atterrissage fut arraché. Je terminais sur un tronc d'arbre, qui démolit l'avant du planeur. Je fus blessé par des débris, mais j'avais accompli ma mission...."
 

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Les trois premiers planeurs se posèrent à l'heure prévue, malgré l'obscurité, exactement à l'endroit convenu. En fait le premier planeur termina à une quarantaine de mètres du pont, en bordure du chemin de halage, le nez dans les barbelés du poste ennemi.
Les deuxième et troisième planeurs se posèrent à une centaine de mètres.

Deux des autres planeurs se posèrent à environ cent cinquante mètres du pont de Ranville. Le quatrième planeur du coup de main, laché trop tard et cap à l'est, se posa à douze kilomètres de son objectif.

A peine le premier planeur arrêté, les hommes de D.BROTHERIDGE se ruèrent à l'assaut du pont. A l'entrée, défendant son accès, un blockhaus bétonné. Les allemands, arrachés à leur sommeil, se précipitent vers la mitrailleuse. Ils n'ont que le temps de tirer une rafale : deux grenades anglaises lancées dans l'embrasure les réduisent au silence.

Pendant qu'une équipe réduisait la résistance, une quarantaine d'hommes traversaient le pont au pas de charge pour s'emparer de l'autre côté. Au milieu du pont une sentinelle allemande s'apprète à lancer une fusée d'alerte.

Les hommes tirèrent tous ensemble et la sentinelle s'ecroula. Quelques secondes plus tard le pont du canal de Caen est tout entier aux mains des britanniques. Celui de l'Orne est tombé pareillement, submergé par les hommes surgis des deux planeurs posés près de celui-ciHoward.jpg.

Mission accomplie. Le radio Edward TAPPENDEN put envoyer le message de victoire convenu avec les chefs alliés : " Ham and Jam ... Ham and Jam... ".
 

Maintenant il s'agissait de tenir les ponts et d'attendre la relève des hommes de Lord LOVAT, arrivant par mer. A 1 h 15, on entendit un grondement de chars. Ils étaient trois, venant de Bénouville et avançant très prudemment sur la route en direction du pont. Le premier fut incendié par le Sergent M.C. "Wagger" THORNTON utilisant un PIAT. Le tank fut atteint de face et brûla toute la nuit. Les deux autres chars se retirèrent.
Au cours de la nuit les hommes du major HOWARD ont été renforcés par des parachutistes de la 6ème division, mais la pression allemande était très forte. Les commandos et les parachutistes parvenaient à contenir et à repousser les diverses contre-attaques allemandes.
A 10 h un junker 88 se présenta au ras du canal, pour bombarder le pont. Le pilote lâcha sa bombe au dessus du pont; celle-ci heurta l'armature métallique, rebondit et tomba dans le canal sans exploser.
 

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Treize heures après le début des combats, ils furent enfin relevés par les hommes de lord LOVAT entraînés par la cornemuse de Bill MILLIN, débarqués le matin même sur les plages. La jonction s'effectua auprès du café Gondrée à 13 heures 02 minutes, le 06 Juin 1944.

Le soir du 6 Juin, aux environs de minuit, Le major HOWARD laissa le commandement du pont au régiment du Warwickshire. La compagnie D se mit en marche vers l'est, en direction d'Escoville pour rejoindre l'Ox & Bucks. Ils avaient accompli leur mission et, 24 heures après avoir pris les ponts, les avaient remis intacts et saufs.

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Publié le 5 Septembre 2007

A DBM, les bagages constituent un élément important.
Ils représentent la logistique de l'armée et doivent être protégés et défendus car en cas de fuite ou pire de destruction  et  pillage par l'armée adverse la partie est alors très mal engagée.

Chaque élément de bagage est réprésenté par un carré de 4 cm sur 4 cm. Dans la version 3.1 du jeu DBM, l'armée doit posséder 6 éléments de bagages jusqu'à 400 pts d'armée ( ce qui se pratique dans la plupart des cas ) et 8 éléments de bagages au-dela des 400 pts - ce qui est donc généralement réservé aux parties en double comme lors de la "levée en masse", le tournoi du Kremlin-Bicètre qui a lieu depuis plusieurs années en fin de saison (mai ou juin).

Très souvent, les joueurs préfèrent regrouper ces éléments en un socle unique aux dimensions des 6 éléments (soit 8 cm sur 12 cm) ou 8 éléments (8 cm sur 16 cm). Ils peuvent alors laisser libre cours à leur imagination débordante et réaliser de magnifiques scenettes.

Voici les éléments de bagages de deux de mes armées :
     - Samouraïs vers 1300 - Book 3 liste 54
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     - Egyptiens du Nouvel Empire - Book 1 liste 22
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Plus quelques exemples de bagages réalisés par des amis joueurs.
      - bagages "Germains" par Eric Buyck. 
Ceux-ci représentent la traversée du Rhin par ces troupes barbares rêvant d'envahir l'empire romain.
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     - bagages "Teutoniques" par Pierre Houix.
Pierre nous a réalisé un bagage très "décalé" avec cet "autobahn teutonique" plein de petits clins d'oeils très symapthiques.
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Puis, pêle-mêle, quelques éléments "glanés" sur le site des Fanaticus de Chris Brantley (Fanaticus auxquels j'appartiens).
     - bagages russes
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     - bagages arabes ..................et......................... hébreux (ici, l'arche d'alliance)
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Publié le 5 Septembre 2007

Nobori-1.jpgL'ERE DE NARA ( 710-794 )
La période de Nara est très courte ( 85 ans ), mais politiquement très importante. Le Japon avait institué la conscription militaire des paysans, encadré par les Bushis des grandes familles. Ce système inspiré de la Chine se révéla très coûteux et assez mal adapté dans un pays poursuivant la conquête du Nord de son territoire, encore au mains des tribus barbares.

Fujiwara Nakamaro, qui dirigeait le clan dominant à la cour Impériale, décida d'abroger ce système afin de le remplacer par des guerriers professionnels moins nombreux mais plus sûrs et plus efficaces. Il venait, ainsi, de donner naissance à la classe des guerriers ( Bushi ) qui vont dominer le Japon durant 7 siècles.

A partir de l'époque de Nara, les Bushis vont donc être des gardes armés au service de la noblesse impériale et des grandes familles. Cette organisation durera jusqu'en 1185, date de la prise de pouvoir au Japon par les Bushis.



Bushi.jpgL'ERE DE HEIAN ( 794-1185 )
Il s'agit de la période charnière de l'histoire des guerriers du Japon. Après leur organisation en professionnels à l'époque de Nara, les Bushis vont subir la montée en puissance de l'aristocratie Impériale dont la richesse artistique, intellectuelle et financière est à son zénith. Les guerriers apparaissent alors comme rudes et brutaux dans cet univers de raffinement extrême.

Un fossé commence à se creuser entre les deux castes, bientôt abreuvé par des sentiments contraires. Le mépris affiché des nobles et riches aristocrates pour les Bushis se heurte à une sourde colère et un désir de revanche que nourrissent ceux-ci. Sentiment renforcé par les avantages accordés par l'Empereur à la Noblesse et aux religieux, laissant les Bushis privés de toute récompense.

C'est ce sentiment qui va pousser les Bushis à prendre le pouvoir. Une tentative de révolte est réprimée de justesse. Mais ce sont les grands clans guerriers ( Bushidan ) comme les Taïra et les Minamoto qui vont, dés 1160, confisquer le pouvoir à la Noblesse.

sohei.gif                                                        Moine guerrier (Soheï)
                                      

masamune.jpgL'ERE DE KAMAKURA ( 1185-1333 )
L'avénement de Minamoto no Yoritomo marque l'arrivée au pouvoir des guerriers. En instituant un gouvernement militaire, le nouveau Shogun change toute l'organisation du Japon. Dorénavant, il y a une noblesse militaire en plus de la noblesse de cour. Les Bushis ont reçu de l'Empereur la délégation des pouvoirs militaires, mais bientôt aussi civils.

Yoritomo crée rapidement un système de lignage entre chaque Bushi et son seigneur. Ceci change l'ancienne organisation des maisons de guerriers ( Bushidan ) de la période Heian. Mais c'est aussi l'organisation de la vie économique et politique qui est confisquée par les Bushis. La création d'officiers -percepteurs et des Gouverneurs militaires des Provinces permet au Gouvernement militaire de maîtriser toute la vie du Japon au dépend des nobles de la cour qui perdent progressivement richesse et pouvoir à travers tout le pays.


masatsura-copie-1.jpgL'ERE DE MUROMACHI ( 1333-1573 )
Période troublée de l'histoire du Japon, l'ère Muromachi démarre par la domination de nouveaux Shogun. La fonction impériale s'est effondrée dans ses guerres de succession sans fin, laissant les Bushis seuls maîtres du pays. Durant un siècle l'autorité du Shogun sur les fonctionnaires militaires est effective.

 

Mais dés 1467, les choses changent rapidement.  Le Shogunat contrôle de moins en moins la situation, et ce sont les fonctionnaires militaires qui prennent leur autonomie sous le titre de Daimyos. Ces derniers accroissent rapidement leur domaine en confisquant les terres des autres guerriers, qui sont obligés alors de se mettre à leur service. En l'espace de 50 ans, c'est toute l'organisation militaire des Bushis qui est modifiée, sous l'autorité de grands seigneurs, issus eux-même des rangs des guerriers.

De plus, les Daimyos, pour accroître leur force, n'hésitent pas à enrôler des paysans dans les armées. Ceux-ci vont devenir les Ashigarus, infanterie des futurs champs de batailles. Les Bushis deviennent donc naturellement des officiers encadrant les troupes d'un seigneur. Ainsi se prépare les grandes batailles à venir de l'unification du Japon.


watamaro.jpgL'ERE DE MOMOYAMA ( 1573-1600 ) 
Période très courte ( 25 ans ) mais qui va profondément changer le Japon. L'unification du pays par trois grands généraux ( Oda, Toyotomi, Tokugawa ) va bouleverser la structure de la société Japonaise et sonner le coup d'arrêt de la classe des Bushis dans la forme qu'elle avait acquis depuis près de 800 ans ( époque de Nara ).


Pourtant, paradoxalement, jamais les Bushis n'auront connu autant de pouvoir. Le pays est aux mains d'armées immenses, qui après les combats inter-clans de Sengoku Jidai, sont le fruit d'alliances entre grands Daimyos, rassemblés autour d'un grand chef. La pyramide de la hiérarchie, du grand général jusqu'au fantassin Ashigaru, constitue la règle dans des armées fortes de près de 300.000 hommes.

La bataille de Sekigahara ( 1600 ) culmine avec des rassemblements immenses de combattants utilisant pour beaucoup des armes à feu ( mousquets et canons ). Cette bataille sera pratiquement la dernière que livreront les Bushis. Les grands combats vont se terminer, et la paix qui suit pose la question de l'existence même de la classe des guerriers qui n'ont plus d'utilité.

en 1615, s'achève l'ère des Bushis, et commence celle des Samourais. Des guerriers en armes, prêts à la guerre (bushis), vont naître les fonctionnaires du temps de paix faisant respecter l'ordre figé des Shogun Tokugawa. Délaissant l'armure pour le kimono, les Samourais vont cependant garder le Daisho, les deux sabres, symbole de leur autorité et de leur caste.

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Rédigé par thierry

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Publié le 4 Septembre 2007

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Jouer une armée Aztèque à DBM tient du tour de force et peu de monde s'est lancé en tournoi avec cette armée (...si, Olivier Dader me semble-t-il et avec une belle réussite en plus, car d'après mes souvenirs, il est même monté sur le podium avec elle......Bravo, Olivier).

Il faut, en effet, une bonne dose de courage (d'inconscience !!) pour aligner ces troupes qui ne possèdent bien sûr aucune cavalerie et il faut être un joueur d'expérience pour oser affronter les hordes de chevaliers qui ne manquent pas de vous charger car les Aztèques jouent dans la poule "médiévale" (Book 4 - liste 63) et sont souvent opposés aux Français médiévaux, Arabes Abbassides ou autres joyeusetés du même type.

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L'empereur Ahuizotl (Monstre d'Eau)

L'armée compte donc une grande multitude de piétons (il faudra peindre entre 4 et 500 figurines toutes très colorées) qui pour la plupart doivent être retenues par leur général car elles ont une fâcheuse tendance à courir vers l'ennemi en ignorant les ordres ce qui rajoute une difficulté supplémentaire au maniement des troupes.

L'armée que je joue compte 30 Hordes (Hd) et 19 Bandes guerrières (Wb S et F) qui ont, comme je le disais précédemment, l'habitude suicidaire de se ruer vers l'adversaire quel qu'il soit, si on ne les retient pas, ce qui leur a valu lors des quelques parties que j'ai pu jouer avec eux de cuisantes et ultra-rapides défaites.


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Quachics (Vieux Aigles) : guerriers expérimentés (Wb S)                          mercenaires Otomis classés Wb (F)

Si pour le jeu, l'armée est une véritable gageure, pour le peintre, c'est un vrai plaisir car on peut donner libre cours à sa fantaisie. L'Aztèque aime la couleur alors, il ne faut pas se gèner, toute la palette peut y passer. Mais vu le nombre de figurines, plus de 400, je vous le rappelle, c'est long,TRES long, les personnes pressés que l'armée soit terminée pour enfin pouvoir jouer ont intérêt à choisir autre chose car je le répète, c'est TRES TRES long.
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                                           Chevaliers jaguars, ces guerriers faisaient partis d'un des ordres militaires Aztèques

Pourquoi avoir choisi cette armée :
     - l'originalité....c'est une armée très rare (et pour cause) sur les tables de jeu.
     - la peinture.....c'est long mais plaisant.
     - le fait que les généraux soient réguliers (on peut en avoir jusqu'à 4) donc on peut mieux contrôler toute cette joyeuse bande de braillards.
     - et.......la tête mi-ahurie, mi-amusée de mes adversaires quand je déploie le "troupeau" hétéroclite.
     - le plaisir aussi de voir combien de temps je vais pouvoir tenir face à l'armée adverse
bref, pleins de bonnes choses et de bonnes sensations très "funs"....car avant tout, c'est un jeu.
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                                                                                  Chevaliers Aigles

Je joue mon armée de la façon suivante :
- 3 corps réguliers Aztèques
- 1 corps allié Toltèque-Chichimèque.

J'ai choisi ce corps allié car il m'apporte une force importante (18 éléments d'archers) contre la toujours nombreuse cavalerie adverse.
Les corps Aztèques quant à eux possèdent en tout :
- 3 généraux
- 12 éléments de chevaliers des ordres militaires du Jaguar, de l'Aigle et de la Flèche
- 9 Cuachics et 10 Otomis 
- quelques archers
- quelques bateaux
- une multitude (30 éléments) de guerriers des clans : Hd (S)
- une quinzaine de frondeurs et archers légers.

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                  Frondeurs classés Ps (O)                                         Guerriers des clans Hd (S), ici avec un prêtre (en noir)

J'ai joué cette armée 4 fois au club. Résultat : 2 défaites écrasantes et 2 victoires difficiles.

Mes tactiques :
     - Mettre beaucoup d'éléments de terrain afin de me protèger et d'empêcher les manoeuvres de la toujours redoutable cavalerie adverse.
     - Essayer de noyer sous la masse les troupes de mon adversaire.
     - Comme dirait mon ami Robert "Tuer vite à un endroit et mourir lentement ailleurs"
     - Prier très fort le Dieu du jeu et des dés pour qu'il m'aide car je sais que ça ne sera jamais facile.

En bref, une armée toujours plaisante à jouer pour toutes ces raisons, que j'aime beaucoup et qui ne laisse personne (adverse et spectateurs) indiférent.

Les figurines
Deux marques proposent des figurines de qualité et ce sont celles que j'ai utilisées.
      - Essex miniatures
      - Gladiator
Ces deux gammes se complètent et se mixent parfaitement. Elles proposent, en outre, de très nombreuses poses ce qui est indispensable pour une armée de ce type.

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Rédigé par thierry

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