Historique : La campagne de France (1814)

Publié le 25 Décembre 2007

Napoleon1.jpgVaincu en Saxe, Napoléon retraita vers la France avec 70.000 soldats, laissant quelques troupes pour défendre les forteresses situées en Allemagne.

 

Franchissant la frontière française le 1er janvier 1814, les coalisés déployèrent des forces considérables :

     - l'armée du Nord, dirigée par Bernadotte, avec 150.000 hommes,

     - l'armée de Silésie, commandée par Blücher, forte de 80.000 combattants,

     - l'armée de Bohême sous les ordres de Schwarzenberg, déployant 185.000 soldats.

 

Face à ces forces totalisant près de 400.000 hommes, Napoléon ne put opposer que 100.000 combattants essentiellement composés de jeunes conscrits inexpérimentés (les Marie-Louise – surnommés ainsi car c’est l’impératrice qui avait signé alors les décrêts).

 

La campagne

Au début de l'année 1814, Napoléon 1er livra certainement sa plus belle campagne.Faisant preuve d'une rare habileté tactique, l'Empereur se porta, selon les nécessités, de la vallée de la Marne à celle de la Seine.

Il écrasa premièrement Blücher à Saint-Dizier (27 janvier 1814) et à Brienne-le-Château (29 janvier), avec un effectif réduit à 16.000 combattants et au prix de 4.000 pertes.

 

Alignant 10.000 soldats contre 30.000, les Français furent vaincus au village de La Rothière, le 1er février, et contraints de reculer vers Troyes.

En fin stratège, Napoléon prépara sa riposte.  Dès que Blücher et Schwarzenberg se séparèrent, l'Empereur contre-attaqua.

 

Blücher avança le long de la vallée de la Marne avec 4 corps dispersés entre Château-Thierry et La Ferté-sous-Jouarre.

Concentré  autour de Nogent-sur-Seine, Napoléon attaqua les Prussiens et coupa leur armée en deux, écrasant le corps d'Olsouffiew à Champaubert, le 10 février.  Le lendemain, il lamina les forces de Sacken à Montmirail et, le 12, il vainquit Yorck à Château-Thierry.

Le 14 février, il remporta un nouveau succès contre Blücher, accouru au secours de ses subordonnés, à Vauchamps.

L'armée prussienne s'en trouva totalement désorganisée.

campagne-1814.jpg 

Dans le même temps, l'armée de Schwarzenberg, repoussant les maréchaux Oudinot et Victor (qui ne disposaient pas d'effectifs suffisants pour combattre), avança le long de la vallée de la Seine, prit Fontainebleau.

Surgissant par Meaux, Napoléon remporta la bataille de Montereau mais ne put empêcher la retraite de l'adversaire

Débarrassé des Autrichiens, l'Empereur se rabattit sur Blücher en pleine retraite.   A Soissons, de justesse, les Prussiens échappèrent à la tentative d'encerclement de l’Empereur.

 

L'apparition sur le théâtre d'opérations de l'armée du Nord marqua la tournant de la campagne.  Celle-ci s’empara de Soissons et contraignit Napoléon, submergé par le nombre, à lâcher prise.

Tentant de retarder une défaite certaine, l'Empereur vainquit Blücher à Craonne, le 7 mars, mais fut défait devant la ville de Laon, les 9 et 10 mars, par 100.000 Prussiens et Russes.

 

Parvenant à repousser les Russes à Saint-Priest, non loin de Reims, Napoléon fut dès lors confronté à 3 armées avançant sur une ligne continue de la Seine à l'Oise. 

Ne disposant plus de marge de manoeuvre, il livra bataille à Arcis-sur-Aube, le 20 mars, et songea à soulever la population française contre l'ennemi en vue d'une grande guerilla.

 

Mais le peuple ne croyait plus en son Empereur ni en son invincibilité.  La bourgeoisie, qui avait salué laempereur.jpg dictature de Bonaparte, la critiqua.  Les libéraux, jusque-là muselés par la police, firent connaître leur opposition.  Le Corps législatif, à qui Napoléon demanda un appui énergique, répondit en critiquant le despotisme et la guerre.

Au quartier général des coalisés, des émissaires de Talleyrand négocièrent le retour des Bourbons.  En Italie, Eugène fut vaincu; Murat, voulant sauver sa couronne de roi de Naples, fit défection et livra l'Italie aux Autrichiens.

A Lyon, deuxième ville de France, Augereau, après un simulacre de résistance, livra la place à l'adversaire.

Le général Maison évacua la Belgique tandis que les Britanniques de Wellington, venus d'Espagne, déferlèrent vers Bordeaux où Louis XVIII fut proclamé roi le 12 mars 1814.

A Paris, Joseph Bonaparte cria à tout un chacun que tout était perdu.  Marie-Louise fut évacuée vers Blois.

 

Mêlés aux élèves des écoles militaires, les derniers vétérans résistèrent avec acharnement mais furent inexorablement repoussés.

Le 31 mars, les maréchaux Marmont et Mortier signèrent leur capitulation et évacuèrent Paris où les coalisés firent leur entrée le jour même.

 

signature-napoleon.gifLe 3 avril, le Sénat vota la déchéance de Napoléon, qui se résigna à l'abdication trois jours plus tard.

Le 10 avril, livrant la dernière bataille de la campagne, Soult fut vaincu, par les Britanniques à Toulouse.

 

Le 11 avril, Napoléon accepta de s'exiler à l'île d'Elbe.

Le 30 mai, la France signa le traité de Paris qui la ramena à ses frontières de 1792

Rédigé par thierry

Publié dans #Historique

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