Historique : La bataille de Cannae (216 av. JC)

Publié le 21 Janvier 2008

Suite à notre rencontre Romains - Carthaginois sur la règle Warmaster Ancients, voici un court résumé historique sur la bataille de Cannae.
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Les origines du conflit
Vers le milieu du 3ème siècle av. JC, Carthage s'avérait être la première puissance commerciale en Méditerranée occidentale.  De 264 av. JC à 146 av. JC, un long conflit, connu sous le nom de "guerres puniques", opposa la cité à la puissance romaine alors en pleine expansion. 
Si la première guerre punique allait s'avérer être un conflit essentiellement naval, la seconde fut une succession de batailles terrestres.
Le conflit fut provoqué par l'expansion carthaginoise en Espagne.
 
hastati.jpgLe déroulement de la bataille
Dès le début des hostilités, le général carthaginois Hannibal décida de franchir les Alpes avec son armée, renforcée de mercenaires ibères, gaulois et numides, pour porter la guerre en Italie.  
Deux ans plus tard, ayant vaincu les armées romaines à plusieurs reprises (Trébie et Lac Trasimène), il avança vers Cannae, dans le sud de l'Italie, où Rome possédait d'importantes réserves de vivres.

Devant le danger, le Sénat de Rome leva l'armée la plus puissante jamais constituée dans la République, composée pour moitié de Romains et pour moitié de peuples alliés de Rome, elle fut confiée à deux consuls, Paul Emile et Varron.
Les deux forces se rejoignirent bientôt sur les rives de l'Ofanto et s'observèrent durant trois jours.  Au quatrième jour, contre l'avis de Paul Emile qui jugeait le terrain inadapté, Varron décida de déclencher la bataille.
Presque deux fois supérieurs en nombre, les Romains adoptèrent leur disposition habituelle, une ligne en avant-garde précédant une phalange d'infanterie en formation serrée, avec la cavalerie romaine sur le flanc droit et la cavalerie alliée sur le flanc gauche.


Astucieusement, Hannibal plaça les Gaulois et les Ibères en demi-lune au centre avec, aux extrémités, ses soldats carthaginois.  Le flanc gauche était occupé par le cavalerie lourde d'Hasdrubal et le flanc droit par la cavalerie légère numide, libre d'opérer en terrain découvert, loin de la rivière.
Sur le flanc gauche carthaginois, la cavalerie lourde se heurta a la cavalerie romaine menée par Paul Emile et la força rapidement à reculer.  Au même moment, sur le flanc droit, la cavalerie numide mettait en fuite les alliés de Rome.
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Au centre, dans un excès de confiance, les Romains lancèrent leur infanterie en avant.  En formation serrée, abrités derrière leur rempart de boucliers, les fantassins romains eurent tôt fait d'atteindre les lignes ibères et gauloises ; grâce à leur supériorité numérique, ils parvinrent à enfoncer les lignes en demi-lune, qui se creusèrent progressivement.  Pensant que le centre carthaginois se disloquait, les Romains s'avancèrent davantage dans les lignes carthaginoises à présent en forme de U.  Au signal d'Hannibal, l'infanterie carthaginoise, postée sur les flancs, commença à déborder les légions par l'extérieur, les Gaulois et les Ibères cessèrent tout repli au centre tandis que la cavalerie carthaginoise se referma sur l'arrière-garde romaine, empêchant tout repli.  
Enfermés dans la nasse, trop serrés pour se battre, les Romains ne tardèrent pas à céder.  
Les pertes romaines furent énormes : sur les 86.000 hommes engagés, ils perdirent entre 50.000 et 70.000 hommes selon les sources.  Les Romains perdirent également une grande partie de leur classe dirigeante dont le consul Paul Emile.  Varron, véritable responsable du désatre, survécut à la bataille.

Sur les 50.000 hommes alignés pour cette bataille, les Carthaginois en perdirent environt 6.000.

Le dénouement
A Cannae, Hannibal remporta une victoire totale, toutefois, bien qu'ébranlée, la coalition formée par Rome et ses alliés put se maintenir intacte.
Hannibal devait encore passer treize années en Italie avant d'être rappelé en Afrique pour contrer un débarquement surprise des Romains  qui allait finalement amener la défaite carthaginoise de Zama.

Rédigé par thierry

Publié dans #Historique

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Siaba 23/01/2008 21:33

< Et on fait comment, pour reproduire ça, avec nos règles de wargames ?

Fred 22/01/2008 17:30

tes articles historiques sont toujours intéressantsj'ai appris pleins de chosesFred

Nicofig 22/01/2008 14:23

Ben c'est sur que celui qui a lu un minimum il ne tombera pas dans le piège. Maintenant il y a des règles qui peuvent encourager des tactiques historiques. Exemple Strategos/Lost battles. ;-)

thierry 21/01/2008 23:06

On rêve ....;-) et on peint plein de figs 10mm pour faire deux énoooooormes armées

Walktapus 21/01/2008 22:06

Et on fait comment, pour reproduire ça, avec nos règles de wargames ?? :-)