Historique : Crécy (1346)

Publié le 18 Février 2008

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Le 24 août 1346, l'armée anglaise, sous le commandement d'Edouard III et de son fils, le futur Prince Noir, établit son campement sur la rive droite de la Somme, en bordure de la forêt de Crécy-en-Ponthieu.  
Talonnés par les Français, les Anglais s'établirent sur une hauteur et creusèrent des fossés en prévision des assauts de la chevalerie française.  Les chariots contenant les flèches furent disposés en demi-cercle et les chevaux mis en sécurité dans l'enceinte ainsi constituée.

edouard.jpgLe 26 août, les armées se retrouvèrent en contact.  L'armée française était éprouvée par la longue poursuite qu'elle venait de mener et il eut été plus sage de remettre la bataille au lendemain, toutefois, la chevalerie française voulait très rapidement en découdre...  Sans aucun plan de bataille, les chevaliers s'excitèrent à l'idée de combattre l'ennemi séculaire.

Ce furent les arbaletriers gênois du Roi de France qui déclenchèrent les hostilités en décochant leurs carreaux.  Mais un orage détendit les cordes des arbalètes qui perdirent leur efficacité.

Rapidement, les archers anglais ripostèrent.  Placés sur une hauteur, ils avaient pris soin de protéger leurs arcs des intempéries et noyèrent les positions françaises sous une pluie de flèches.
Constatant l'impuissance de leurs arbalétriers gênois, les chevaliers français les bousculèrent sans ménagement pour monter à l'assaut.  Ils ne montrèrent pas plus d'égards pour leurs fantassins, la "piétaille", dont certains furent tués au passage.

Soumis au tir constant des archers anglais et chargeant sur un sol boueux, avecphilippe.jpg le soleil dans les yeux, les chevaliers n'allaient pourtant pas se montrer plus efficaces.  Nombre d'entre eux succombèrent avant même d'atteindre les lignes anglaises.
Les coustiliers gallois entrèrent en action contre ceux qui y parvinrent.  Coupant les jarrets des chevaux, ils désarçonnèrent de nombreux chevaliers.  Empêtrés dans leurs armures, ceux-ci furent égorgés en grand nombre.  Les Anglais ne s'embarrassèrent pas de faire des prisonniers à échanger contre rançon.

Tout espoir de victoire s'envola rapidement mais l'honneur exigeait de mourir sur place plutôt que de reculer.  Plus de 1.500 chevaliers périrent dans la bataille.  Parmi eux se trouvaient le Roi de Bohême, le comte de Flandre, les ducs de Lorraine et de Savoie et le comte d'Alençon, frère du Roi.  Philippe VI de Valois, lui même, fut blessé et fut contraint de prendre la fuite pour ne pas être tué ou capturé.  
Outre les 1.500 chevaliers, parmi lesquels 11 princes, les Français perdirent près de 8.000 fantassins.  Les Anglais perdirent à peine une quarantaine d'hommes.

Rédigé par thierry

Publié dans #Historique

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