Historique

Dimanche 30 août 2009
Les Mycéniens appelés aussi “Achéens” par Homère dans l’Iliade sont, à l’origine, des tribus indo-européennes qui envahissent la péninsule des Balkans vers 2000 av. J.-C. Peuple guerrier et féodal, ils s’installent à Argos, Mycènes, et Tirynthe où ils construisent des enceintes fortifiées.

Les Mycéniens ne tardent pas à lancer des expéditions maritimes contre les Crétois et c’est à eux qu’on attribue vers 1400 / 1450 av JC la disparition de la civilisation minoenne. Néanmoins, il est probable que la grande éruption volcanique qui dévaste à la même époque l’île de Santorin a dû également contribuer à ce déclin. Avec la ruine de la civilisation crétoise et l’essor des Mycéniens, le centre d’activités de la mer Egée se déplace vers les palais de la Grèce continentale.

A l’époque mycénienne, la Grèce est formée de plusieurs royaumes indépendants. A Tirynthe, non loin de Mycènes, s’élève un palais fortifié et doté de casemates. D’autres édifices semblables se dressent à Pylos (sur la côte ouest du Péloponnèse), à Athènes sur l’Acropole, à Thèbes. Ces constructions luxueuses sont occupées par les classes dirigeantes, tandis que les agriculteurs et les artisans vivent dans les villages avoisinants. Rien ne prouve que de véritables villes existaient alors en Grèce continentale.

MYCENE : Une cité prospère

Mycènes, “surtout riche en or” selon Homère, est un centre économique et artistique très actif. La richesse de Mycènes provient également du travail de ses agriculteurs et de ses artisans, comme en témoigne l’abondance de leurs productions.
Les archéologues ont trouvé des poteries mycéniennes en Egypte, dans de nombreuses localités de la côte syrienne, dans le sud de l’Italie, en Sicile. Les tombes mycéniennes ont, pour leur part, livré d’importantes quantités d’ambre, qui était acheminé, à travers l’Europe centrale, du littoral de la Baltique jusqu’à l’Adriatique.

Un peuple de guerriers

La prospérité de la Grèce mycénienne repose aussi sans doute sur les razzias qu’effectuent les guerriers mycéniens à l’étranger. Une de ces expéditions, dirigée contre la forteresse de Troie, va constituer la trame des poèmes homériques. Il est difficile de se fier aux récits - rapportés des siècles plus tard - des héros de l’époque troyenne pour obtenir des renseignements précis sur l’époque mycénienne, mais les données archéologiques montrent que les guerriers mycéniens étaient bien équipés en armes, en armures et en chars. Selon certaines chroniques hittites d’Asie Mineure, les Egéens seraient souvent venus perturber la vie des régions côtières.
La fin de la civilisation mycénienne
Après 1300, la puissance mycénienne connaît un certain déclin. Le palais de Pylos, détruit avant l’an 1200, ne sera jamais reconstruit. Les seigneurs de Mycènes, d’Athènes et d’autres villes consolident en hâte leurs enceintes. On tente même de fortifier l’isthme de Corinthe, mais cette défense se révèle vaine, car Mycènes tombe vers 1150.
L’écriture et les arts complexes qui s’étaient développés dans l’orbite des palais mycéniens disparaissent.
La Grèce se dépeuple : les hommes se cachent dans les villages de montagne ou se nomadisent; seules quelques bourgades restent habitées. Selon l’hypothèse la plus vraisemblable, cet effondrement s’expliquerait par une suite d’incursions et d’expéditions menées par les peuples barbares hellénophones qui vivaient sur la frange balkanique du monde mycénien.
Ces envahisseurs, que l’on appellera plus tard les Doriens, repoussent une partie des Mycéniens vers les côtes de l’Asie Mineure et jusqu’à Chypre.
Ils occupent ensuite une grande partie de la Crète et des îles voisines, gagnant même Rhodes et le sud-est de l’Asie Mineure.

L’héritage mycénien

Avec la fin du monde mycénien, la Grèce retombe dans un état de barbarie proche de celui qu’elle avait connu vers l’an 2000 av. J.-C. Mais, elle ne perd pas pour autant tout l’acquis de cette civilisation. La céramique, par exemple, après une période de décadence, évolue du style mycénien vers le proto-géométrique qui annonce l’art grec classique.
Les tablettes retrouvées nous apprennent que l’époque mycénienne vouait déjà un culte aux principaux dieux qui formeront le panthéon grec : Poséidon, Dionysos ou Athéna.

Ainsi, les bouleversements qui interviennent à la fin du bronze récent font disparaître de Grèce les formes d’expression artistique les plus élaborées, mais il subsiste une base sur laquelle les Grecs vont édifier leur culture :  sans la civilisation mycénienne, le monde grec classique n’aurait probablement jamais vu le jour.

(source : Histoire des civilisations européennes)

Par thierry
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Dimanche 7 décembre 2008
Basée depuis avril 1940 à Pearl Harbor, dans l'île hawaienne d'Oahu, la flotte américaine du Pacifique constituait un objectif tentant. 
L'amiral Yamamoto élabora un plan d'attaque inédit : une flotte de porte-avions naviguerait en secret jusqu'à un point situé à 300 km au nord d'Oahu, d'où serait envoyés des avions torpilleurs, chasseurs et bombardiers en piqué, afin de détruire les installations portuaires et la flotte qui y était ancrée.
Le 26 novembre 1941, une flotte de 30 navires, dont 6 porte-avions, quitta le Japon afin de franchir la Pacifique sur près de 5.000 kilomètres et de gagner sa position d'attaque.

Sur place, la flotte américaine, en l'absence d'une déclaration de guerre, était inconsciente des dangers pesant sur elle.  Les canons antiaériens n'avaient pas été armés  et, dans le climat douteux qui régnait à l'époque, les avions avaient été alignés aile contre aile sur les aéroports en vue de prévenir tout acte de sabotage.
Les autorités U.S. apprirent tardivement que deux sous-marins de poche nippons avaient été aperçus aux abords de la rade de Pearl Harbor entre 3h40 et 6h30.  
Vers 7h00, un soldat affecté à la surveillance d'un radar aperçut un déploiement aérien important à 200 kilomètres au nord d'Oahu. 
Avisé à 7h30, son supérieur, le lieutenant Tyler, informé de l'arrivée d'une escadrille de bombardiers B17 dans la matinée, n'y vit aucun élément inquiétant et répliqua par une phrase devenue depuis lors célèbre "Forget it". 
Il ne s'agissait nullement de B17 mais de 185 appareils japonais ayant quitté à l'aube les ponts de leurs porte-avions.

A 7h55, ces avions surgirent sur Pearl Harbor et frappèrent par surprise.  Les terrains d'aviations furent la cible des bombardiers en piqué qui y semèrent la destruction.
Au même moment, les avions torpilleurs "Kate" fondirent sur l'enfilade des navires américains à l'ancrage. 
Des torpilles explosèrent contre la coque de cinq cuirassés.  L'un d'entre eux, le cuirassé Arizona, atteint dans sa soute à munitions,  explosa et sombra avec ses 1.000 hommes d'équipage.
A 8h40, une seconde vague d'appareils apparut sur la rade et y causa des ravages supplémentaires.
A la fin de l'attaque, au prix de 29 avions perdus, les Japonais avaient coulé quatre cuirassés et endommagé sérieusement quatre autres cuirassés, trois croiseurs, trois destroyers et plusieurs navires de faible tonnage.  Près de 200 avions furent détruits et près de 3.500 Américains tués ou blessés.

En dépit des dommages causés, les Japonais ne parvinrent pas à détruire les installations portuaires.  Plus important encore, ils n'avaient pas atteint les porte-avions américains qui se trouvaient en mer au moment de l'attaque.
L'Amérique entrait violemment dans la guerre.....
Par thierry
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Mercredi 12 novembre 2008
Au printemps 1915, les Allemands introduisirent les gaz sur le front Ouest dans l'espoir de parvenir à la percée tant désirée par tous les belligérants.
En janvier de la même année, les gaz avaient déjà été utilisés sur le front russe mais le froid en avait annulé la plupart des effets.

Si d'aventure le plan d'attaque réussissait, les Allemands s'estimaient capables de repousser l'ensemble des forces britanniques concentrées dans le saillant d'Ypres et de percer en direction des ports du nord de la France ou, peut être même, d'envelopper l'ensemble du flanc gauche allié.  En revanche, tant que les Alliés conservaient ce saillant, ils gardaient une sérieuse possibilité de contre-offensive en direction de Bruxelles.

Dans le mois précédant l'attaque, nombre de prisonniers allemands avaient cité l'existence de containers de gaz asphyxiants mais l'état-major allié ne s'en émeut guère. 
La Convention de Genève interdisait le recours à ce type d'armes et, dans le pire des cas, il fut jugé qu'une attaque au gaz n'aurait que des effets mineurs et locaux.
 
Le 22 avril 1915, les Allemands déclenchèrent le bombardement du secteur d'Ypres à l'aide des obus concernés. Les premières troupes à être atteintes par les nuages de gaz chlorhydrique furent celles de la 45 ème division algérienne. 

Un témoin rapporta :
" Les hommes s'avançaient, frappés de panique, les yeux exhorbités, étouffant en courant.  Beaucoup tombaient, les membres convulsés et les traits déformés dans la mort..." 
Ces gaz étaient mortels car brûlant le tissus pulmonaire.  La guérison, pour peu qu'elle fut possible, exigeait énormément de temps.
Par ailleurs, les moyens de protection alliés s'avérèrent inefficaces.  Les premières méthodes de protection contre les gaz se limitèrent généralement à l'utilisation de mouchoirs mouillés, à la rigueur enduits de bicarbonate de soude.  Les premiers masques à gaz efficaces n'apparurent guère avant l'été 1916...
 
Les Allemands se lançèrent à la poursuite des troupes alliées en fuite mais nombre d'assaillants tombèrent dans leurs propres nuages de gaz.

Le 24 avril, les Alliés engagèrent des renforts canadiens afin de renforcer leur position.  Ceux-ci subirent d'énormes pertes du fait d'une seconde attaque au gaz mais, dans l'ensemble, l'assaut allemant fut contenu.
Le lendemain toutefois, les assaillants parvinrent à s'emparer de nombreuses hauteurs dominant la cité d'Ypres.
 
Les Britanniques engagèrent un vaste mouvement de repli entre le 1er et le 3 mai 1915.  Le 8 vit une nouvelle percée allemande à l'issue de combats meurtriers dans le secteur de la crête de Frezenberg mais le succès se paya d'un prix tel que l'avance fut vite abandonnée.
 
Du 24 au 25 mai, l'armée allemande déclencha une nouvelle attaque au gaz sur la crête de Bellewaarde mais l'avance qui en résulta resta limitée. Finalement, les adversaires vinrent chacun à manquer de munitions et la bataille s'éteignit d'elle-même.
 
La bataille d'Ypres constitua une première dans le sens où le matériel fut opposé aux hommes. Cette bataille meurtrière constitua, à coup sûr, le plus grand succès militaire allemand de l'année 1915 sur le front de l'Ouest.  Rien que pour le mois de mai 1915, les Britanniques perdirent 60.000 hommes.
 
Sur l'ensemble du premier conflit mondial, 1.000.000 d'hommes furent victimes des gaz et 90.000 en moururent.  Toutefois, le taux de mortalité tomba de 40 %, en avril 1915, à 2,5 % en 1918. 
Si les gaz ne furent à l'origine que de 1 % des décès entre 1914 et 1918, la plupart des "gazés" moururent précocement, devinrent aveugles ou restèrent gravement handicapés au niveau pulmonaire.  C'est ce que rappelle le monument érigé àYpres :
"Depuis, il meurt encore chaque jour, dans la paix, des victimes de ces procédés abominables".
Par thierry
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Mercredi 5 novembre 2008
Un site très intéressant nous présente une reconstitution de la bataille de Gergovie sous forme d'animation.
Par thierry
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Vendredi 3 octobre 2008

Vers la fin de la deuxième guerre mondiale, la guerre avait quitté le champ de bataille qu’était devenue l’Europe pour se concentrer dans le Pacifique Sud, où le Japon menaçait encore la paix. L’avance des forces alliées était significative, les forces japonaises semblaient s’affaiblir mais leurs avions et leurs sous-marins patrouillaient encore les mers, causant des dommages significatifs aux navires américains.

Peu de temps après être revenu d’une périlleuse mission durant laquelle il avait été gravement endommagé, le croiseur lourd USS Indianapolis était de nouveau prêt à prendre le large. Sa prochaine mission devait de loin être la plus importante qu’il ait accomplie ; Il devait livrer des pièces essentielles à la conception des bombes nucléaires sur l’île Trinian, bombes qui frapperont plus tard le Japon. Les américains avaient capturé l’île un an plus tôt, et espéraient l’utiliser dans leurs prochaines offensives contre les japonais.
La mission était simple mais dangereuse, le croiseur lourd devait faire de grands détours, naviguer en zigzagant et voyager sans escortes afin de ne pas réveiller de soupçons. Le USS Indianapolis quitta donc San Francisco, Californie, le 16 juillet 1945, avec comme objectif d’atteindre l’île de Trinian après quelques escales.

Cette première partie de la mission fût accomplie avec succès le 26 juillet, et le navire reparti aussitôt, déchargé de sa précieuse cargaison, faisant route loin des caps habituels et sans aucune escorte.
C’est deux jours après son départ de Guam, le 30 juillet 1945, que le croiseur lourd tomba dans la mire du I-58, un sous-marin japonais qui surveillait les environs. À cause de l’équipement désuet du navire, l’équipage fut incapable de détecter la présence de l’ennemi et le capitaine McVay, l’homme en charge du USS Indianapolis, n’avait pas été informé qu’un navire de la US Navy, le USS Underhill, avait récemment été torpillé par un sous-marin japonais près de la zone qu’il devait traverser.

C’est donc à 00 :14 que deux torpilles frappèrent de plein fouet le USS Indianapolis, qui coula en 12 minutes. Sur les 1 196 marins qui se trouvaient à bord du navire, environ 900 eut le temps de sauver à la mer, avec pour seul équipement un gilet de sauvetage individuel. Les autres furent tués lors des explosions ou coulèrent avec le navire. Bien que certains membres de l’équipage affirment qu’un message de détresse fut envoyé, les autorités navales américaines affirmèrent n’avoir reçu aucun signal. Certains prétendent qu’ils ignorèrent l’appel, croyant à une ruse japonaise pour envoyer des secours dans un secteur dangereux. Les services d’intelligence décodèrent un message provenant du I-58 à l’intention du Japon, dans lequel il prétendait avoir coulé un navire américain, ce message fut également ignoré.

Perdus en mer et oublié de tous, les survivants attendaient désespérément des secours, ignorant que leur appel de détresse n’avait pas été entendu, ils croient que les sauveteurs arriveront rapidement. L’eau est froide mais les hommes gardent le moral, cependant leur optimisme s’éteindra durant l’après-midi de leur deuxième journée en mer, lors des premières apparitions de requins. Ces derniers tournaient alentour des naufragés, les heurtant à quelques reprises, mais ne semblait pas vouloir attaquer. Les hommes tentaient de se regrouper, pour éviter que certains d’entre eux se retrouve isolés, devenant ainsi une proie facile pour les requins.

La troisième journée fût de loin plus difficile. Les requins, qui avaient disparu durant la nuit, sont maintenant de retour et plus nombreux que la journée précédente. Plusieurs attaques eurent lieu et les marins, impuissants, regardèrent plusieurs de leurs compagnons se faire dévorer devant leurs yeux. La mort était omniprésente dans l’eau, la peur et le désespoir brisèrent le moral de plusieurs marins. Ce témoignage d’un des survivants exprime bien la terreur qui régnait sur les survivants du USS Indianapolis :
"La journée avançait et les requins étaient autour, il y en avait des centaines. J’entendais des gars crier, surtout vers la fin de l’après-midi. Ils se sont nourris toute la nuit. Tout pouvais être tranquille et soudainement vous entendiez quelqu’un crier, vous saviez qu’un requin venait de l’avoir."

La quatrième journée, la mort planait autour de ces hommes qui dérivaient dans la mer des Philippines. Ils étaient déshydratés, plusieurs étaient morts ou avait été gravement blessés par les nombreuses attaques de requins.
Les naufragés avaient bien aperçu des avions depuis le naufrage, mais ils étaient généralement très hauts et trop loin. Ils essaient néanmoins d’attirer leur attention grâce au réflecteurs que possédaient certain des gilets de sauvetage.
Le 2 août, les survivants furent accidentellement trouvés par les lieutenants Chuck Wilber et Warren Colwell, durant une patrouille aérienne de routine. Aussitôt que l’information se rendit au quartier maître, toutes les unités de la région capables de secourir les survivants ont été envoyées dans ce secteur.
Le premier arrivé fut un avion PYB, qui largua des vivres et du matériel de survie aux naufragés. L’équipage de l’avion fut horrifié de constater que les hommes à la mer se faisaient dévorer par les requins. Malgré qu’il ait reçu l’ordre de ne pas se poser, le commandant du PYB, LT. R. Adrian Marks, posa l’appareil et tenta de sauver quelques nageurs isolés, afin d’éviter qu’ils soient attaqués. Une fois que l’avion fut rempli de survivants, l’équipage de l’avion attacha des cordes de parachutes sur les ailes, afin de suspendre des survivants et de les garder hors de l’eau. Les ailes de l’avion furent gravement abîmées, condamnant cette dernière à être coulée après le sauvetage. Marks et son équipe sortirent 56 hommes de l’eau.

Durant la nuit, le Cecil Doyle arriva près des survivants. Il était le premier bateau à les rejoindre mais ne préféra pas trop s’approcher afin de ne pas tuer de survivant, préférant s’approcher du PYB et commencer à transférer les survivants qui se trouvaient dans l’avion. Il braqua aussi son phare de recherche vers le ciel, mettant ainsi sa sécurité en jeu, afin d’indiquer à un autre navire la route à suivre pour atteindre les survivants. Cette lumière fut le premier signe, pour l’équipage du Indianapolis, que les secours étaient arrivés.
Au lever du soleil, la cinquième journée, les sauveteurs viennent en aide aux marins qui se trouvaient toujours dans l’eau. Les recherches pour retrouver d’autre survivants se poursuivirent jusqu’au 8 août. Sur les 900 marins qui ont survécut à l’attaque japonaise, seulement 317 furent retirés des eaux vivants. Après cinq jours à affronter la soif, la faim, la peur, la folie et les attaques constantes de requins, l’équipage du USS  Indianapolis fut finalement sauvé de la mer.

La tragédie du USS Indianapolis est probablement l’une des pires catastrophes maritimes de l’histoire, du moins, l’une des plus terrifiantes.

Par thierry
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Dimanche 31 août 2008
Des origines à la réforme de Marius
A l'origine, l'armée de Rome était des plus réduites.  Les rois de Rome, dont Servius Tulius, semblent avoir disposé d'une force de 3.000 fantassins et 300 cavaliers.
C'est toutefois à cette époque qu'apparut le terme "Legio", dérivé de "legere" (levée) , qui semble avoir désigné l'ensemble de l'armée.
La légion dite "servienne" était organisée selon des critères de richesse.  Les riches servaient dans la cavalerie ou dans l'infanterie lourde, tandis que les pauvres étaient relégués aux services auxiliaires. 

 
Au 4ème siècle av. JC, Camille introduisit une première réforme et institua la solde.  On assista à l'apparition de quatre divisions militaires bien spécifiques :

     - les vélites, infanterie légère composées des classes les plus pauvres de la société.
     - les hastaires, jeunes hommes armés de lances puis, plus tard, de javelots (pilum) et formant la première ligne
     - les principes, soldats d'âge mûr formant la seconde ligne.
     - les triaires, vétérans de plusieurs campagnes formant la troisième ligne.

La légion était alors divisée en manipules qui se subdivisaient elles-même en centuries .
Le consul Marius abandonna le principe du partage des classes sociales et mit sur pied une armée importante et entraînée.
Les effectifs de la légion furent portés de 4800 à 6200 hommes et une nouvelle subdivision apparut, la cohorte composée de 500 à 600 hommes. 
L'aigle romaine apparut comme emblème de chaque légion.  Les manipules disposaient chacune de leur propre étendard et, au niveau des cohortes, la différence se manifestait par des boucliers de couleur différente.
 
L'évolution suivante apparut sous le règne de César avec l'introduction, qui sera de plus en plus marquée par la suite, de mercenaires ou d'auxiliaires étrangers... 

L'équipement défensif
- Le Casque : A l'origine, le légionnaire romain était doté d'un casque en cuir, nommé "galea", mais celui-ci fut remplacé, à l'époque de Camille, par un modèle métallique généralement doté de garde-joues imposants.  Ce casque, doté d'une boucle en son sommet, permettant de le porter durant les marches.
 
- La Cuirasse : L'armée servienne utilisait une cuirasse de type grec dont le modèle continua à être utilisé jusqu'à l'époque de Marius.  Ce dernier introduisit la "lorica hamata", véritable cotte de mailles et la 'lorica squamata" qui était réalisée en fer, en bronze ou en os.  Au 1er siècle de notre ère apparut la "lorica segmantata", cuirasse articulée composée de lames de fer jointes par des charnières (dos) et se fermant par l'avant à l'aide de lanières en cuir ou d'agrafes métalliques.  Ce modèle, souvent considéré comme la seule cuirasse romaine ayant jamais existé, fut remplacé au 3 ème siècle  par un modèle en cuir ce qui constituait, comme pour le casque, un retour aux sources.  Vers l'an 400, la cuirasse disparut totalement de l'équipement romain.
 
- Le Bouclier : Les boucliers romains se déclinèrent en une multitude de modèles.  Aux origines, on distinguait le "clipeus" (bouclier rond en bronze, réservé à l'élite) et le "scutum" (bouclier long pouvant avoir une forme tantôt ovale tantôt rectangulaire, réservé aux classes laborieuses et réalisé en bois ou en osier).  On distinguait également le "parma", de taille réduite réservé à l'usage de la cavalerie.  
A l'époque de Jules César, le "scutum" ovale céda la place à un modèle rectangulaire, constitué de bois et recouvert de cuir (en plus d'une bordure métallique de renfort).  Ce modèle, très connu, se portait grâce à deux lanières de cuir et se distinguait par un "bosse" centrale (umbo).  Ce modèle se distinguait également par une série de motifs nommés épisèmes (le motif le plus courant semble avoir été celui de la foudre) et qui étaient censés protéger le possesseur d'influences néfastes. 

Au début de l'Empire, on vit apparaître le "scutum" hexagonal. 
Dans les derniers temps de l'empire romain, on en revient au "scutum" ovale d'origine qui finira toutefois par disparaître totalement au profit du bouclier rond des barbares.
 
- Les Jambarts : Identiques aux cnémides des Grecs, les jambarts protégeaient le bas des jambes.  Cet équipement disparut sous Marius et fut réservé aux seuls officiers. 

L'armenent
- L'Epée : Les premières épées romaines furent très similaires à celles utilisées par l'armée grecque antique.  Au 3 ème siècle av. JC, à l'époque des guerres contre Carthage, on assista à l'adoption du glaive, arme d'origine ibérique, dotée d'une poignée à pommeau massif et d'une lame de 50 centimètres.  Le glaive se portait du côté droit dans un fourreau de bois recouvert de cuir.  Au 3 ème siècle de notre ère, il fut remplacé progressivement par la "spatha".
 
- Le Javelot : Les origines du "pilum" se perdent dans la nuit des temps.  Marius introduisit une importante innovation : le fer fut fixé sur la hampe par deux chevilles qui se brisaient lors de l'impact contre un bouclier adverse.  Cette innovation présentait l'avantage d'empêcher le renvoi à son possesseur de tout pilum trouvé par l'ennemi sur le terrain.  Par ailleurs, planté dans le bouclier d'un adversaire, le pilum ainsi brisé laissait pendre sa hampe au sol et il suffisait souvent au légionnaire de poser le pied sur cette dernière pour forcer l'ennemi à se découvrir. 
 
- La Cavalerie : Totalisant 300 cavaliers aux origines de Rome, la cavalerie républicaine en compta bientôt 8.000.  L'équipement du cavalier était relativement similaire à celui d'un fantassin.  Sur le dos du cheval, le cavalier posait une housse en tissus ou en cuir mais selles et étriers demeuraient inconnus.  Une bride et des rênes constituaient l'arnachement principal.  Les chevaux n'étaient pas systématiquement  ferrés.  La cavalerie se composa principalement d'archers montés et de lanciers mais, à la fin de l'Empire, on vit apparaître un embryon de cavalerie cuirassée (cataphractus) digne du moyen-âge.

Par thierry
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Jeudi 15 mai 2008

La bataille de Rorke's Drift se déroula le 22 janvier 1879 près de la rivière Tugela dans la province du Natal en Afrique du Sud et opposa 140 Anglais du 24th régiment d'infanterie aux 4 500 Zoulous du prince Dabulamanzi.

Les Britanniques  appartenaient à la compagnie B du 2ème bataillon du 24th régiment autrement appelé "the South Warwickshire Regiment" composé majoritairement de Gallois et étaient commandés par le lieutenant Gonville Bromhead et le lieutenant John Chard du Royal Engineers, venu sur place pour bâtir un pont.

Rorke's Drift reste, pour les Anglais, une bataille symbolique, surtout après le désastre subi quelques heures plus tôt par ce même régiment sous la conduite de Lord Chelmsford à Isandlwana.


L'opinion publique anglaise ne comprit pas comment une troupe entraînée de plus de 1 000 hommes, équipés de fusils modernes avaient pu être battue par des "sauvages" armés de lances et de boucliers. Aussi Rorke's Drift sonna-t-elle comme une revanche où le régiment et l'Angleterre retrouvèrent leur fièreté.

La petite garnison anglaise, contre toute attente, se barricada dans la mission du révérend Witt, un suédois venu évangéliser les Zoulous, et attendit l'arrivée des Impis.
500 Zoulous se présentèrent sûrs de leur force après Isandlwana mais les Anglais, décidés, repoussèrent tous les assauts. Les guerriers de Dabulamanzi changèrent de tactique et, des collines voisines, les Impis qui avaient récupérés les fusils après le

massacre du 1er bataillon, mitraillèrent les positions anglaises.

Dans un deuxième temps, les Zoulous attaquèrent de tous les côtés forçant les Anglais à disperser leurs forces. L'hôpital fut pris puis repris. Un dernier retranchement fut monté à la hâte mais jamais les guerriers ne purent y pénétrer.

Devant l'inutilité des charges et le nombre de tués, Dabulamanzi abandonna le terrain.
Chard et Bromhead, pour ce fait d'arme, reçurent la Victoria Cross.

Le cinéma s'est emparé de cette célèbre bataille retracée dans le film "Zulu" sorti en 1964 avec Jack Hawkins, Stanley Baker (lt Chard) et Michael Caine dans le rôle de Gonville Bromhead.
Par thierry
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Vendredi 9 mai 2008

Naissance du royaume Parthe
En 238 av JC, Arsace 1er, souverain de la Parthie et vassal des Séleucides, proclame son indépendance. En 212 av JC, les Séleucides mènent une campagne de plusieurs années et reprennent l'Arménie et la Parthie.
Alors que les cités grecques subissent les premières incursions Romaines en 197 av JC, les Parthes prennent une place de plus en plus importante.
Perdant l'autonomie offerte par les Romains, les cités grecques et la Macédoine tombent après un ultime soulèvement et deviennent Province Romaine.
Les Parthes détrônent les Séleucides et occupent toute la Perse et la Mésopotamie.
Ces deux grands empires n'allaient pas tarder à se trouver face à face. 

Les Parthes et Rome

En 63 av JC, les Romains n'ont plus qu'un sérieux ennemi en orient : Les Parthes.
Au début pris pour des barbares, les Romains vont vite voir à qui ils ont à faire.
En 53 av JC, Crassus perd plusieurs légions à la bataille de Carrhée. Depuis Cannae, les Romains n'avaient pas subi une telle défaite.
Les archers de la cavalerie légère Parthe, ainsi que leurs cataphractes se sont montrés redoutables en écrasant les fantassins de la légion romaine.

Rome ne tentât plus rien contre la Parthie, et se contentât de garder les frontières de la Syrie et de la Palestine. Il fallut attendre Trajan pour reprendre une campagne contre les Parthes, il fut victorieux en 115 ap JC et répara l'affront subit 2 siècles plus tôt.

Deux ans plus tard son successeur, Hadrien, décida de quitter la Parthie, les guérillas coûtant trop cher à Rome. En 117, la Parthie fut de nouveau indépendante.

La fin du royaume des Parthes
Depuis le premier siècle av JC, les Parthes avaient une organisation féodale, avec une grande influence hellénistique héritée des Séleucides. Mais très vite la culture Perse reprend le dessus. Les guerres avec Rome ont affaibli l'autorité de la dynastie des rois Parthes.
En 224 ap JC, Ardachir renverse le roi parthe et fonde la dynastie des Sassanides et ainsi essaie de recréer l'empire de Darius. Il y parvient presque, il reconquit toutes les provinces jusqu'à l'Indus, mais essayant de reprendre le Palestine et la Syrie il s'oppose aux armées romaines et rebroussa chemin.
Ce royaume restant dans ses limites imposées par l'Indus et l'empire Romain, s'affaiblit petit à petit à force des guerres incessantes, et s'effondra à l'arrivée des Arabes et de l'islam en 627 ap JC, pourtant la culture Perse des Sassanides influença fortement la formation de la civilisation islamique.

Par thierry
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Lundi 14 avril 2008

 Les causes

En 1874, des gisements d'or furent découverts dans les Black Hills, en plein territoire indien
Des négociations s'engagèrent donc avec les Sioux pour qui les Black Hills étaient un territoire sacré.
Le gouvernement des Etats-Unis offrit aux Indiens une somme  ridicule pour la cession du territoire.
Devant l'impasse des négociations, le gouvernement américain décida d'imposer la cession du territoire par la force


Les premières opérations

 

Au printemps 1876, trois colonnes de soldats convergèrent sur les Black Hills afin de briser la résistance indienne.
Venant du sud, le général Crook s'avança avec 1300 hommes des 2 ème et 10 ème régiments.
Le colonel Gibbon partit du nord-ouest à la tête du 2 ème de cavalerie et du 7 ème d'infanterie.
De l'est arrivaient les 925 hommes du 6 ème d'infanterie et du 7 ème de cavalerie, sous les ordres du général Terry et du lieutenant-colonel Custer.
Les trois colonnes cerneraient les Indiens pour les contraindre, soit à capituler, soit à livrer une bataille que l'infériorité de leur armement leur ferait certainement perdre.

 Pour faire face à la menace, les Sioux et les Cheyennes se coalisèrent, réunissant un total d'environ 5000 guerriers.
La coalition, dirigée par Gall, Sitting Bull et Crazy Horse, était composée des Sioux Hunkpapas, des Sioux Oglalas, des Cheyennes, des Miniconjous, des Sans Arc, et, avec des effectifs plus réduits, des Brulés, Pieds Noirs et Arapahoes.

Le 17 juin 1876, les Sioux Oglalas, sous la conduite de Crazy Horse, stoppèrent l'avance de Crook  sur la
rivière Rosebud. Crook n'échappa au désastre que grâce à ses éclaireurs indiens.

Présentée comme une victoire dans les hautes sphères américaines, la bataille de Rosebud fut en réalité une défaite stratégique, laissant Crook sur la défensive et dans l'incapacité d'appliquer le plan prévu.

Pendant ce temps, les deux autres colonnes continuaient leur marche en territoire indien.
Le 23 juin, Custer partit en éclaireur à la tête du 7 ème de cavalerie avec mission d'encercler les Indiens devait les rabattre vers les troupes de Gibbon.
Custer fut informé de la présence d'un grand camp indien installé sur les rives du Little Big Horn ; outrepassant ses ordres, il décida de passer à l'attaque du campement.
On a longtemps discuté sur les raisons qui poussèrent Custer à attaquer seul à Little Big Horn.  Probablement estima- t'il que les Indiens, prévenus de sa présence, pouvaient lever le camp afin d'échapper à l'encerclement.  Par ailleurs, Custer, qui ne s'était jamais distingué par la modestie, lança sûrement une attaque prématurée et imprudente parce qu'il voulait recueillir seul la gloire de la victoire.
Quoi qu'il en soit, en lançant ses 700 cavaliers fatigués contre 5000 guerriers frais et dispos, Custer commit une erreur majeure.

La bataille

Le 24 juin, malgré des informations signalant plusieurs milliers d'Indiens, Custer divisa ses forces à l'approche du camp. Suivi de la moitié du régiment, il passerait au nord par les collines; le major Reno et la capitaine Benteen, au commandement du reste de la troupe, complèteraient l'encerclement en passant par la rivière.
Le 25 juin, les hommes de Reno lançèrent l'attaque contre la partie sud du camp, occupée par les Sioux Hunkpapas. Le bataillon tomba dans une embuscade, perdant la moitié de ses effectifs, et ne tarda pas à battre en retraite dans le désordre et la panique.
Au nord, dans les collines, Custer fut assailli par plus de 2000 guerriers conduits par Gall, Crazy Horse et Two Moon.  Les cavaliers tentèrent de se réfugier sur une hauteur mais en furent empêchés et furent
contraints de mettre pied à terre pour faire face à l'attaque.  Ils formèrent un demi-cercle et abattirent leurs chevaux pour s'en faire une barricade. Ils furent rapidement submergés.
Le bataillon de Custer fut anéanti en une trentaine de minutes ; il n'y eut aucun survivant parmi les 224 hommes qui le composaient.
Un peu plus loin, dans une boucle du fleuve, Benteen avait lancé son bataillon au secours de Reno.  Les deux troupes réunies résistèrent jusqu'au soir aux attaques des Indiens. 
Les attaques cessèrent au crépuscule mais le lendemain, 26 juin, les Indiens repassèrent à l'action, infligeant des pertes de plus en plus lourdes aux cavaliers américains.
Une charge, conduite par le capitaine Benteen, fut lancée contre une concentration d'Indiens qui se préparaient à submerger les deux bataillons décimés, et ceci prolongea leur résistance jusqu'au soir.
Vers la tombée de la nuit, à l'approche des colonnes de Terry et Gibbon, les Indiens évacuèrent la vallée et se dirigèrent vers les montagnes...

Par thierry
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Lundi 25 février 2008
Pour mener à bien la campagne de Belgique, l'Empereur et son armée passèrent la nuit du 14 au 15 juin à Beaumont, à l'époque territoire français, et les premières troupes franchirent la frontière vers 3h00 du matin.

Le 16 juin au matin, Napoléon divisa ses troupes en deux parties, d'environ 40.000 à 50.000 hommes chacune, confiées à  Ney et à Grouchy.  Il garda le commandement d'une réserve et de la Garde afin d'apporter, le cas échéant, son appui à sa droite ou à sa gauche.  Il donna l'ordre à Ney de s'emparer des Quatre-Bras et, estimant les forces prussiennes à 40.000 hommes, décida de livrer bataille dans la région de Fleurus si les Prussiens faisaient mine de résister.
En fait, les effectifs prussiens se montaient à 70.000 hommes.  Deux corps prussiens, ceux de Ziethen et de Pirch, s'étaient retranchés autour de solides villages, derrière deux cours d'eau, le Grand-Ry et la Ligne.
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Installé au moulin Naveau de Fleurus, Napoléon constata qu'une bataille en règle devait nécessairement s'engager. Il confirma à Ney la nécessité de s'emparer du carrefour des Quatre-Bras, espérant que ce dernier pourrait ensuite emprunter la route de Namur pour tomber sur les arrières prussiennes.
L'armée de Napoléon, forte de 70.000 hommes, était rangée en ordre de bataille. Dans le même temps, Blücher avait reçu le renfort d'un troisième corps, celui de Thielmann, et disposait de 83.000 hommes.  Supérieurs en nombre, les Prussiens ne prirent pas l'initiative, attendant l'arrivée de leur quatrième corps sous Bülow.

La bataille
La bataille s'engagea vers 14h30.  Le dispositif français pouvait être résumé comme suit :

     - Napoléon occupait une position centrale, entouré de la Garde, aux abords du moulin Naveau de Fleurus
     - Le 3ème Corps de Vandamme était positionné à l'Ouest, face au village de Saint Amand
     - Le 4ème Corps de Gérard occupait une position centrale face à Ligny
     - Le gros de la cavalerie était disposé sur la droite, sous Exelmans, Pajol et Grouchy, face aux villages de Balâtre et Tongrinne
     - Quelques éléments de cavalerie, sous Domon, protégeaient le flanc gauche.
 
Les Prussiens occupant un front d'environ neuf kilomètres le long du Grand-Ry et de la Ligne, Napoléon décida de constituer un écran défensif à partir de la cavalerie de Grouchy  face au 3ème Corps prussien, tandis qu'il fixerait le centre prussien à l'aide des Corps de Gérard et de Vandamme.  Napoléon s'attendait à recevoir le renfort de 20.000 à 30.000 hommes de Ney, devant déboucher des Quatre Bras par la chaussée de Namur.
 
Entre 14h30 et 15h00, l'artillerie française bombarda les positions prussiennes et, vers 15h00, l'assaut de l'infanterie commença.
Sur le flanc gauche, au cours d'âpres combats, les troupes françaises parvinrent à s'emparer de Saint -Amand et Le Hameau, menaçant les Prussiens d'être pris à revers.
Un premier assaut contre Ligny fut repoussé mais une seconde attaque, mieux coordonnée, permit aux Français de s'emparer de la partie sud de Ligny.  Blücher, de plus en plus inquiet de la situation sur sa droite, renforça ce flanc en prélevant des réserves à partir de son centre.

undefined La cavalerie de Grouchy effectua des attaques de diversion vers Tongrinne et Tongrinelle.
Vers 17h30, Napoléon, estimant le centre prussien assez affaibli, mit en place ses réserves pour l'attaque finale mais on lui signala l'arrivée d'une colonne non identifiée par la chaussée de Namur.  
Craignant d'avoir à affronter un nouvel adversaire, Napoléon stoppa la mise en place de son dispositif, permettant à Blücher de contre-attaquer et de reprendre le Hameau.
Il apparut que la colonne en question était le 1er Corps de Drouet d'Erlon, détaché par Ney, et qui arrivait du champ de bataille des Quatre-Bras.  Les troupes de d'Erlon s'approchèrent à moins de trois kilomètres de Saint-Amand mais, rappelées par Ney qui était en difficulté, elles s'en éloignèrent sans prendre aucunement part à la bataille.  Une intervention de ces troupes eut sans doute provoqué la déroute prussienne...

Napoléon prit la tête des réserves soutenues par la Garde.  Epaulées par l'artillerie et la cavalerie, les troupes françaises enlevèrent définitivement Ligny.
Couverts par leur cavalerie, les Prussiens effectuèrent une retraite générale, non pas en direction de la frontière allemande comme l'avait prévu Napoléon, mais vers Wavre, afin de ménager la possibilité d'une jonction avec les troupes de Wellington.

Les conséquences undefined
Au cours de la bataille de Ligny, Napoléon perdit environ 9.500 hommes.  Les Prussiens comptèrent 25.000 morts, blessés ou disparus.
Blücher avait commis l'erreur d'étendre ses troupes en fins cordons le long des cours d'eau tandis que les formations impériales avaient été constituées en ordre profond.  Les réserves prussiennes furent engagées par petits contingents assez rapidement.  Se retrouvant rapidement sans réserve, Blücher ne put résister à l'attaque massive d'une importante réserve française maintenue en arrière jusqu'au moment fatidique par l'Empereur.  
De même, Napoléon utilisa son artillerie en masse, à des endroits bien déterminés de la ligne de front, alors que Blücher avait disséminé son artillerie un peu partout.
 
 
Ultime victoire de Napoléon, Ligny fut en fait une victoire de faible importance, surtout du fait du non-engagement des troupes de Drouet d'Erlon.  Si les troupes prussiennes furent malmenées, elles ne furent nullement détruites et purent entamer une retraite dans de bonnes conditions.  Au soir du 16 juin, contrairement à ce que pensait l'Empereur, elles constituaient toujours un adversaire avec qui il allait falloir compter... En effet, deux jours plus tard, le 18 juin 1815, elles faisaient leur jonction avec les troupes anglaises du Duc de Wellington sur le champ de bataille de Waterloo, ce qui provoqua la chute de l'Aigle.
Par thierry
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Evénements à venir

Vous trouverez réunis ici quelques uns des événements annoncés par les différents clubs et associations :

- 21 novembre 2009 : La Chevauchée.
Organisé par les Dragons de Vaires à Vaires sur Marne.
(DBA, démos...) de 9h à 19h

- 28 et 29 novembre 2009 : Salon STRATEJEUX.
à Floirac en Gironde.

- 5 décembre 2009 : 13ème après-midi DBA.
à Asnières sur Seine (92) organisé par la Horde d'Or.

- 5 et 6 décembre 2009 : Convention des Terres Chamanes.
à Chauvigny (86) à l'est de Poitiers
Tournoi FoW.

- 12 et 13 décembre 2009 : Convention de jeux d'Histoire.
à Ballainvilliers (91)
Plusieurs tournois sont prévus : entre autres, FoG, DBA, AdG.....

- 16 et 17 janvier 2010 : Journées figurines et jeux.
à Sartrouville (78)

- 30 et 31 janvier 2010 : Trophée Germanicus.
à Chaniers (tournoi FoG)

- 13 février 2010 : Rencontres de Survilliers.
à Survilliers (95) - rencontres AdG à thème (à priori armées "bibliques")

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