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Publié le 5 Novembre 2008

Un site très intéressant nous présente une reconstitution de la bataille de Gergovie sous forme d'animation.

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Rédigé par thierry

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Publié le 3 Octobre 2008

Vers la fin de la deuxième guerre mondiale, la guerre avait quitté le champ de bataille qu’était devenue l’Europe pour se concentrer dans le Pacifique Sud, où le Japon menaçait encore la paix. L’avance des forces alliées était significative, les forces japonaises semblaient s’affaiblir mais leurs avions et leurs sous-marins patrouillaient encore les mers, causant des dommages significatifs aux navires américains.

Peu de temps après être revenu d’une périlleuse mission durant laquelle il avait été gravement endommagé, le croiseur lourd USS Indianapolis était de nouveau prêt à prendre le large. Sa prochaine mission devait de loin être la plus importante qu’il ait accomplie ; Il devait livrer des pièces essentielles à la conception des bombes nucléaires sur l’île Trinian, bombes qui frapperont plus tard le Japon. Les américains avaient capturé l’île un an plus tôt, et espéraient l’utiliser dans leurs prochaines offensives contre les japonais.
La mission était simple mais dangereuse, le croiseur lourd devait faire de grands détours, naviguer en zigzagant et voyager sans escortes afin de ne pas réveiller de soupçons. Le USS Indianapolis quitta donc San Francisco, Californie, le 16 juillet 1945, avec comme objectif d’atteindre l’île de Trinian après quelques escales.

Cette première partie de la mission fût accomplie avec succès le 26 juillet, et le navire reparti aussitôt, déchargé de sa précieuse cargaison, faisant route loin des caps habituels et sans aucune escorte.
C’est deux jours après son départ de Guam, le 30 juillet 1945, que le croiseur lourd tomba dans la mire du I-58, un sous-marin japonais qui surveillait les environs. À cause de l’équipement désuet du navire, l’équipage fut incapable de détecter la présence de l’ennemi et le capitaine McVay, l’homme en charge du USS Indianapolis, n’avait pas été informé qu’un navire de la US Navy, le USS Underhill, avait récemment été torpillé par un sous-marin japonais près de la zone qu’il devait traverser.

C’est donc à 00 :14 que deux torpilles frappèrent de plein fouet le USS Indianapolis, qui coula en 12 minutes. Sur les 1 196 marins qui se trouvaient à bord du navire, environ 900 eut le temps de sauver à la mer, avec pour seul équipement un gilet de sauvetage individuel. Les autres furent tués lors des explosions ou coulèrent avec le navire. Bien que certains membres de l’équipage affirment qu’un message de détresse fut envoyé, les autorités navales américaines affirmèrent n’avoir reçu aucun signal. Certains prétendent qu’ils ignorèrent l’appel, croyant à une ruse japonaise pour envoyer des secours dans un secteur dangereux. Les services d’intelligence décodèrent un message provenant du I-58 à l’intention du Japon, dans lequel il prétendait avoir coulé un navire américain, ce message fut également ignoré.

Perdus en mer et oublié de tous, les survivants attendaient désespérément des secours, ignorant que leur appel de détresse n’avait pas été entendu, ils croient que les sauveteurs arriveront rapidement. L’eau est froide mais les hommes gardent le moral, cependant leur optimisme s’éteindra durant l’après-midi de leur deuxième journée en mer, lors des premières apparitions de requins. Ces derniers tournaient alentour des naufragés, les heurtant à quelques reprises, mais ne semblait pas vouloir attaquer. Les hommes tentaient de se regrouper, pour éviter que certains d’entre eux se retrouve isolés, devenant ainsi une proie facile pour les requins.

La troisième journée fût de loin plus difficile. Les requins, qui avaient disparu durant la nuit, sont maintenant de retour et plus nombreux que la journée précédente. Plusieurs attaques eurent lieu et les marins, impuissants, regardèrent plusieurs de leurs compagnons se faire dévorer devant leurs yeux. La mort était omniprésente dans l’eau, la peur et le désespoir brisèrent le moral de plusieurs marins. Ce témoignage d’un des survivants exprime bien la terreur qui régnait sur les survivants du USS Indianapolis :
"La journée avançait et les requins étaient autour, il y en avait des centaines. J’entendais des gars crier, surtout vers la fin de l’après-midi. Ils se sont nourris toute la nuit. Tout pouvais être tranquille et soudainement vous entendiez quelqu’un crier, vous saviez qu’un requin venait de l’avoir."

La quatrième journée, la mort planait autour de ces hommes qui dérivaient dans la mer des Philippines. Ils étaient déshydratés, plusieurs étaient morts ou avait été gravement blessés par les nombreuses attaques de requins.
Les naufragés avaient bien aperçu des avions depuis le naufrage, mais ils étaient généralement très hauts et trop loin. Ils essaient néanmoins d’attirer leur attention grâce au réflecteurs que possédaient certain des gilets de sauvetage.
Le 2 août, les survivants furent accidentellement trouvés par les lieutenants Chuck Wilber et Warren Colwell, durant une patrouille aérienne de routine. Aussitôt que l’information se rendit au quartier maître, toutes les unités de la région capables de secourir les survivants ont été envoyées dans ce secteur.
Le premier arrivé fut un avion PYB, qui largua des vivres et du matériel de survie aux naufragés. L’équipage de l’avion fut horrifié de constater que les hommes à la mer se faisaient dévorer par les requins. Malgré qu’il ait reçu l’ordre de ne pas se poser, le commandant du PYB, LT. R. Adrian Marks, posa l’appareil et tenta de sauver quelques nageurs isolés, afin d’éviter qu’ils soient attaqués. Une fois que l’avion fut rempli de survivants, l’équipage de l’avion attacha des cordes de parachutes sur les ailes, afin de suspendre des survivants et de les garder hors de l’eau. Les ailes de l’avion furent gravement abîmées, condamnant cette dernière à être coulée après le sauvetage. Marks et son équipe sortirent 56 hommes de l’eau.

Durant la nuit, le Cecil Doyle arriva près des survivants. Il était le premier bateau à les rejoindre mais ne préféra pas trop s’approcher afin de ne pas tuer de survivant, préférant s’approcher du PYB et commencer à transférer les survivants qui se trouvaient dans l’avion. Il braqua aussi son phare de recherche vers le ciel, mettant ainsi sa sécurité en jeu, afin d’indiquer à un autre navire la route à suivre pour atteindre les survivants. Cette lumière fut le premier signe, pour l’équipage du Indianapolis, que les secours étaient arrivés.
Au lever du soleil, la cinquième journée, les sauveteurs viennent en aide aux marins qui se trouvaient toujours dans l’eau. Les recherches pour retrouver d’autre survivants se poursuivirent jusqu’au 8 août. Sur les 900 marins qui ont survécut à l’attaque japonaise, seulement 317 furent retirés des eaux vivants. Après cinq jours à affronter la soif, la faim, la peur, la folie et les attaques constantes de requins, l’équipage du USS  Indianapolis fut finalement sauvé de la mer.

La tragédie du USS Indianapolis est probablement l’une des pires catastrophes maritimes de l’histoire, du moins, l’une des plus terrifiantes.

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Rédigé par thierry

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Publié le 31 Août 2008

Des origines à la réforme de Marius
A l'origine, l'armée de Rome était des plus réduites.  Les rois de Rome, dont Servius Tulius, semblent avoir disposé d'une force de 3.000 fantassins et 300 cavaliers.
C'est toutefois à cette époque qu'apparut le terme "Legio", dérivé de "legere" (levée) , qui semble avoir désigné l'ensemble de l'armée.
La légion dite "servienne" était organisée selon des critères de richesse.  Les riches servaient dans la cavalerie ou dans l'infanterie lourde, tandis que les pauvres étaient relégués aux services auxiliaires. 

 
Au 4ème siècle av. JC, Camille introduisit une première réforme et institua la solde.  On assista à l'apparition de quatre divisions militaires bien spécifiques :

     - les vélites, infanterie légère composées des classes les plus pauvres de la société.
     - les hastaires, jeunes hommes armés de lances puis, plus tard, de javelots (pilum) et formant la première ligne
     - les principes, soldats d'âge mûr formant la seconde ligne.
     - les triaires, vétérans de plusieurs campagnes formant la troisième ligne.

La légion était alors divisée en manipules qui se subdivisaient elles-même en centuries .
Le consul Marius abandonna le principe du partage des classes sociales et mit sur pied une armée importante et entraînée.
Les effectifs de la légion furent portés de 4800 à 6200 hommes et une nouvelle subdivision apparut, la cohorte composée de 500 à 600 hommes. 
L'aigle romaine apparut comme emblème de chaque légion.  Les manipules disposaient chacune de leur propre étendard et, au niveau des cohortes, la différence se manifestait par des boucliers de couleur différente.
 
L'évolution suivante apparut sous le règne de César avec l'introduction, qui sera de plus en plus marquée par la suite, de mercenaires ou d'auxiliaires étrangers... 

L'équipement défensif
- Le Casque : A l'origine, le légionnaire romain était doté d'un casque en cuir, nommé "galea", mais celui-ci fut remplacé, à l'époque de Camille, par un modèle métallique généralement doté de garde-joues imposants.  Ce casque, doté d'une boucle en son sommet, permettant de le porter durant les marches.
 
- La Cuirasse : L'armée servienne utilisait une cuirasse de type grec dont le modèle continua à être utilisé jusqu'à l'époque de Marius.  Ce dernier introduisit la "lorica hamata", véritable cotte de mailles et la 'lorica squamata" qui était réalisée en fer, en bronze ou en os.  Au 1er siècle de notre ère apparut la "lorica segmantata", cuirasse articulée composée de lames de fer jointes par des charnières (dos) et se fermant par l'avant à l'aide de lanières en cuir ou d'agrafes métalliques.  Ce modèle, souvent considéré comme la seule cuirasse romaine ayant jamais existé, fut remplacé au 3 ème siècle  par un modèle en cuir ce qui constituait, comme pour le casque, un retour aux sources.  Vers l'an 400, la cuirasse disparut totalement de l'équipement romain.
 
- Le Bouclier : Les boucliers romains se déclinèrent en une multitude de modèles.  Aux origines, on distinguait le "clipeus" (bouclier rond en bronze, réservé à l'élite) et le "scutum" (bouclier long pouvant avoir une forme tantôt ovale tantôt rectangulaire, réservé aux classes laborieuses et réalisé en bois ou en osier).  On distinguait également le "parma", de taille réduite réservé à l'usage de la cavalerie.  
A l'époque de Jules César, le "scutum" ovale céda la place à un modèle rectangulaire, constitué de bois et recouvert de cuir (en plus d'une bordure métallique de renfort).  Ce modèle, très connu, se portait grâce à deux lanières de cuir et se distinguait par un "bosse" centrale (umbo).  Ce modèle se distinguait également par une série de motifs nommés épisèmes (le motif le plus courant semble avoir été celui de la foudre) et qui étaient censés protéger le possesseur d'influences néfastes. 

Au début de l'Empire, on vit apparaître le "scutum" hexagonal. 
Dans les derniers temps de l'empire romain, on en revient au "scutum" ovale d'origine qui finira toutefois par disparaître totalement au profit du bouclier rond des barbares.
 
- Les Jambarts : Identiques aux cnémides des Grecs, les jambarts protégeaient le bas des jambes.  Cet équipement disparut sous Marius et fut réservé aux seuls officiers. 

L'armenent
- L'Epée : Les premières épées romaines furent très similaires à celles utilisées par l'armée grecque antique.  Au 3 ème siècle av. JC, à l'époque des guerres contre Carthage, on assista à l'adoption du glaive, arme d'origine ibérique, dotée d'une poignée à pommeau massif et d'une lame de 50 centimètres.  Le glaive se portait du côté droit dans un fourreau de bois recouvert de cuir.  Au 3 ème siècle de notre ère, il fut remplacé progressivement par la "spatha".
 
- Le Javelot : Les origines du "pilum" se perdent dans la nuit des temps.  Marius introduisit une importante innovation : le fer fut fixé sur la hampe par deux chevilles qui se brisaient lors de l'impact contre un bouclier adverse.  Cette innovation présentait l'avantage d'empêcher le renvoi à son possesseur de tout pilum trouvé par l'ennemi sur le terrain.  Par ailleurs, planté dans le bouclier d'un adversaire, le pilum ainsi brisé laissait pendre sa hampe au sol et il suffisait souvent au légionnaire de poser le pied sur cette dernière pour forcer l'ennemi à se découvrir. 
 
- La Cavalerie : Totalisant 300 cavaliers aux origines de Rome, la cavalerie républicaine en compta bientôt 8.000.  L'équipement du cavalier était relativement similaire à celui d'un fantassin.  Sur le dos du cheval, le cavalier posait une housse en tissus ou en cuir mais selles et étriers demeuraient inconnus.  Une bride et des rênes constituaient l'arnachement principal.  Les chevaux n'étaient pas systématiquement  ferrés.  La cavalerie se composa principalement d'archers montés et de lanciers mais, à la fin de l'Empire, on vit apparaître un embryon de cavalerie cuirassée (cataphractus) digne du moyen-âge.

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Rédigé par thierry

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Publié le 15 Mai 2008

La bataille de Rorke's Drift se déroula le 22 janvier 1879 près de la rivière Tugela dans la province du Natal en Afrique du Sud et opposa 140 Anglais du 24th régiment d'infanterie aux 4 500 Zoulous du prince Dabulamanzi.

Les Britanniques  appartenaient à la compagnie B du 2ème bataillon du 24th régiment autrement appelé "the South Warwickshire Regiment" composé majoritairement de Gallois et étaient commandés par le lieutenant Gonville Bromhead et le lieutenant John Chard du Royal Engineers, venu sur place pour bâtir un pont.

Rorke's Drift reste, pour les Anglais, une bataille symbolique, surtout après le désastre subi quelques heures plus tôt par ce même régiment sous la conduite de Lord Chelmsford à Isandlwana.


L'opinion publique anglaise ne comprit pas comment une troupe entraînée de plus de 1 000 hommes, équipés de fusils modernes avaient pu être battue par des "sauvages" armés de lances et de boucliers. Aussi Rorke's Drift sonna-t-elle comme une revanche où le régiment et l'Angleterre retrouvèrent leur fièreté.

La petite garnison anglaise, contre toute attente, se barricada dans la mission du révérend Witt, un suédois venu évangéliser les Zoulous, et attendit l'arrivée des Impis.
500 Zoulous se présentèrent sûrs de leur force après Isandlwana mais les Anglais, décidés, repoussèrent tous les assauts. Les guerriers de Dabulamanzi changèrent de tactique et, des collines voisines, les Impis qui avaient récupérés les fusils après le

massacre du 1er bataillon, mitraillèrent les positions anglaises.

Dans un deuxième temps, les Zoulous attaquèrent de tous les côtés forçant les Anglais à disperser leurs forces. L'hôpital fut pris puis repris. Un dernier retranchement fut monté à la hâte mais jamais les guerriers ne purent y pénétrer.

Devant l'inutilité des charges et le nombre de tués, Dabulamanzi abandonna le terrain.
Chard et Bromhead, pour ce fait d'arme, reçurent la Victoria Cross.

Le cinéma s'est emparé de cette célèbre bataille retracée dans le film "Zulu" sorti en 1964 avec Jack Hawkins, Stanley Baker (lt Chard) et Michael Caine dans le rôle de Gonville Bromhead.

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Rédigé par thierry

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Publié le 9 Mai 2008

Naissance du royaume Parthe
En 238 av JC, Arsace 1er, souverain de la Parthie et vassal des Séleucides, proclame son indépendance. En 212 av JC, les Séleucides mènent une campagne de plusieurs années et reprennent l'Arménie et la Parthie.
Alors que les cités grecques subissent les premières incursions Romaines en 197 av JC, les Parthes prennent une place de plus en plus importante.
Perdant l'autonomie offerte par les Romains, les cités grecques et la Macédoine tombent après un ultime soulèvement et deviennent Province Romaine.
Les Parthes détrônent les Séleucides et occupent toute la Perse et la Mésopotamie.
Ces deux grands empires n'allaient pas tarder à se trouver face à face. 

Les Parthes et Rome
En 63 av JC, les Romains n'ont plus qu'un sérieux ennemi en orient : Les Parthes.
Au début pris pour des barbares, les Romains vont vite voir à qui ils ont à faire.
En 53 av JC, Crassus perd plusieurs légions à la bataille de Carrhée. Depuis Cannae, les Romains n'avaient pas subi une telle défaite.
Les archers de la cavalerie légère Parthe, ainsi que leurs cataphractes se sont montrés redoutables en écrasant les fantassins de la légion romaine.

Rome ne tentât plus rien contre la Parthie, et se contentât de garder les frontières de la Syrie et de la Palestine. Il fallut attendre Trajan pour reprendre une campagne contre les Parthes, il fut victorieux en 115 ap JC et répara l'affront subit 2 siècles plus tôt.

Deux ans plus tard son successeur, Hadrien, décida de quitter la Parthie, les guérillas coûtant trop cher à Rome. En 117, la Parthie fut de nouveau indépendante.

La fin du royaume des Parthes
Depuis le premier siècle av JC, les Parthes avaient une organisation féodale, avec une grande influence hellénistique héritée des Séleucides. Mais très vite la culture Perse reprend le dessus. Les guerres avec Rome ont affaibli l'autorité de la dynastie des rois Parthes.
En 224 ap JC, Ardachir renverse le roi parthe et fonde la dynastie des Sassanides et ainsi essaie de recréer l'empire de Darius. Il y parvient presque, il reconquit toutes les provinces jusqu'à l'Indus, mais essayant de reprendre le Palestine et la Syrie il s'oppose aux armées romaines et rebroussa chemin.
Ce royaume restant dans ses limites imposées par l'Indus et l'empire Romain, s'affaiblit petit à petit à force des guerres incessantes, et s'effondra à l'arrivée des Arabes et de l'islam en 627 ap JC, pourtant la culture Perse des Sassanides influença fortement la formation de la civilisation islamique.

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Rédigé par thierry

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Publié le 14 Avril 2008

 Les causes

En 1874, des gisements d'or furent découverts dans les Black Hills, en plein territoire indien
Des négociations s'engagèrent donc avec les Sioux pour qui les Black Hills étaient un territoire sacré.
Le gouvernement des Etats-Unis offrit aux Indiens une somme  ridicule pour la cession du territoire.
Devant l'impasse des négociations, le gouvernement américain décida d'imposer la cession du territoire par la force

Les premières opérations

 

Au printemps 1876, trois colonnes de soldats convergèrent sur les Black Hills afin de briser la résistance indienne.
Venant du sud, le général Crook s'avança avec 1300 hommes des 2 ème et 10 ème régiments.
Le colonel Gibbon partit du nord-ouest à la tête du 2 ème de cavalerie et du 7 ème d'infanterie.
De l'est arrivaient les 925 hommes du 6 ème d'infanterie et du 7 ème de cavalerie, sous les ordres du général Terry et du lieutenant-colonel Custer.
Les trois colonnes cerneraient les Indiens pour les contraindre, soit à capituler, soit à livrer une bataille que l'infériorité de leur armement leur ferait certainement perdre.

 Pour faire face à la menace, les Sioux et les Cheyennes se coalisèrent, réunissant un total d'environ 5000 guerriers.
La coalition, dirigée par Gall, Sitting Bull et Crazy Horse, était composée des Sioux Hunkpapas, des Sioux Oglalas, des Cheyennes, des Miniconjous, des Sans Arc, et, avec des effectifs plus réduits, des Brulés, Pieds Noirs et Arapahoes.


Le 17 juin 1876, les Sioux Oglalas, sous la conduite de Crazy Horse, stoppèrent l'avance de Crook  sur la rivière Rosebud. Crook n'échappa au désastre que grâce à ses éclaireurs indiens.

Présentée comme une victoire dans les hautes sphères américaines, la bataille de Rosebud fut en réalité une défaite stratégique, laissant Crook sur la défensive et dans l'incapacité d'appliquer le plan prévu.

Pendant ce temps, les deux autres colonnes continuaient leur marche en territoire indien.
Le 23 juin, Custer partit en éclaireur à la tête du 7 ème de cavalerie avec mission d'encercler les Indiens devait les rabattre vers les troupes de Gibbon.

Custer fut informé de la présence d'un grand camp indien installé sur les rives du Little Big Horn ; outrepassant ses ordres, il décida de passer à l'attaque du campement.
On a longtemps discuté sur les raisons qui poussèrent Custer à attaquer seul à Little Big Horn.  Probablement estima- t'il que les Indiens, prévenus de sa présence, pouvaient lever le camp afin d'échapper à l'encerclement.  Par ailleurs, Custer, qui ne s'était jamais distingué par la modestie, lança sûrement une attaque prématurée et imprudente parce qu'il voulait recueillir seul la gloire de la victoire.
Quoi qu'il en soit, en lançant ses 700 cavaliers fatigués contre 5000 guerriers frais et dispos, Custer commit une erreur majeure.


La bataille

Le 24 juin, malgré des informations signalant plusieurs milliers d'Indiens, Custer divisa ses forces à l'approche du camp. Suivi de la moitié du régiment, il passerait au nord par les collines; le major Reno et la capitaine Benteen, au commandement du reste de la troupe, complèteraient l'encerclement en passant par la rivière.

Le 25 juin, les hommes de Reno lançèrent l'attaque contre la partie sud du camp, occupée par les Sioux Hunkpapas. Le bataillon tomba dans une embuscade, perdant la moitié de ses effectifs, et ne tarda pas à battre en retraite dans le désordre et la panique.
Au nord, dans les collines, Custer fut assailli par plus de 2000 guerriers conduits par Gall, Crazy Horse et Two Moon.  Les cavaliers tentèrent de se réfugier sur une hauteur mais en furent empêchés et furent
contraints de mettre pied à terre pour faire face à l'attaque.  Ils formèrent un demi-cercle et abattirent leurs chevaux pour s'en faire une barricade. Ils furent rapidement submergés.
Le bataillon de Custer fut anéanti en une trentaine de minutes ; il n'y eut aucun survivant parmi les 224 hommes qui le composaient.
Un peu plus loin, dans une boucle du fleuve, Benteen avait lancé son bataillon au secours de Reno.  Les deux troupes réunies résistèrent jusqu'au soir aux attaques des Indiens. 
Les attaques cessèrent au crépuscule mais le lendemain, 26 juin, les Indiens repassèrent à l'action, infligeant des pertes de plus en plus lourdes aux cavaliers américains.
Une charge, conduite par le capitaine Benteen, fut lancée contre une concentration d'Indiens qui se préparaient à submerger les deux bataillons décimés, et ceci prolongea leur résistance jusqu'au soir.
Vers la tombée de la nuit, à l'approche des colonnes de Terry et Gibbon, les Indiens évacuèrent la vallée et se dirigèrent vers les montagnes...

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Publié le 25 Février 2008

Pour mener à bien la campagne de Belgique, l'Empereur et son armée passèrent la nuit du 14 au 15 juin à Beaumont, à l'époque territoire français, et les premières troupes franchirent la frontière vers 3h00 du matin.

Le 16 juin au matin, Napoléon divisa ses troupes en deux parties, d'environ 40.000 à 50.000 hommes chacune, confiées à  Ney et à Grouchy.  Il garda le commandement d'une réserve et de la Garde afin d'apporter, le cas échéant, son appui à sa droite ou à sa gauche.  Il donna l'ordre à Ney de s'emparer des Quatre-Bras et, estimant les forces prussiennes à 40.000 hommes, décida de livrer bataille dans la région de Fleurus si les Prussiens faisaient mine de résister.
En fait, les effectifs prussiens se montaient à 70.000 hommes.  Deux corps prussiens, ceux de Ziethen et de Pirch, s'étaient retranchés autour de solides villages, derrière deux cours d'eau, le Grand-Ry et la Ligne.
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Installé au moulin Naveau de Fleurus, Napoléon constata qu'une bataille en règle devait nécessairement s'engager. Il confirma à Ney la nécessité de s'emparer du carrefour des Quatre-Bras, espérant que ce dernier pourrait ensuite emprunter la route de Namur pour tomber sur les arrières prussiennes.
L'armée de Napoléon, forte de 70.000 hommes, était rangée en ordre de bataille. Dans le même temps, Blücher avait reçu le renfort d'un troisième corps, celui de Thielmann, et disposait de 83.000 hommes.  Supérieurs en nombre, les Prussiens ne prirent pas l'initiative, attendant l'arrivée de leur quatrième corps sous Bülow.

La bataille
La bataille s'engagea vers 14h30.  Le dispositif français pouvait être résumé comme suit :

     - Napoléon occupait une position centrale, entouré de la Garde, aux abords du moulin Naveau de Fleurus
     - Le 3ème Corps de Vandamme était positionné à l'Ouest, face au village de Saint Amand
     - Le 4ème Corps de Gérard occupait une position centrale face à Ligny
     - Le gros de la cavalerie était disposé sur la droite, sous Exelmans, Pajol et Grouchy, face aux villages de Balâtre et Tongrinne
     - Quelques éléments de cavalerie, sous Domon, protégeaient le flanc gauche.
 
Les Prussiens occupant un front d'environ neuf kilomètres le long du Grand-Ry et de la Ligne, Napoléon décida de constituer un écran défensif à partir de la cavalerie de Grouchy  face au 3ème Corps prussien, tandis qu'il fixerait le centre prussien à l'aide des Corps de Gérard et de Vandamme.  Napoléon s'attendait à recevoir le renfort de 20.000 à 30.000 hommes de Ney, devant déboucher des Quatre Bras par la chaussée de Namur.
 
Entre 14h30 et 15h00, l'artillerie française bombarda les positions prussiennes et, vers 15h00, l'assaut de l'infanterie commença.
Sur le flanc gauche, au cours d'âpres combats, les troupes françaises parvinrent à s'emparer de Saint -Amand et Le Hameau, menaçant les Prussiens d'être pris à revers.
Un premier assaut contre Ligny fut repoussé mais une seconde attaque, mieux coordonnée, permit aux Français de s'emparer de la partie sud de Ligny.  Blücher, de plus en plus inquiet de la situation sur sa droite, renforça ce flanc en prélevant des réserves à partir de son centre.

undefinedLa cavalerie de Grouchy effectua des attaques de diversion vers Tongrinne et Tongrinelle.
Vers 17h30, Napoléon, estimant le centre prussien assez affaibli, mit en place ses réserves pour l'attaque finale mais on lui signala l'arrivée d'une colonne non identifiée par la chaussée de Namur.  
Craignant d'avoir à affronter un nouvel adversaire, Napoléon stoppa la mise en place de son dispositif, permettant à Blücher de contre-attaquer et de reprendre le Hameau.
Il apparut que la colonne en question était le 1er Corps de Drouet d'Erlon, détaché par Ney, et qui arrivait du champ de bataille des Quatre-Bras.  Les troupes de d'Erlon s'approchèrent à moins de trois kilomètres de Saint-Amand mais, rappelées par Ney qui était en difficulté, elles s'en éloignèrent sans prendre aucunement part à la bataille.  Une intervention de ces troupes eut sans doute provoqué la déroute prussienne...

Napoléon prit la tête des réserves soutenues par la Garde.  Epaulées par l'artillerie et la cavalerie, les troupes françaises enlevèrent définitivement Ligny.
Couverts par leur cavalerie, les Prussiens effectuèrent une retraite générale, non pas en direction de la frontière allemande comme l'avait prévu Napoléon, mais vers Wavre, afin de ménager la possibilité d'une jonction avec les troupes de Wellington.

Les conséquencesundefined
Au cours de la bataille de Ligny, Napoléon perdit environ 9.500 hommes.  Les Prussiens comptèrent 25.000 morts, blessés ou disparus.
Blücher avait commis l'erreur d'étendre ses troupes en fins cordons le long des cours d'eau tandis que les formations impériales avaient été constituées en ordre profond.  Les réserves prussiennes furent engagées par petits contingents assez rapidement.  Se retrouvant rapidement sans réserve, Blücher ne put résister à l'attaque massive d'une importante réserve française maintenue en arrière jusqu'au moment fatidique par l'Empereur.  
De même, Napoléon utilisa son artillerie en masse, à des endroits bien déterminés de la ligne de front, alors que Blücher avait disséminé son artillerie un peu partout.
 
 
Ultime victoire de Napoléon, Ligny fut en fait une victoire de faible importance, surtout du fait du non-engagement des troupes de Drouet d'Erlon.  Si les troupes prussiennes furent malmenées, elles ne furent nullement détruites et purent entamer une retraite dans de bonnes conditions.  Au soir du 16 juin, contrairement à ce que pensait l'Empereur, elles constituaient toujours un adversaire avec qui il allait falloir compter... En effet, deux jours plus tard, le 18 juin 1815, elles faisaient leur jonction avec les troupes anglaises du Duc de Wellington sur le champ de bataille de Waterloo, ce qui provoqua la chute de l'Aigle.

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Publié le 18 Février 2008

archers-anglais-copie-1.jpg
Le 24 août 1346, l'armée anglaise, sous le commandement d'Edouard III et de son fils, le futur Prince Noir, établit son campement sur la rive droite de la Somme, en bordure de la forêt de Crécy-en-Ponthieu.  
Talonnés par les Français, les Anglais s'établirent sur une hauteur et creusèrent des fossés en prévision des assauts de la chevalerie française.  Les chariots contenant les flèches furent disposés en demi-cercle et les chevaux mis en sécurité dans l'enceinte ainsi constituée.

edouard.jpgLe 26 août, les armées se retrouvèrent en contact.  L'armée française était éprouvée par la longue poursuite qu'elle venait de mener et il eut été plus sage de remettre la bataille au lendemain, toutefois, la chevalerie française voulait très rapidement en découdre...  Sans aucun plan de bataille, les chevaliers s'excitèrent à l'idée de combattre l'ennemi séculaire.

Ce furent les arbaletriers gênois du Roi de France qui déclenchèrent les hostilités en décochant leurs carreaux.  Mais un orage détendit les cordes des arbalètes qui perdirent leur efficacité.

Rapidement, les archers anglais ripostèrent.  Placés sur une hauteur, ils avaient pris soin de protéger leurs arcs des intempéries et noyèrent les positions françaises sous une pluie de flèches.
Constatant l'impuissance de leurs arbalétriers gênois, les chevaliers français les bousculèrent sans ménagement pour monter à l'assaut.  Ils ne montrèrent pas plus d'égards pour leurs fantassins, la "piétaille", dont certains furent tués au passage.

Soumis au tir constant des archers anglais et chargeant sur un sol boueux, avecphilippe.jpg le soleil dans les yeux, les chevaliers n'allaient pourtant pas se montrer plus efficaces.  Nombre d'entre eux succombèrent avant même d'atteindre les lignes anglaises.
Les coustiliers gallois entrèrent en action contre ceux qui y parvinrent.  Coupant les jarrets des chevaux, ils désarçonnèrent de nombreux chevaliers.  Empêtrés dans leurs armures, ceux-ci furent égorgés en grand nombre.  Les Anglais ne s'embarrassèrent pas de faire des prisonniers à échanger contre rançon.

Tout espoir de victoire s'envola rapidement mais l'honneur exigeait de mourir sur place plutôt que de reculer.  Plus de 1.500 chevaliers périrent dans la bataille.  Parmi eux se trouvaient le Roi de Bohême, le comte de Flandre, les ducs de Lorraine et de Savoie et le comte d'Alençon, frère du Roi.  Philippe VI de Valois, lui même, fut blessé et fut contraint de prendre la fuite pour ne pas être tué ou capturé.  
Outre les 1.500 chevaliers, parmi lesquels 11 princes, les Français perdirent près de 8.000 fantassins.  Les Anglais perdirent à peine une quarantaine d'hommes.

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Rédigé par thierry

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Publié le 21 Janvier 2008

Suite à notre rencontre Romains - Carthaginois sur la règle Warmaster Ancients, voici un court résumé historique sur la bataille de Cannae.
Hannibal.jpg
Les origines du conflit
Vers le milieu du 3ème siècle av. JC, Carthage s'avérait être la première puissance commerciale en Méditerranée occidentale.  De 264 av. JC à 146 av. JC, un long conflit, connu sous le nom de "guerres puniques", opposa la cité à la puissance romaine alors en pleine expansion. 
Si la première guerre punique allait s'avérer être un conflit essentiellement naval, la seconde fut une succession de batailles terrestres.
Le conflit fut provoqué par l'expansion carthaginoise en Espagne.
 
hastati.jpgLe déroulement de la bataille
Dès le début des hostilités, le général carthaginois Hannibal décida de franchir les Alpes avec son armée, renforcée de mercenaires ibères, gaulois et numides, pour porter la guerre en Italie.  
Deux ans plus tard, ayant vaincu les armées romaines à plusieurs reprises (Trébie et Lac Trasimène), il avança vers Cannae, dans le sud de l'Italie, où Rome possédait d'importantes réserves de vivres.

Devant le danger, le Sénat de Rome leva l'armée la plus puissante jamais constituée dans la République, composée pour moitié de Romains et pour moitié de peuples alliés de Rome, elle fut confiée à deux consuls, Paul Emile et Varron.
Les deux forces se rejoignirent bientôt sur les rives de l'Ofanto et s'observèrent durant trois jours.  Au quatrième jour, contre l'avis de Paul Emile qui jugeait le terrain inadapté, Varron décida de déclencher la bataille.
Presque deux fois supérieurs en nombre, les Romains adoptèrent leur disposition habituelle, une ligne en avant-garde précédant une phalange d'infanterie en formation serrée, avec la cavalerie romaine sur le flanc droit et la cavalerie alliée sur le flanc gauche.


Astucieusement, Hannibal plaça les Gaulois et les Ibères en demi-lune au centre avec, aux extrémités, ses soldats carthaginois.  Le flanc gauche était occupé par le cavalerie lourde d'Hasdrubal et le flanc droit par la cavalerie légère numide, libre d'opérer en terrain découvert, loin de la rivière.
Sur le flanc gauche carthaginois, la cavalerie lourde se heurta a la cavalerie romaine menée par Paul Emile et la força rapidement à reculer.  Au même moment, sur le flanc droit, la cavalerie numide mettait en fuite les alliés de Rome.
velites.jpg
Au centre, dans un excès de confiance, les Romains lancèrent leur infanterie en avant.  En formation serrée, abrités derrière leur rempart de boucliers, les fantassins romains eurent tôt fait d'atteindre les lignes ibères et gauloises ; grâce à leur supériorité numérique, ils parvinrent à enfoncer les lignes en demi-lune, qui se creusèrent progressivement.  Pensant que le centre carthaginois se disloquait, les Romains s'avancèrent davantage dans les lignes carthaginoises à présent en forme de U.  Au signal d'Hannibal, l'infanterie carthaginoise, postée sur les flancs, commença à déborder les légions par l'extérieur, les Gaulois et les Ibères cessèrent tout repli au centre tandis que la cavalerie carthaginoise se referma sur l'arrière-garde romaine, empêchant tout repli.  
Enfermés dans la nasse, trop serrés pour se battre, les Romains ne tardèrent pas à céder.  
Les pertes romaines furent énormes : sur les 86.000 hommes engagés, ils perdirent entre 50.000 et 70.000 hommes selon les sources.  Les Romains perdirent également une grande partie de leur classe dirigeante dont le consul Paul Emile.  Varron, véritable responsable du désatre, survécut à la bataille.

Sur les 50.000 hommes alignés pour cette bataille, les Carthaginois en perdirent environt 6.000.

Le dénouement
A Cannae, Hannibal remporta une victoire totale, toutefois, bien qu'ébranlée, la coalition formée par Rome et ses alliés put se maintenir intacte.
Hannibal devait encore passer treize années en Italie avant d'être rappelé en Afrique pour contrer un débarquement surprise des Romains  qui allait finalement amener la défaite carthaginoise de Zama.

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Rédigé par thierry

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Publié le 25 Décembre 2007

Napoleon1.jpgVaincu en Saxe, Napoléon retraita vers la France avec 70.000 soldats, laissant quelques troupes pour défendre les forteresses situées en Allemagne.

 

Franchissant la frontière française le 1er janvier 1814, les coalisés déployèrent des forces considérables :

     - l'armée du Nord, dirigée par Bernadotte, avec 150.000 hommes,

     - l'armée de Silésie, commandée par Blücher, forte de 80.000 combattants,

     - l'armée de Bohême sous les ordres de Schwarzenberg, déployant 185.000 soldats.

 

Face à ces forces totalisant près de 400.000 hommes, Napoléon ne put opposer que 100.000 combattants essentiellement composés de jeunes conscrits inexpérimentés (les Marie-Louise – surnommés ainsi car c’est l’impératrice qui avait signé alors les décrêts).

 

La campagne

Au début de l'année 1814, Napoléon 1er livra certainement sa plus belle campagne.Faisant preuve d'une rare habileté tactique, l'Empereur se porta, selon les nécessités, de la vallée de la Marne à celle de la Seine.

Il écrasa premièrement Blücher à Saint-Dizier (27 janvier 1814) et à Brienne-le-Château (29 janvier), avec un effectif réduit à 16.000 combattants et au prix de 4.000 pertes.

 

Alignant 10.000 soldats contre 30.000, les Français furent vaincus au village de La Rothière, le 1er février, et contraints de reculer vers Troyes.

En fin stratège, Napoléon prépara sa riposte.  Dès que Blücher et Schwarzenberg se séparèrent, l'Empereur contre-attaqua.

 

Blücher avança le long de la vallée de la Marne avec 4 corps dispersés entre Château-Thierry et La Ferté-sous-Jouarre.

Concentré  autour de Nogent-sur-Seine, Napoléon attaqua les Prussiens et coupa leur armée en deux, écrasant le corps d'Olsouffiew à Champaubert, le 10 février.  Le lendemain, il lamina les forces de Sacken à Montmirail et, le 12, il vainquit Yorck à Château-Thierry.

Le 14 février, il remporta un nouveau succès contre Blücher, accouru au secours de ses subordonnés, à Vauchamps.

L'armée prussienne s'en trouva totalement désorganisée.

campagne-1814.jpg 

Dans le même temps, l'armée de Schwarzenberg, repoussant les maréchaux Oudinot et Victor (qui ne disposaient pas d'effectifs suffisants pour combattre), avança le long de la vallée de la Seine, prit Fontainebleau.

Surgissant par Meaux, Napoléon remporta la bataille de Montereau mais ne put empêcher la retraite de l'adversaire

Débarrassé des Autrichiens, l'Empereur se rabattit sur Blücher en pleine retraite.   A Soissons, de justesse, les Prussiens échappèrent à la tentative d'encerclement de l’Empereur.

 

L'apparition sur le théâtre d'opérations de l'armée du Nord marqua la tournant de la campagne.  Celle-ci s’empara de Soissons et contraignit Napoléon, submergé par le nombre, à lâcher prise.

Tentant de retarder une défaite certaine, l'Empereur vainquit Blücher à Craonne, le 7 mars, mais fut défait devant la ville de Laon, les 9 et 10 mars, par 100.000 Prussiens et Russes.

 

Parvenant à repousser les Russes à Saint-Priest, non loin de Reims, Napoléon fut dès lors confronté à 3 armées avançant sur une ligne continue de la Seine à l'Oise. 

Ne disposant plus de marge de manoeuvre, il livra bataille à Arcis-sur-Aube, le 20 mars, et songea à soulever la population française contre l'ennemi en vue d'une grande guerilla.

 

Mais le peuple ne croyait plus en son Empereur ni en son invincibilité.  La bourgeoisie, qui avait salué laempereur.jpg dictature de Bonaparte, la critiqua.  Les libéraux, jusque-là muselés par la police, firent connaître leur opposition.  Le Corps législatif, à qui Napoléon demanda un appui énergique, répondit en critiquant le despotisme et la guerre.

Au quartier général des coalisés, des émissaires de Talleyrand négocièrent le retour des Bourbons.  En Italie, Eugène fut vaincu; Murat, voulant sauver sa couronne de roi de Naples, fit défection et livra l'Italie aux Autrichiens.

A Lyon, deuxième ville de France, Augereau, après un simulacre de résistance, livra la place à l'adversaire.

Le général Maison évacua la Belgique tandis que les Britanniques de Wellington, venus d'Espagne, déferlèrent vers Bordeaux où Louis XVIII fut proclamé roi le 12 mars 1814.

A Paris, Joseph Bonaparte cria à tout un chacun que tout était perdu.  Marie-Louise fut évacuée vers Blois.

 

Mêlés aux élèves des écoles militaires, les derniers vétérans résistèrent avec acharnement mais furent inexorablement repoussés.

Le 31 mars, les maréchaux Marmont et Mortier signèrent leur capitulation et évacuèrent Paris où les coalisés firent leur entrée le jour même.

 

signature-napoleon.gifLe 3 avril, le Sénat vota la déchéance de Napoléon, qui se résigna à l'abdication trois jours plus tard.

Le 10 avril, livrant la dernière bataille de la campagne, Soult fut vaincu, par les Britanniques à Toulouse.

 

Le 11 avril, Napoléon accepta de s'exiler à l'île d'Elbe.

Le 30 mai, la France signa le traité de Paris qui la ramena à ses frontières de 1792

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