historique

Publié le 16 Décembre 2007

La "Reconquista" ou "la Reconquête de l'Espagne par les Chrétiens"

Lorsque les Musulmans s'emparèrent du royaume wisigoth en 711, les chrétiens de l'actuelle Espagne trouvèrent refuge dans les régions montagneuses du nord du pays. De là, ils menèrent des opérations de harcèlement contre les conquérants.

Au XIème siècle, la politique défensive des chrétiens fit place à uneEl-Cid.jpg volonté offensive facilitée par la scission de l'émirat de Cordoue en de multiples royaumes rivaux.

Ce fut l'époque de la "Reconquista" à laquelle participèrent des chrétiens d'autres régions d'Europe.  Comme lors des lointaines croisades, les combattants de la "Reconquista" se virent octroyer de nombreuses indulgences par l'Eglise, leurs péchés furent absous en contrepartie de la lutte contre les Maures.

En 1147 toutefois, les Almohades unifièrent le Maghreb et le sud de l'Espagne.

Face à cette union musulmane, la reconquête chrétienne marqua le pas.  L'union des souverains ibériques se révéla nécessaire.  Au XIIème siècle, les principautés ibériques étaient au nombre de quatre :

     - le Portugal

     - la Castille

     - la Navarre (qui enclavée entre les royaumes chrétiens ne tira pas d'avantages territoriaux de la reconquête)
     - l'Aragon.

L'élément moteur de l'union ibérique fut l'archevêque de Tolède Rodrigo Jimenez de Rada qui, entre 1206 et 1209, parvint à unir Alphonse VIII de Castille, Pierre II d'Aragon et  Sanche VIII de Navarre.  Ayant obtenu le soutien du pape Innocent III, l'archevêque leva des croisés dans l'Europe entière.

Calatrava
  

En juin 1212, l'armée chrétienne se réunit à Tolède, ancienne capitale des Wisigoths. Elle marcha ensuite sur la place forte de Calatrava, porte de l'Andalousie, qui fut rapidement conquise.

La perte de Calatrava fut un revers majeur pour les musulmans.  Son défenseur, Yusuf ben Kadis, fut exécuté sur ordre du calife Al-Nasir.

Toutefois, la victoire provoqua la défection de la quasi totalité des croisés non-ibériques qui s'estimèrent dès lors libérés de leurs engagements. Ce fut donc une armée espagnole qui poursuivit sa marche vers le sud.

La marche vers Las Navas de Tolosa  

L'armée ibérique poursuivit sa marche en empruntant des sentiers détournés afin d'échapper à la vigilance des éclaireurs musulmans.

almoravid.gifParvenus à quelques kilomètres au nord du village de Las Navas de Tolosa, les chrétiens se heurtèrent aux forces almohades.

Inquiet des progrès chrétiens, le prince almohade Yaqub ben Yusuf avait en effet quitté le Maroc à la tête d'une puissante armée qui s'était, au passage, emparée de la forteresse chrétienne de Salvatierra.

Parvenu le premier à Las Navas, le chef musulman s'employa à consolider ses positions.

Forte de 200.000 hommes, son armée s'organisa en un centre d'infanterie almohade soutenu par deux ailes de cavalerie, Berbères et Andalous d'un côté, Almohades de l'autre.


L'infanterie musulmane occupa une hauteur et se vit adjoindre des "abids", soldats d'élite armés de longs javelots, et des archers.

 En face, les chrétiens, en nombre quasiment égal, s'organisèrent de façon très similaire avec, toutefois, le désavantage d'une position inférieure.

La bataille  

L'assaut chrétien, lancé aux premières lueurs du jour, le 16 juillet 1212, fut arrêté par les flèches desibn-tashfin-copie-1.jpg archers musulmans.

La cavalerie berbère enveloppa les ailes des Ibériques dont quelques contingents commençèrent à prendre la fuite.

Avec sa cavalerie d'élite, le roi de Castille chargea le centre musulman qui se disloqua. Parvenant jusqu'au retranchement où se tenaient les archers ennemis, les cavaliers les taillèrent en pièces.

Décontenancés par la rupture de leurs lignes, les Musulmans désertèrent en masse.

Protégé par sa garde, le prince almohade quitta le champ de bataille.  Sa fuite eut raison du moral des derniers combattants musulmans. La plupart des fuyards furent tués lors de leur fuite.

Yaqub ben Yusuf se réfugia à Baeza qu'il dut rapidement abandonner pour trouver refuge au Maroc.

 

Le tournant de la "Reconquista"

La bataille de Las Navas de Tolosa n'eût guère de conséquences immédiates, hormis celle de donner le contrôle de la vallée du Guadalquivir aux chrétiens.

 
A long terme toutefois, elle mit fin au mythe de l'invincibilité musulmane et marqua le début d'une conquête inéluctable du sud de l'Espagne.  Au 13ème siècle, les Maures furent repoussés vers le seul royaume de Grenade où ils se maintinrent jusqu'en 1492.

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Rédigé par thierry

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Publié le 3 Décembre 2007

Mexique.gif
Les origines du conflit

En 1821, Stephen Austin avait créé une colonie "anglo-américaine" le long du Rio Brazos, sur un territoire légalement concédé par le gouvernement mexicain. De plus en plus nombreux et puissants, les colons ne tardèrent pas à comploter afin de faire annexer leur territoire par les Etats-Unis. 
Les citoyens du futur Texas étaient toutefois divisés en deux clans : ceux qui voulaient négocier leur indépendance et ceux qui voulaient combattre le Mexique.  

Un leader charismatique apparut en la personne de Sam Houston, il était de ceux qui pensait que l'indépendance devait être acquise par phases successives et était persuadé que le Texas ne pouvait gagner une guerre contre le Mexique.

Le dictateur mexicain, Santa Anna, souhaitait la guerre. Sous prétexte de défendre l'intégrité du territoire mexicain, il voyait dans cette situation une excellente occasion de détourner l'attention de son peuple de la alamopistols.jpgviolence et de la corruption de son gouvernement. 

A la fin de 1835, Santa Anna envoya des troupes au Texas, dans un village du nom de Gonzalez,  afin de confisquer un canon aux Texans, l'affaire dégénèra en fusillade et provoqua le début des hostilités.

Un gouvernement provisoire du Texas fut contitué et Sam Houston fut nommé général en chef d'une armée texane encore symbolique.  
Avec une population de 30.000 habitants, des finances inexistantes et un armement se limitant pour l'essentiel à quelques fusils, Houston avait à lutter contre une nation de 7.000.000 d'habitants dotée d'une armée régulière, organisée et entraînée.

Dans ce contexte, il devint rapidement évident qu'il fallait retarder au maximum l'avance de l'armée mexicaine afin de constituer une armée texane qui puisse espérer livrer bataille avec quelque chance de succès.  

La stratégie de Houston fut donc de reculer en laissant l'armée mexicaine s'étirer dans l'immensité du Texas jusqu'à ce que ses lignes d'approvisionnement deviennent trop étirées pour rester efficaces.

En conséquence, l'ordre fut donné à la petite garnison d'Alamo de faire sauter le fortin avant de se replier vers l'intérieur des terres.  Alamo était sous le commandement de William Travis, lequel commandait une troupe de 157 volontaires.  Ceux-ci furent rapidement rejoints par quelques hommes menés par l'aventurier Jim Bowie.  
Le 8 février 1836, l'ancien élu du Tennessee, Davy Crockett, arriva à Alamo à la tête des "Volontaires Montés du Tennessee", soit 12 hommes.  Avec quelques Mexicains de la ville voisine de Bexar qui s'étaient joints à eux, le nombre total des défenseurs d'Alamo se montait maintenant à environ cent quatre-vingt.
alamo2.jpg
Contrairement à Houston, Travis était persuadé qu'il fallait arrêter les Mexicains avant qu'ils ne pénètrent profondément en territoire texan, il parvint rapidement à convaincre Bowie et Crockett de défendre la place.  Moins de deux cents Texans se préparèrent donc à subir le choc de l'armée mexicaine dans l'unique forteresse barrant la route à Santa Anna.


Le site d'Alamo

La mission d'El Alamo avait été construite en 1718 à proximité du village de San Antonio de Bexar.  Abandonnée par les Franciscains en 1793, la mission, qui devint plus connue sous le nom d'El Alamo, fut transformée en place forte par l'armée espagnole en 1801. La place fut désaffectée en 1825, le Mexique ayant acquis son indépendance sur la puissance coloniale espagnole.
Alamo1.jpg

El Alamo était construit sur le plan des monastères franciscains espagnols.  Sa grande cour rectangulaire était entourée de murs en pierre.  On notait la présence de divers bâtiments, les plus importants étaient le couvent, transformé en caserne, et l'église, inachevée.

La bataille

Le 22 février dans la soirée, l'avant-garde de l'armée mexicaine arriva en vue d'El Alamo.  Le lendemain, la quasi totalité de l'armée de Santa Anna était parvenue sur place et encercla le fort sans opposition.  Santa Anna installa son quartier général à Bexar où il fit hisser un drapeau rouge au mât de la grande place, signifiant par là aux défenseurs qu'il ne leur serait pas fait de quartier s'ils livraient bataille et étaient vaincus.
Santa Anna exiga la reddition immédiate et sans condition; en guise de réponse, Travis fit tirer un coup de canon... 
Durant toute la journée du 23 février, les Mexicains tentèrent de mettre leur artillerie en batterie aussi près que possible du fort.
Du 24 février au 5 mars, l'artillerie de Santa Anna bombarda Alamo sans grand résultat, les boulets n'ébréchèrent guère les épaisses murailles de l'ancien monastère.  L'infanterie mexicaine fit quelques tentatives d'attaque qui échouèrent sous le feu implacable des défenseurs.  Avec de nouveaux renforts qui lui étaient parvenus, Santa Anna disposait à présent d'au moins 9.000 hommes.

Will-travis.jpg

Ce fut avant l'aube du 6 mars que se déchainèrent les vagues du premier assaut important contre le fort.  Sous la puissance de feu des défenseurs, les Mexicains reculèrent, laissant de nombreux morts et mourants au pied des remparts.  Les Mexicains, harangués par leurs officiers, tentèrent de relancer  l'assaut avant que les Texans n'aient eu le temps de recharger leurs armes, au désappointement de Santa Anna, le feu des Texans continua à faire des ravages dans les formations serrées de l'infanterie mexicaine

Le deuxième assaut obligea les Mexicains à marcher sur leurs propres morts, ce qui leur enleva beaucoup de leur ardeur combative.  Les assaillants parvinrent toutefois à dresser des échelles contre les murs et quelques Mexicains réussirent à déferler par-dessus les remparts.  Une contre attaque texane les obligea toutefois rapidement à la retraite.

Santa Anna eut de grandes difficultés à convaincre ses officiers de conduire un troisième assaut contre la forteresse, tant les pertes infligées à son armée avaient été élevées.

Le dernier assaut fut livré par 5.000 hommes aux sons des musiques régimentaires.  Les soldats se déversèrent par-dessus les remparts et parvinrent cette fois à se rendre maîtres des murailles.  Il devint évident que les Mexicains allaient prendre le fort par la seule force de leur nombre.  
Les rares survivants texans, au nombre d'une dizaine, se réfugièrent dans l'église où ils ne tardèrent pas à succomber.
Lorsque tout fut terminé, six défenseurs d'Alamo survivaient.  Santa Anna les fit fusiller dans la cour de la forteresse. 

Les suites

La décision de Travis de se laisser encercler dans Alamo, à l'encontre des ordres de Houston, fut une erreur militaire.  Elle eut cependant un effet moral crucial, tant sur les Mexicains que sur les Texans.
Pour le Mexique, le fait de voir son armée arrêtée pendant treize jours par une poignée d'hommes, fut des plus démoralisants.
Subjugués par l'héroïsme de Travis et de ses compagnons, les Texans cessèrent de se quereller entre eux.  Une énorme vague de patriotisme fit affluer les volontaires au camp de Sam Houston en vue des combats futurs...
Le chiffre des pertes mexicaines ne fut jamais exactement établi; selon le Secrétaire de Santa Anna à l'époque du siège, le Mexique déplora plus de 1500 morts, soit dix Mexicains pour un Texan.  A ces pertes, il fallut ajouter plus ou moins 1500 blessés, les combattants d'occasion de Travis mirent ainsi hors de combat le tiers de l'Armée du Mexique...

Filmographie
Deux films qui racontent cet épisode de la bataille d'El Alamo furent réalisés :
   - En 1960, de et avec John Wayne et Richard Widmark
   - En 2004, avec Dennis Quaid et Billy Bob Thornton

Les deux visages de Davy Crockett au cinéma.
Wayne.jpg            alamo3.jpg

Jouer "Alamo"
Le jeu d'histoire nous propose également de reconstituer la bataille au travers du supplément au jeu LoToW, intitulé "The Alamo".

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Publié le 19 Novembre 2007

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La route des Indes

En 327 avant JC, Alexandre, ayant soumis l'empire perse, décida de poursuivre ses conquêtes vers l'Est, et plus particulièrement vers la vallée de l'Indus.
  
L'armée macédonienne, désormais renforcée de contingents perses pénétra en Inde par la passe de Khyber. 

 

Le premier objectif d'Alexandre fut le territoire du râjah Pûru (Poros pour les Grecs) dont l'armée, forte alex2.jpgde 200 éléphants de guerre, inconnus des Macédoniens, se retrancha derrière un cours d'eau, rapide et difficilement franchissable, du nom d'Hydaspe.

Poros s'installa sur la rive gauche de l'Hydaspe de manière à pouvoir repousser toute tentative de franchissement.

Confronté à cette forte position défensive, Alexandre conçut un stratagème dont il était devenu familier.  Laissant un cordon de troupes face aux forces indiennes, il fit répandre la rumeur, en usant de paysans locaux, qu'il considérait le cours d'eau infranchissable, ce qui ne l'empêcha pas de faire traverser l'obstacle au gros de ses forces loin en arrière de sa position initiale.  

Mis au courant de la rumeur par ses espions, Poros fut pris d'une confiance excessive.  Bien que mis au courant d'une traversée des Macédoniens, il n'y vit qu'un raid mineur qu'il tenta de contrer en envoyant contre eux une poignée de cavaliers.

  

La bataille d’Hydaspe

Débarrassé de l'obstacle représenté par l'Hydaspe, Alexandre put ranger son armée en ordre de bataille face à celle de son adversaire.

 Poros, inférieur en nombre opta pour une disposition classique : l'infanterie au centre, protégée par labataille-hydaspe.jpg cavalerie sur les flancs, et retranchée derrière la première ligne constituée des éléphants de guerre.

 

Alexandre, fidèle à son usage audacieux de la cavalerie, disposa celle-ci sur son flanc droit, espérant l'utiliser pour contourner les Indiens ou la lancer dans une brêche causée par l'infanterie.  Toutefois, inquiet de la présence des pachydermes qui effrayaient les chevaux de sa cavalerie, il fit distribuer des haches à ses fantassins qui pourraient les utiliser afin de couper les jarrets ou les trompes des animaux.  

 

Alexandre, selon son habitude, débuta la bataille par une charge de cavalerie sur son flanc droit tout en lançant, à l'insu de Poros, une partie de ses cavaliers dans une large manoeuvre de contournement destinée à les amener sur les arrières indiens.  La gauche de Poros soutint l'assaut initial mais le râjah fut contraint d'engager la cavalerie de son aile droite afin de soutenir ses hommes en difficulté. 

Alexandre avait là atteint son premier objectif en obligeant Poros à engager sa cavalerie dans une action défensive, il évitait à ses propres cavaliers d'avoir à affronter un adversaire monté décrit comme redoutable. 

Lorsque la cavalerie macédonienne surgit sur les arrières de Poros, les cavaliers indiens, dont la formation avait été ébranlée subirent un véritable massacre, laissant la quasi totalité des leurs sur le terrain.

 

Poros lança ses éléphants à l'attaque de l'infanterie macédonienne mais celle-ci, équipée, en conséquence, soutint le choc et causa la mort de nombreux pachydermes (au prix toutefois de pertes assez sérieuses au sein des fantassins macédoniens). 

 Menacé d'encerclement, directement mis en danger - et d'ailleurs blessé - dans la bataille, Poros renonça et ordonna la reddition de ses troupes.

 

Ultime victoire

elephant.jpg Vaincu, Poros perdit les 6.000 hommes de sa cavalerie, une grande part de son infanterie et pratiquement l'ensemble de ses éléphants (sur 200 animaux, 100 sont tués et 80 capturés).

L'armée macédonienne, quoique victorieuse, déplora des pertes importantes, surtout au niveau de son infanterie (prise à partie par la charge des éléphants).

Politique avisé, Alexandre épargna Poros et lui restitua même son trône à la condition qu'il y règne en qualité de vassal.

 

Décidé à poursuivre sa marche vers l'Est, Alexandre se heurta alors à une quasi révolte de son armée.  Les soldats, éloignés de leurs foyers depuis des années et inquiets de rencontrer des techniques de guerre inconnues (face aux éléphants, la cavalerie s'était montrée inadéquate et l'infanterie avait subi des pertes majeures), refusèrent d'aller plus avant.

Par la force des choses, Alexandre se décida à retourner vers l'Ouest, non sans avoir fait élever une stèle indiquant l'emplacement de son avancée la plus orientale. 

Au cours du voyage de retour, Alexandre succomba à la maladie, en 323 avant JC.

L'empire d'Alexandre ne lui survécut pas et plusieurs de ses généraux, sur le point de déclencher une guerre civile, se le partagèrent.  Pour sa part, Poros, profitant de la situation, permit à sa contrée de retrouver son indépendance.  Une époque s'achevait...

 

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Publié le 13 Novembre 2007

ibn-tashfin-copie-1.jpg
Au XIème siècle
, Yahya Ibn Ibrahim un des chefs Lamtūna (hommes voilés), constatant le manque de connaissances de ses hommes en matière d'Islam, fit appel au religieux Abdallah Ibn Yasim. Son enseignement fut d'abord rejeté. Aussi Abdallah Ibn Yasim fonda-t-il un ribāt (couvent militaire, d'où le nom al-Murābitūn, qui deviendra "Almoravide" « ceux du ribāt »). Il prêchait avant tout l'obéissance à la lettre du Coran et l'importance de la discipline. Les premiers Almoravides parvinrent rapidement à imposer par la force leur doctrine religieuse, fondèrent des armées, et partirent à la conquête vers le nord comme vers le sud. 

almoravides.jpgAu sud, dès 1054,
Abou Bakr attaqua l'empire du Ghana. Abdallah Ibn Yasim mourut au combat vers 1059, en attaquant l'émirat de Barghwata, considéré comme hérétique par les Almoravides. 

Abou Bakr fut son successeur. Cumulant l'autorité militaire et religieuse, il est considéré comme le premier souverain almoravide. Il fonda la ville de Marrakech (qui donnera son nom au Maroc)
vers 1070, puis fut contraint de retourner au Sahara en 1071 afin de calmer des querelles entre les tribus. Il confia le pouvoir à son cousin Youssef Ibn Tachfin, qui s'érigea en souverain, empêchant de fait le retour d'Abou Bakr. Celui-ci ne règna alors effectivement que sur le désert et le sud. En 1076, il s'empara de la capitale du Ghana ce qui provoqua l'effondrement de l'empire pendant les décennies suivantes. 
Il fut tué au Sénégal
en 1087et les Almoravides ne parvinrent pas à maintenir leur contrôle sur le Ghana.

Youssef Ibn Tachfin poursuivit les conquêtes almoravides au nord,
et fondant le Royaume de Tlemcen, qui englobait le Maroc actuel et une partie de l'Algérie occidentale. Tlemcen devenant, une nouvelle fois, la capitale d'un vaste royaume. 
En 1086
, il fut invité par les princes arabes d'Espagne à les aider contre Alphonse VI de Castille. Débarqué lealmoravid.gif 30 juin, Ibn Tāchfīn est rejoint par les rois de Séville, Grenade et Badajoz, et infligea le 23 octobre une sévère défaite à Alphonse VI à Zagrajas (Zalaqa en arabe). Il conquiert pour lui-même tout le pays d'Al-Andalus entre 1090 et 1094
Malgré son échec relatif face aux chrétiens
menés par Le Cid, c'est l'apogée des Almoravides. Youssef Ibn Tachfin mourut en 1106, à l'âge, selon la tradition, de 100 ans. 

Ali Ben Youssef lui succéda. Il agrandit et consolida l'empire maure
, mais se heurta à la résistance des princes chrétiens et à l'agitation des Almohades qui prêchaient la guerre sainte contre les Almoravides.
En 1142, quand Ali Ben Youssef
mourut, l'agitation almohade était à son comble. Deux rois almoravides, Ibrahim Ben Tachfin et Ishaq Ben Ali se succédèrent ensuite, mais ce ne fut que symbolique. La prise de Marrakech par les Almohades en 1147 sonna la fin de l'empire des Almoravides.

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Publié le 24 Octobre 2007

mus--e-m--morial-d-Omaha---Sherman.JPG                                                                          Musée mémorial d'Omaha

 

 

Digne successeur du M3 Lee, le Sherman vit le jour en octobre 1941.

 

 

La production en série du M4 commence en février 1942. Au plus fort de la production , un Sherman sortait toutes les 11 minutes des chaînes de montage.

Production-sherman.jpg

Ses caractéristiques

Poids : près de 30 t

Longueur : 6,20 m

Largeur : 2,70 m

Hauteur : 2,80 m

Équipage : 5 hommes

 

Le Sherman fit son baptême du feu lors de la seconde bataille de El-alamein en octobre 1942. Dès lors, il sera engagé sur tous les fronts (Afrique du Nord, Sicile, Italie et bien sûr Normandie)

Sherman-M4A1.JPG
Si au début de sa carrière, le Sherman se montra plus fort que les blindés nazis, cette supériorité fut de courte durée. La vrai supériorité du M4, dès le débarquement face au Panzer, fut numérique. On comptera plus de 5 Sherman pour un panzer durant la bataille de Normandie.

 

L’armée américaine utilisa un système simple pour désigner ses équipements. Le premier type (comme ses chars médiums) était désigné sous le nom M1. Si une nouvelle version remplaçait l’ancienne, elle était nommée M2, la troisième M3 ( le M3 Lee par exemple) et ainsi de suite.

Les variantes dans chaque version étaient précisées par un suffixe, par exemple : Sherman M4A1 et Sherman M4A3.

 

On trouve de nombreuses variantes du Sherman. On a monté différents types de canons ; Un modèle, le Sherman DD, était muni d’une « jupe » et d’hélices, ce qui lui permettait de naviguer sur eau calme. La plupart des M4DD engagé le Jour-J coulèrent car la mer était trop  forte. D’autres étaient utilisés comme bulldozer (Sherman-dozer), comme engins de déminage (avec rouleaux ou fléaux) ….

L'armée US a donné à ses blindés les noms des généraux de la guerre de Sécession : Sherman, Lee, Stuart...
shermandozer.jpg sherman-flail.jpg

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Publié le 22 Octobre 2007

Les unités de parachutistes  

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82nd  Airborne "All American"        101st Airborne "Screamin' Eagles"

Jour J-1, unités de parachutistes  "droppées" sur la Normandie dans la nuit du 5 au 6 juin 1944

Les unités d'infanterie 

    Big-red-one.jpg           4THDIV.png       

1st inf. Division "Big Red One"                4th inf. Division                                   29th inf. Division        

Unités de débarquement des plages d'Utah et d'Omaha

Les unités blindées

2NDAD.png 
                                                                      2nd Armored Div. "Hell on Wheels"

Les Rangers

2nd-rgrbn.jpg    ranger-wwII.jpg

Rangers de la pointe du Hoc

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Publié le 21 Octobre 2007


charles-Martel.jpg

La pression musulmane

Au début du VIIIème siècle, le royaume était sous l'autorité de la dynastie mérovingienne.  Toutefois, le pouvoir véritable se trouvait entre les mains du maire du palais, chef de l'administration et de l'armée. Membre d’une puissante famille d’Austrasie, Charles (qui formera d'ici peu la dynastie carolingienne) avait réussi à unifier, quelques années plus tôt, le royaume Franc après sa victoire en Neustrie.

 

 

De leur côté, ayant étendu leur domination à l'Afrique du Nord, les Musulmans s'emparèrent, en 711, des territoires contrôlés par les Wisigoths en péninsule ibérique.  Ces dernires s'enfuirent vers les Pyrénées et l'actuel Languedoc. Plus au sud, les Musulmans fondèrent l'Emirat de Cordoue qui devint une puissance militaire majeure ainsi qu'un brillant foyer de civilisation en contact permanent avec l'Afrique du Nord.

 

Tandis que le maire du palais des Mérovingiens, Charles, grand-père de Charlemagne, s'intéressait fortement aux zones méridionales qui échappaient à la domination franque, le duc d'Aquitaine, Eudes, manoeuvrait pour sauvegarder son indépendance.  Soumis à l'invasion musulmane qui conquit Narbonne, Carcassonne et Nîmes (725), Eudes, depuis sa capitale de Toulouse, s'allia à un chef berbère en rébellion contre le gouverneur d'Espagne.

Les armées en marche
En 732, les Sarrazins, conduits par le « wali » Abd al-Rahman franchirent en force les Pyrénées et marchèrent sur Bordeaux.  La cavalerie musulmane vint aisément à bout des Basques et écrasa les troupes d'Eudes sous les murs de la ville.  Le duc, en fuite vers le Nord, n'eut d'autre choix que d'appeler Charles à la rescousse, offrant là au maire du palais une occasion inespérée d'étendre son pouvoir sur l'Aquitaine.

  

Ayant réuni une solide armée de fantassins, Charles se dirigea vers l'opulente abbaye de Saint-Martin de Tours, objectif probable des musulmans..

La troupe sarrazine, essentiellement composée de Berbères convertis depuis peu de temps mais dirigée par des Arabes, semblait plutôt rechercher le butin que de véritables conquêtes territoriales.  En effet, la troupe musulmane n'était nullement une puissante armée d'invasion mais plutôt une force rapide et réduite qui s'intéressait surtout aux richesses : les villes et surtout les abbayes...  

L'affrontement 

Ayant appris l'arrivée de Charles et Eudes durant leur avancée sur Tours, les Sarrazins refluèrent prudemment vers le Sud.  Durant plusieurs jours, les deux forces se heurtèrent au cours d'escarmouches et d'embuscades mais sans véritable contact. 

      Le choc véritable survint entre Poitiers et Tours, probablement sur le territoire de l'actuelle commune de Vouneuil-sur-Vienne, et plus particulièrement sur le site actuel de Moussais-la-Bataille.

GUERRIERS-ARABES-.jpg    

Abd-el-Rhaman, à la nouvelle de l'arrivée des Francs, fit retraite pour concentrer son armée.  Il forma à la hâte un camp pour y abriter les femmes, les enfants et les vieillards Les cavaliers Arabes présentaient une vaste courbure dans laquelle ils croyaient, suivant l'usage des formations orientales, enfermer leurs adversaires par le rapprochement de leurs ailes. Charles rangea son armée en bataille dans les plaines en avant de Moussais. 
     Le 25 octobre 732, Abd al-Rahman, disposant d'une forte cavalerie, prit l'initiative de l'attaque et chargea les compactes formations francques hérissées de lances.  Armés légèrement et habitués aux chocs rapides, les Sarrazins furent mis en difficultés par ces fantassins francs portant boucliers, casques et, parfois, des cottes de mailles primitives.

     Tandis que la fougue des cavaliers venait se briser contre le mur des boucliers des fantassins, Eudes, le duc d’Aquitaine, attaqua la droite des musulmans et pénétra dans leur camp, où il fit un grand carnage. S'apercevant de la situation, Abd-al-Rhaman courut le défendre mais il y trouva la mort et le désordre s'installa aussitôt parmi les siens.
Lassés par leurs échecs répétés et déroutés par la mort de leur chef, les Sarrazins abandonnèrent le terrain durant la nuit pour refluer vers le Sud. La gloire de cette journée rejaillit sur Charles Martel et facilita à sa famille l'avènement au trône de France, aussi bien que la domination de l'Aquitaine

 

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Publié le 17 Octobre 2007

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La Dacie, royaume barbare, est située dans les Carpates au Nord du Danube et de la Mésie Inférieure.

Deux séries de guerres vont être entreprises sous deux empereurs romains : Domitien puis Trajan qui menèrent des actions militaires pour venir à bout de la résistance dace et de leurs alliés.

La conquête militaire achevée, Trajan proclame la Dacie province romaine. Il va s’occuper de son intégration dans l’Empire romain et de sa défense tout au long de son règne. Cette histoire nous est racontée sur la célèbre colonne trajanne.

 

La première guerre dacique (87 – 89 ap. JC)

l--gionnaire.jpgEn 69, le Danube est franchi par les Daces et les Sarmates  Roxolans. Ils sont repoussés et l’empereur renforce la frontière.

Les Sarmates provenant du Sud de la Russie sont de redoutables cavaliers nomades. Ils sont divisés en deux branches, les Iazyges dans la plaine hongroise et les Roxolans en Moldavie.

La variété des tribus sert la diplomatie romaine. Les empereurs sèment la zizanie entre les peuples. Ainsi les Barbares occupés à se battre entre eux, oublient d’attaquer Rome. Des alliances sont souvent conclues entre Rome et des peuples barbares en échange de subsides, troupes ou protection. La hantise de la diplomatie romaine c’est que ces peuples s’allient tous contre l’Empire.

En 85, les Daces de Duras-Diurpaneus pillent la Mésie. Le gouverneur est tué lors du raid. Domitien intervient et repousse les Daces. Réfugié dans les Carpates, le prédécesseur de Décébale défie la puissance de Domitien. L’affront ne peut être impuni, il y va du crédit de l’Empire et de l’empereur sur le Danube.

 empereur.jpg

Deux ans plus tard, en 87, Cornélius Fuscus à la tête d’une armée romaine part venger l’honneur de Rome en Dacie. C’est un désastre. Il est vaincu et tué. Décébale et ses Daces prouvent leurs grandes capacités militaires sur leur terrain.

Domitien se doit de battre les Daces. Il confie en 88 à Tettius Julianus une deuxième armée. Celui-ci avance prudemment vers la capitale dace Sarmizegetusa. Décébale vaincu demande la paix à Rome. En 89, pressé par des troubles internes, l'empereur Domitien accepte une paix de compromis avec Décébale.
 
La deuxième guerre daciques (101 – 106 ap. JC)

roman-trajan.jpgTrajan, qui succède à Domitien, a besoin d’une guerre. Le butin amassé lors de campagnes en territoire ennemi plaît aux soldats. L’empereur qui mène ses troupes à la victoire se légitime à leurs yeux et à ceux de l’opinion publique. Pour asseoir son pouvoir, Trajan recherche la victoire militaire. Pour fidéliser l’armée et conforter le peuple, l’empereur va piller chez les Barbares.

En 101, il est prêt au combat et cherche un casus belli pour entrer en guerre avec Décébale.

Trajan attaque la Dacie parce qu’il se sent supérieur et sûr de ses forces. La tactique romaine est basée sur la légion, force de frappe principale. Les auxiliaires, troupes plus légères, pallient les manques de la légion : harcèlement, combat en terrain difficile, reconnaissance. La cavalerie, très utile, flanque l’armée, protège la fuite, poursuit et peut reconnaître elle aussi le terrain.Dace.jpg


A l’opposé, Décébale, roi des Daces, contrôle un petit territoire montagneux. Le peuple dace appelé gète par les Grecs est d’origine Thrace. Ce peuple n’a cessé de reculer face à l’avance romaine sur le Danube. Réfugiés dans leurs montagnes, ils se sont organisés face à la menace des Romains. Il faudra près de 5 ans à Trajan pour écraser les Daces et leurs alliés Sarmates.

 

La falx : l’arme des daces

La falx, épée-faux recourbée était l’arme emblèmatique des guerriers Daces. Utilisée à deux mains, elle effraya les légionnaires dans les premiers temps de la guerre car les blessures qu’elle provoquait étaient terribles. Ceux-ci trouvèrent rapidement la parade ce qui prouve bien l’adaptation rapide de l’armée romaine aux situations les plus inattendues.

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Rédigé par thierry

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Publié le 10 Octobre 2007

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La localisation du site de la bataille d'Alésia suscite toujours une vive polémique.

 

Durant de nombreuses décennies, et depuis l'époque du second Empire, le site de la bataille fut situé sur la hauteur du Mont-Auxois, près d'Alise-Sainte-Reine, en Bourgogne.

alisiia.jpgL'assimilation d'Alise-Sainte-Reine avec Alésia a été consacrée par Napoléon III dans les années 1860.  Les méthodes et les conclusions autoritaires firent l'objet de vives critiques. 

Aujourd'hui, un musée et les restes d'une cité gallo-romaine, datant d'après Alésia, se visitent sur le site. 
Le meilleur argument en faveur du site reste la découverte, à Alise-Sainte-Reine, d'une plaque comportant l'inscription "ALISSIA", dénomination gauloise d'Alésia. 


Une autre possibilité de localisation réside au niveau d'Alaise dans le Doubs (25 km au sud de Besançon) : l'argument en  faveur de ce lieu, en plus de la toponymie, est d'être en Séquanie, où les auteurs romains placent indubitablement Alésia, alors qu'Alise-Sainte-Reine se trouve en pays éduen.

 

Une autre hypothèse, datant du début des années 1960, localise le site d'Alésia sur le site actuel de Les-Chaux-des-Crotenay, dans le Jura.  Si l'on se réfère aux descriptions écrites laissées par César, il faut avouer que ce dernier site offre bien des similitudes avec des descriptions du général romain :


   - "La ville d'Alésia est située en Séquanie" (Plutarque : Vie de César – Chap 26 & 27)
Alise Ste reine, au coeur de la Bourgogne actuelle, est en pays Eduen
Les-Chaux-des-Crotenay, dans le Jura actuel, se trouve bien en Séquanie


   - "César part chez les Eduens à la fin du siège" (César : La Guerre des Gaules Livre 7, chap. 90 )
Dans l'hypothèse d'Alise , comment peut-il « y partir » alors qu'il est déja chez les Eduens ?

   - "César fuit la Gaule pour secourir la Province (Italie)... " (César : Guerre des Gaules Livre 7, chap. 66 )

En venant de Langres et en allant vers Alise, on s'enfonce vers le coeur de la Gaule en rébellion.
En venant de Langres et en allant vers Genève, on fuit la Gaule en cherchant à gagner l'Italie


   - "Les Romains sont attaqués par la cavalerie gauloise à moins d'une étape d'Alésia... dans une plaine dominée par une colline et une crête... et bordée d'une rivière" (César : Guerre des Gaules Livre 7, chap 66 à 68 )
Aucun site ne satisfait à ces 3 critères dans un rayon de 60 km autour d'Alise 
La plaine de Crotenay est à 15 km au Nord-Ouest de l'oppidum des Chaux, proche d'une colline; d'une crête et d'une rivière.
 
   - "Alésia est située sur une hauteur tout à fait élevée..." (César : Guerre des Gaules Livre 7, chap 69)

Le Mont Auxois culmine seulement de 150 mètres.
L'oppidum des Chaux-des-Crotenay culmine à 250 mètres.

 

   - "... qui se dresse brusquement au dessus de la plaine" (César : Guerre des Gaules Livre 7, chap 69)
Les pentes du Mont Auxois sont plutôt douces
Vus de la plaine, les flancs de l'oppidum des Chaux semblent verticaux.

 

   - "L'oppidum des Mandubiens doit abriter, outre une ville avec sa population civile, des troupeaux, des vivres, les 80.000 guerriers de Vercingétorix" (César : Guerre des Gaules Livre 7, chap 71 et 78 )

La superficie du plateau du Mont Auxois est inférieue à 100 hectares. Jamais un tel effectif ne pourrait y prendre place.
L'oppidum de Chaux couvre 1.000 hectares. Les Gaulois y disposaient de tout l'espace nécessaire...


Comme nous le voyons, l'hypothèse des Chaux-des-Crotenay s'avère des plus séduisantes.cesar.jpg

On peut aussi se demander pourquoi les Gaulois, alors qu'ils bénéficiaient d'une supériorité numérique conséquente, n'ont pas attaqué sur l'ensemble du périmètre défensif romain.  La réponse la plus logique venant à l'esprit est que la configuration du terrain ne le permettait vraisemblablement pas.  Et justement, si l'on étudie le cas de Les-Chaux-des-Crotenay, on remarque, toujours facilement de nos jours, que seuls deux secteurs sont particulièrement exposés : la plaine du nord et un col situé au nord-est.  Vu le relief, tout le reste du périmètre de César pouvait être tenu par un simple rideau d'hommes.  Comme toujours, l'accord se fait pleinement entre le texte et le terrain....

Chacun de ces sites revendique encore aujourd'hui l'honneur d'être le véritable lieu de la bataille qui opposa en 52 avant J.C. les légions romaines de Jules César aux guerriers gaulois du chef Arverne Vercingétorix.

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Rédigé par thierry

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Publié le 6 Octobre 2007

Cette bataille est plus importante par ses conséquences sur l'Europe de l'Est que sur le nombre de combattants engagés. 
Elle vit s'affronter l'armée Mongole aux chevaliers Teutoniques et Polonais.

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Les Mongols à l'assaut de l'Europe

Au début de l'année 1241,, le Khan Ogödei lança les armées Mongoles à l'assaut de l'Europe orientale, et plus spécialement de la Hongrie. 

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Le général en chef de l’armée, Sübötai, divisa ses troupes en trois corps.  A l'extrêmité Nord du dispositif mongol, on trouvait une armée relativement réduite, composée de 20.000 soldats dirigés par Baïdar et Qad'an, censée protéger les Carpathes contre une attaque des Polonais susceptibles de venir en aide aux Hongrois. 

 
Peu désireux de jouer les seconds rôles, les chefs mongols décidèrent de prendre l'offensive.  Tandis que Qad'an ravageait la région de Mazovie, Baïdar marcha vers la capitale polonaise, Cracovie.  Arrivé sous les murs de la ville, Baïdar eut recours à la ruse et ordonna la retraite.  Les Polonais, persuadés que les Mongols prenaient réellement la fuite, tombèrent dans le piège.  La sortie qu'ils effectuèrent se termina dans un bain de sang, à Chmielnick, le 18 mars 1241.  Privée de défenseurs, Cracovie fut conquise sans difficulté et incendiée le 24 mars.

 

La bataille de Liegnitz

  

Horrifié par le sort de Cracovie, inquiet du siège de Wroclaw entamé par les Mongols, Henri de Silésie entreprit de former une armée de secours dans la région de Liegnitz avec l'aide des seigneurs du nord decavalier-mongol.jpg la Pologne.

Les armées mongoles, mises au courant de la situation, entreprirent de marcher sur Liegnitz avant que la constitution de l'armée polonaise ne soit effective.

Toutefois, le 9 avril, Henri de Silésie, disposant de 25.000 hommes, s'estima capable de livrer bataille et prit position dans la plaine de Walstadt.  Entraînée à la hâte, l'armée d'Henri était divisée en trois corps comprenant :

  • l'armée féodale de Grande Pologne, similaire aux armées féodales occidentales,
  • l'armée d'Oppeln, dirigée par le Duc Mieczyslav d'Oppeln, constituée d'un fort contigent de chevaliers teutoniques
  • un corps composé de troupes moraves et silésiennes, appuyées de chevaliers Templiers et Hospitaliers.  Malgré son aspect hétéroclite, cette formation, dirigée par Henri de Silésie en personne, constituait une armée redoutable.

 

De leur côté, les deux Corps mongols de Qu'dan et Baïdar parvinrent sur les lieux du combat après avoir effectué leur jonction.
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Comme souvent dans les batailles moyenageuses, le combat débuta par une charge de la cavalerie silésienne contre l'avant-garde mongole, essentiellement composée d'archers.  Sous les tirs fournis des archers, les Silésiens durent rapidement battre en retraite.

Désireux de soutenir les Silésiens, Henri engagea la cavalerie de la Grande Pologne ainsi que les chevaliers Teutoniques.

Sous les assauts massifs de la cavalerie, les Mongols parvinrent à garder leur cohésion mais, par endroits, un certain flottement se fit sentir.  Persuadé d'être sur le point de mettre en fuite ses ennemis, Henri de Silésie engagea dès lors l'ensemble de sa cavalerie, y compris les chevaliers Hospitaliers et les Templiers, négligeant de conserver la moindre réserve.

A ce moment, la cavalerie légère mongole, déployée aux ailes, lança une attaque en tenailles contre la cavalerie polonaise.  Assaillie sur les flancs et sur ses arrières, la chevalerie polonaise perdit rapidement toute sa cohésion et se transforma en une masse inutile et incontrôlable.

Le dernier acte consista en une attaque de la cavalerie lourde mongole, cuirassée et armée de lance, qui anéantit les restes de la chevalerie polonaise.  Il ne restait que les fantassins, de faible valeur et démoralisés, que la cavalerie mongole n'eut aucun mal à disperser...

 

Les terribles nomades Mongols avaient mis à genoux l'aristocratie d'Europe du Nord.  La Hongrie, désormais privée du soutien polonais, pouvait craindre l'avenir....

 

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Rédigé par thierry

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