historique

Publié le 19 Septembre 2007

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Amorcée en 1861 au lendemain de l’élection d’Abraham Lincoln, la guerre de Sécession a ravagé le Sud des Etats-Unis durant quatre ans. Elle oppose les États du Sud, confédérés, et ceux du Nord, formant l’Union, au sujet de l’esclavage. Ainsi, durant des années de combats sanglants se joue le sort des esclaves noirs du Sud. 
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Les dissensions entre le Nord et le Sud

  Dès le début du XIXe siècle, les États du Nord et du Sud s’opposent déjà sur plusieurs aspects culturels, politiques et économiques. Au cœur de tensions diverses, le principal point de discorde entre les deux régions reste l’esclavage. L’économie du Sud repose essentiellement sur la culture du coton, laquelle nécessite une main d’œuvre constituée d’esclaves noirs. Le Nord, en revanche, s’est considérablement industrialisé et a formellement proscrit l’esclavage.
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Lorsque le candidat du Parti républicain Abraham Lincoln est élu à la présidence des Etats-Unis en 1860, la réaction du Sud est immédiate. Lincoln lutte ardemment depuis des années contre l’esclavage. Aussitôt, donc, la Caroline du sud fait sécession, bientôt rejointe par la Géorgie, l’Alabama, la Floride, le Mississipi, la Louisiane et le Texas. Ensembles, ils fondent les Etats Confédérés d’Amérique, à la tête desquels est placé un président pour s’opposer à Lincoln : Jefferson Davis. 


L’éclatement du conflit armé

Le président Abraham Lincoln compte bien conserver l’union américaine telle qu’elle a été créée et refuse d’accorder l’indépendance aux États confédérés. Pour cette raison, il refuse de rappeler les garnisons nordistes installées au Sud. Le fort Sumter fait partie des forteresses ainsi occupées. Lorsque les sudistes ouvrent le feu, la guerre est déclarée.

Supérieur en nombre – 22 millions au Nord pour 9 millions au Sud – l’armée de l’Union pense mettre rapidement un terme au conflit, mais c’est sans compter sur les talents militaires des généraux et soldats sudistes. Ainsi, la première bataille rangée, à Bull Run, se conclut par une défaite cuisante des forces du Nord. Le conflit s’avère plus difficile que prévu. 



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Victoires et défaites sudistes

Fort de sa première victoire à Bull Run, l’armée sudiste est déterminée à lutter coûte que coûte
Toutefois, les troupes qui s’affrontent perdent toutes deux un nombre considérable d’hommes et la situation ne progresse pas. Il faut attendre la bataille de Gettysburg pour voir une nette évolution du conflit. L’armée de Lee, qui avait alors lancé l’offensive, est contrainte de se replier en Virginie.

Dès lors, le Nord ne cesse de prendre de l’avance. Tandis que le général Grant cherche à contrôler la vallée du Mississipi et l’Ouest. Le general Sherman quant à lui, marche sur le Sud-ouest, s’empare d’Atlanta, traverse la Géorgie jusqu’à la mer et remonte ensuite vers le Nord. Les troupes sudistes, déjà divisées par les progressions ennemies, sont ainsi prises à revers et n’ont plus d’échappatoire possible. Le général Lee est contraint de capituler à Appomattox, en avril 1865 



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L’esclavage, aboli au lendemain de la guerre

Au cours du conflit, Abraham Lincoln était déjà intervenu sur la question des esclaves du Sud. En 1862, il avait en effet proclamé l’émancipation des esclaves noirs des régions confédérés. Il espérait ainsi affaiblir économiquement les États du Sud, tout en observant une grande modération vis-à-vis des États esclavagistes qui avaient choisi de s’allier au Nord. Assassiné par J.W. Booth, avant la capitulation des derniers États sudistes, Lincoln n’assistera pas à l’adoption officielle de l’abolition de l’esclavage, le 6 décembre 1865.


Un avant-goût du XXe siècle

A bien des égards, cette guerre donne un avant-goût des conflits du XXe siècle.
L'apparition de la photographie (M. B. Brady) et du journalisme de reportage rapprochent le front de chaque citoyen.

Les progrès dans l'artillerie, la qualité des armes individuelles, et l'automatisation du tir consacrent le déclin de la cavalerie. La construction des premiers navires cuirassés et la mise en oeuvre de sous-marins d'assaut impressionnent aussi les contemporains. Les chemins de fer sont pour la première fois mis à contribution pour le déplacement des troupes et des armes.

Les services de renseignements empruntent des outils modernes (télégraphe,...) de sorte que les officiers d'état-majors n'ont plus besoin de s'exposer sur le champ de bataille comme au temps des guerres napoléoniennes.

La conscription généralisée et obligatoire procure des fantassins en nombre quasi-illimité de sorte que les états-major peuvent lancer des offensives sans trop se préoccuper des pertes humaines. Le blocus économique, la propagande, les exécutions de prisonniers, les exactions à l'encontre de la population civile deviennent monnaie courante dans les deux camps. Ils traduisent l'évolution vers une guerre totale.
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Un bilan très lourd

Le bilan de la guerre de Sécession s'avère très lourd. Les combats ont au total mobilisé quatre millions de combattants. Ils ont fait 360.000 morts chez les vainqueurs nordistes et 260.000 «seulement» chez les Sudistes.

Les généraux nordistes, forts d'une écrasante supériorité numérique, n'ont pas eu de grand scrupules à lancer de sanglantes offensives (comme, plus tard, les généraux de la Première Guerre mondiale). À l'opposé, le commandement sudiste, excellemment formé et conscient de son infériorité numérique, a davantage ménagé le sang de ses hommes.

Aux pertes militaires s'ajoutent quelques centaines de milliers de victimes civiles. Ainsi, la guerre la plus dure qu'aient jamais livrée les États-Unis aura été une guerre civile. Elle aura fait plus que de victimes américaines que toutes les guerres du XXe siècle, y compris les deux guerres mondiales.

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Publié le 10 Septembre 2007

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Aztèque est le nom le plus usuel pour un peuple appelé aussi Mexica, qui fonda sur une île d'un lac, la cité de Tenochtitlan en 1325, ville qui deviendra Mexico.

En 1428, Tenochtitlan rejoignit deux cités voisines : Texcoco et Tlacopan. Ils fondirent alors une fédération appelée "Triple Alliance" qui était une association politique, militaire et économique sous la direction des Aztèques. Celle-ci s'étendit agressivement sous Motecuzoma I et ses successeurs mais fut conquise, sous Motecuzoma II par les Espagnols de Cortèz et leurs alliés Tlaxcalans de 1519 à 1521.
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Les Aztèques avaient une organisation politique, militaire, économique et religieuse très structurée. 
Politiquement, l'empereur ou Ueh Tlatoani (Orateur Vénéré) tenait le pouvoir absolu, soutenu par une classe de nobles guerriers. Les peuples et pays vaincus étaient la plupart du temps intégrés à l'empire et devaient payer un lourd tribut.

ehecatl.gifMilitairement, l'empire aztèque entretenait une armée de métier sous la direction des mêmes nobles qui appartenaient aux ordres militaires de chevalerie aztèque (jaguar, aigle et flèche). Une caste de guerriers de haut rang s'était élevée dans la hiérarchie par leurs faits d'armes et était également très respectés comme garants de la puissance , de l'expansion et de la sécurité de l'empire : les Cuachics. 
A côté d'eux, des conscrits servaient de troupes de base (guerriers des clans) et l'empereur pouvait payer de nombreux mercenaires comme les guerriers Otomis.

Economiquement, les pochtecatl, ces intrépides marchands ambulants sillonnaient l'empire ainsi que les pays voisins pour en rapporter les richesses.

Religieusement, une caste de prêtres, redoutés et redoutables, vénérait une multitude de dieux pour la plupart sanguinaires et qui exigeaient très régulièrement des sacrifices humains. Pour cette raison, des "guerres des fleurs" étaient souvent pratiquées dans le but non de gagner quelques territoires ou soumettre quelques tribus mais simplement de faire des prisonniers afin de satisfaire l'insatiable appétit de dieux  tels que Huizilopochtli, Tlaloc ou Xipe Totec, dont le nom seul  "Seigneur l'Ecorché"  montre bien le genre d'offrande qu'on pouvait lui faire.


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Les Aztèques étaient de redoutables guerriers tant par leur organisation militaire, leur discipline que par  leur courage. Les Espagnols disaient que les charges Aztèques étaient : "Plus dures à affronter que l'artillerie française et plus féroces que celles des Maures".
L'arme principale utilisée était le maquahuitl, une épée de bois dur ornée sur son bord de morceaux d'obsidienne, tranchants comme des rasoirs, efficace contre la chair mais qui ne put rien contre les armures métalliques des Espagnols.
L'atlal était un lance-dards et la lance tepoztopili n'était pas projetée mais utilisée de taille et d'estoc, comme une épée à long manche.
Des nuées de tirailleurs utilisaient des frondes et parfois des arcs. Ils étaient employés pour préparer les attaques et couvrir les flancs de l'armée. Ils étaient recrutés parmi les plus basses classes de la population et n'avaient reçu qu'une instruction militaire  réduite au minimum.


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Publié le 6 Septembre 2007

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Pegasus Bridge
est le nom donné au pont qui enjambe le canal de Caen à la mer sur la commune de Bénouville.
Horsa Bridge, le second pont, est situé à environ 500 mètres et enjambe la rivière Orne.

 


 

Nuit du 6 Juin 1944

Il était près de 23 h, le 05 Juin 1944 lorsque six planeurs Horsa, avec à leur bord cinq pelotons d'infanterie légère des Oxfordshire et Buckinghamshire Régiment et trente hommes du Field Company-Royal Engineers, décollèrent de l'aérodrome de Tarrant-Rushton dans le Dorset. Le major John HOWARD était responsable de ce coup de main destiné à s'emparer de deux ponts situés sur les communes de Bénouville et de Ranville, nom de code : PEGASUS et HORSA. Un pont enjambant le canal de Caen à la mer et l'autre enjambant la rivière Orne parallèle au canal et distante d'environ cinq cent mètres.
Les planeurs sont si lourdement chargés qu'il faut des quadrimoteurs Halifax pour les remorquer et les amener à pied d'oeuvre. A bord des six planeurs Horsa, ces hommes passèrent la côte française à minuit juste, comme prévu. Les planeurs furent lachés au dessus de Cabourg, presque au passage de la côte, à 6000 pieds.

Le pilote WALLWORK pointe son planeur vers le pont, qu'il voit approcher trop vite à son gré. " .... J'allais un peu vite à l'atterrissage. Mon planeur était lourd. En finale, j'ai gardé un peu de hauteur à cause des pieux que l'on m'avait annoncés mais je n'en voyais trace. J'étais bien décidé à mettre mon planeur au sol dès que je serais certain d'atteindre le pont. C'est ce que je fis, seize minutes après minuit. Alors je lançais mon poing, pouce levé, vers la cabine : c'était le signal convenu. Le major HOWARD savait que nous allions toucher le sol dans moins d'une minute, les hommes allaient lever les pieds et s'accouder pour supporter le choc. Malgré les roseaux, le choc fut violent, le train d'atterrissage fut arraché. Je terminais sur un tronc d'arbre, qui démolit l'avant du planeur. Je fus blessé par des débris, mais j'avais accompli ma mission...."
 

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Les trois premiers planeurs se posèrent à l'heure prévue, malgré l'obscurité, exactement à l'endroit convenu. En fait le premier planeur termina à une quarantaine de mètres du pont, en bordure du chemin de halage, le nez dans les barbelés du poste ennemi.
Les deuxième et troisième planeurs se posèrent à une centaine de mètres.

Deux des autres planeurs se posèrent à environ cent cinquante mètres du pont de Ranville. Le quatrième planeur du coup de main, laché trop tard et cap à l'est, se posa à douze kilomètres de son objectif.

A peine le premier planeur arrêté, les hommes de D.BROTHERIDGE se ruèrent à l'assaut du pont. A l'entrée, défendant son accès, un blockhaus bétonné. Les allemands, arrachés à leur sommeil, se précipitent vers la mitrailleuse. Ils n'ont que le temps de tirer une rafale : deux grenades anglaises lancées dans l'embrasure les réduisent au silence.

Pendant qu'une équipe réduisait la résistance, une quarantaine d'hommes traversaient le pont au pas de charge pour s'emparer de l'autre côté. Au milieu du pont une sentinelle allemande s'apprète à lancer une fusée d'alerte.

Les hommes tirèrent tous ensemble et la sentinelle s'ecroula. Quelques secondes plus tard le pont du canal de Caen est tout entier aux mains des britanniques. Celui de l'Orne est tombé pareillement, submergé par les hommes surgis des deux planeurs posés près de celui-ciHoward.jpg.

Mission accomplie. Le radio Edward TAPPENDEN put envoyer le message de victoire convenu avec les chefs alliés : " Ham and Jam ... Ham and Jam... ".
 

Maintenant il s'agissait de tenir les ponts et d'attendre la relève des hommes de Lord LOVAT, arrivant par mer. A 1 h 15, on entendit un grondement de chars. Ils étaient trois, venant de Bénouville et avançant très prudemment sur la route en direction du pont. Le premier fut incendié par le Sergent M.C. "Wagger" THORNTON utilisant un PIAT. Le tank fut atteint de face et brûla toute la nuit. Les deux autres chars se retirèrent.
Au cours de la nuit les hommes du major HOWARD ont été renforcés par des parachutistes de la 6ème division, mais la pression allemande était très forte. Les commandos et les parachutistes parvenaient à contenir et à repousser les diverses contre-attaques allemandes.
A 10 h un junker 88 se présenta au ras du canal, pour bombarder le pont. Le pilote lâcha sa bombe au dessus du pont; celle-ci heurta l'armature métallique, rebondit et tomba dans le canal sans exploser.
 

cornemuse-de-Bill-Millin.JPG

Treize heures après le début des combats, ils furent enfin relevés par les hommes de lord LOVAT entraînés par la cornemuse de Bill MILLIN, débarqués le matin même sur les plages. La jonction s'effectua auprès du café Gondrée à 13 heures 02 minutes, le 06 Juin 1944.

Le soir du 6 Juin, aux environs de minuit, Le major HOWARD laissa le commandement du pont au régiment du Warwickshire. La compagnie D se mit en marche vers l'est, en direction d'Escoville pour rejoindre l'Ox & Bucks. Ils avaient accompli leur mission et, 24 heures après avoir pris les ponts, les avaient remis intacts et saufs.

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Publié le 5 Septembre 2007

Nobori-1.jpgL'ERE DE NARA ( 710-794 )
La période de Nara est très courte ( 85 ans ), mais politiquement très importante. Le Japon avait institué la conscription militaire des paysans, encadré par les Bushis des grandes familles. Ce système inspiré de la Chine se révéla très coûteux et assez mal adapté dans un pays poursuivant la conquête du Nord de son territoire, encore au mains des tribus barbares.

Fujiwara Nakamaro, qui dirigeait le clan dominant à la cour Impériale, décida d'abroger ce système afin de le remplacer par des guerriers professionnels moins nombreux mais plus sûrs et plus efficaces. Il venait, ainsi, de donner naissance à la classe des guerriers ( Bushi ) qui vont dominer le Japon durant 7 siècles.

A partir de l'époque de Nara, les Bushis vont donc être des gardes armés au service de la noblesse impériale et des grandes familles. Cette organisation durera jusqu'en 1185, date de la prise de pouvoir au Japon par les Bushis.



Bushi.jpgL'ERE DE HEIAN ( 794-1185 )
Il s'agit de la période charnière de l'histoire des guerriers du Japon. Après leur organisation en professionnels à l'époque de Nara, les Bushis vont subir la montée en puissance de l'aristocratie Impériale dont la richesse artistique, intellectuelle et financière est à son zénith. Les guerriers apparaissent alors comme rudes et brutaux dans cet univers de raffinement extrême.

Un fossé commence à se creuser entre les deux castes, bientôt abreuvé par des sentiments contraires. Le mépris affiché des nobles et riches aristocrates pour les Bushis se heurte à une sourde colère et un désir de revanche que nourrissent ceux-ci. Sentiment renforcé par les avantages accordés par l'Empereur à la Noblesse et aux religieux, laissant les Bushis privés de toute récompense.

C'est ce sentiment qui va pousser les Bushis à prendre le pouvoir. Une tentative de révolte est réprimée de justesse. Mais ce sont les grands clans guerriers ( Bushidan ) comme les Taïra et les Minamoto qui vont, dés 1160, confisquer le pouvoir à la Noblesse.

sohei.gif                                                        Moine guerrier (Soheï)
                                      

masamune.jpgL'ERE DE KAMAKURA ( 1185-1333 )
L'avénement de Minamoto no Yoritomo marque l'arrivée au pouvoir des guerriers. En instituant un gouvernement militaire, le nouveau Shogun change toute l'organisation du Japon. Dorénavant, il y a une noblesse militaire en plus de la noblesse de cour. Les Bushis ont reçu de l'Empereur la délégation des pouvoirs militaires, mais bientôt aussi civils.

Yoritomo crée rapidement un système de lignage entre chaque Bushi et son seigneur. Ceci change l'ancienne organisation des maisons de guerriers ( Bushidan ) de la période Heian. Mais c'est aussi l'organisation de la vie économique et politique qui est confisquée par les Bushis. La création d'officiers -percepteurs et des Gouverneurs militaires des Provinces permet au Gouvernement militaire de maîtriser toute la vie du Japon au dépend des nobles de la cour qui perdent progressivement richesse et pouvoir à travers tout le pays.


masatsura-copie-1.jpgL'ERE DE MUROMACHI ( 1333-1573 )
Période troublée de l'histoire du Japon, l'ère Muromachi démarre par la domination de nouveaux Shogun. La fonction impériale s'est effondrée dans ses guerres de succession sans fin, laissant les Bushis seuls maîtres du pays. Durant un siècle l'autorité du Shogun sur les fonctionnaires militaires est effective.

 

Mais dés 1467, les choses changent rapidement.  Le Shogunat contrôle de moins en moins la situation, et ce sont les fonctionnaires militaires qui prennent leur autonomie sous le titre de Daimyos. Ces derniers accroissent rapidement leur domaine en confisquant les terres des autres guerriers, qui sont obligés alors de se mettre à leur service. En l'espace de 50 ans, c'est toute l'organisation militaire des Bushis qui est modifiée, sous l'autorité de grands seigneurs, issus eux-même des rangs des guerriers.

De plus, les Daimyos, pour accroître leur force, n'hésitent pas à enrôler des paysans dans les armées. Ceux-ci vont devenir les Ashigarus, infanterie des futurs champs de batailles. Les Bushis deviennent donc naturellement des officiers encadrant les troupes d'un seigneur. Ainsi se prépare les grandes batailles à venir de l'unification du Japon.


watamaro.jpgL'ERE DE MOMOYAMA ( 1573-1600 ) 
Période très courte ( 25 ans ) mais qui va profondément changer le Japon. L'unification du pays par trois grands généraux ( Oda, Toyotomi, Tokugawa ) va bouleverser la structure de la société Japonaise et sonner le coup d'arrêt de la classe des Bushis dans la forme qu'elle avait acquis depuis près de 800 ans ( époque de Nara ).


Pourtant, paradoxalement, jamais les Bushis n'auront connu autant de pouvoir. Le pays est aux mains d'armées immenses, qui après les combats inter-clans de Sengoku Jidai, sont le fruit d'alliances entre grands Daimyos, rassemblés autour d'un grand chef. La pyramide de la hiérarchie, du grand général jusqu'au fantassin Ashigaru, constitue la règle dans des armées fortes de près de 300.000 hommes.

La bataille de Sekigahara ( 1600 ) culmine avec des rassemblements immenses de combattants utilisant pour beaucoup des armes à feu ( mousquets et canons ). Cette bataille sera pratiquement la dernière que livreront les Bushis. Les grands combats vont se terminer, et la paix qui suit pose la question de l'existence même de la classe des guerriers qui n'ont plus d'utilité.

en 1615, s'achève l'ère des Bushis, et commence celle des Samourais. Des guerriers en armes, prêts à la guerre (bushis), vont naître les fonctionnaires du temps de paix faisant respecter l'ordre figé des Shogun Tokugawa. Délaissant l'armure pour le kimono, les Samourais vont cependant garder le Daisho, les deux sabres, symbole de leur autorité et de leur caste.

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Rédigé par thierry

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Publié le 5 Juillet 2007

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Un Sherman devant le musée mémorial d'Omaha



Un court séjour m'a amené à Caen il y a quelques semaines et j'en ai profité pour visiter ces lieux que je m'étais toujours promis de voir. Un hommage, en quelque sorte, à ceux qui ont débarqués un matin de juin 1944, à ces jeunes hommes, Anglais, Américains, Français, Canadiens et autres venus d'horizons encore plus lointains qui ont laissé leur vie pour nous rendre cette liberté à laquelle nous sommes tant attachés.


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                 Cimetière américian de Colleville (au-dessus de la plage d'Omaha) et Mémorial . Un profond moment d'émotion


Mais aussi à ces jeunes Allemands qui sont tombés là, à qui on a fait croire en cette race supérieure, qu'on a trompé et abandonné.
 
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Batterie de Longues, c'es la seule batterie où les canons                Le célèbre "Pegasus Bridge" pris par la 6ème division
sont enore en place (canons de 152mm Kriegsmarine)                                  de paras britanniques (major Howard)



Une envie de voir, de sentir ces lieux d'Histoire si proches géographiquement et temporellement. De retrouver cette émotion, ce respect devant ce sacrifice... de rester tout simplement muet ou ne dire qu'un mot .......merci.



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     Les impacts des bombardements qui ont précédés
    le débarquement sont encore bien visibles aujourd'hui

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La Pointe du Hoc, fut rendue célèbre par l'attaque menée par            
les Rangers du 2ème Bat. US             

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  Mémorial des "Green Howard" à Crépon                Cornemuse de Bill Millin, piper de Lord Lovat -                                                                                          commandos  britanniques (mémorial de Pégasus Bridge).                    


A nous qui, aujourd'hui, essayons de construire cette Europe politique, économique, cette Europe des Hommes. Les ennemis d'hier sont devenus les alliés d'aujourd'hui, des partenaires privilégiés ; rien de ce qui se fait maintenant ne peut et ne doit se faire sans la France et l'Allemagne rassemblées.

Nous qui avons pardonné, il ne faut pas que ces jours sombres tombent dans les oubliettes de l'Histoire. Que les jeunes générations oublient le sacrifice de ceux qui sont venu mourir ce matin de juin sur les côtes de France. 
Nous avons un devoir d'Histoire, un devoir de mémoire..........



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Rédigé par thierry

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Publié le 1 Juillet 2007

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Les raisons d'une guerre
Les raisons de la guerre de 1812 entre la Russie et la France sont multiples :
          - le manque de coopération de l’armée russe avec les troupes polonaises lors du conflit de 1809.
          - les inconvénients du blocus continental pour le commerce de la Russie.
          - l’annexion du duché d’Oldenburg (propriété de l’oncle d’Alexandre) par Napoléon en décembre 1810.
          - la menace que représente pour la Russie la création du duché de Varsovie.
          - le refus d’Alexandre de marier sa sœur, la princesse Catherine, à Napoléon.
Mais la véritable origine de la guerre trouve sa source dans la grande rivalité qu’entretenait les deux hommes, possédant tous deux une puissante personnalité et un fort caractère, ni l’un ni l’autre ne fut capable de la moindre concession et dans ces conditions la guerre entre ces deux grands empires était inéluctable.



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Les forces en présence

France : 678.000 hommes dont 322.000 étrangers (Prussiens, Autrichiens…etc.)
Russie : 500.000 hommes dont environ 100.000 miliciens.


La bataille principale
La Moskowa (appelée aussi Borodino par les Russes) eut lieu le lundi 7 septembre 1812.

     a) Les forces en présence
France : Environ 115.000 hommes et 587 canons. 
Commandant en chef : l'Empereur Napoléon : Garde impériale (Mortier pour l’infanterie, Bessières pour la cavalerie et Sorbier pour l’artillerie).
1er corps, Davout 
3e corps, Ney 
4e corps, Eugène 
5e corps, Poniatowski 
8e corps, Junot 
réserve de cavalerie, Murat


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          Régiment de chasseurs à cheval de la ligne                            2 bataillons de chasseurs de la Garde Impériale

Russie : Environ 140.000 hommes (dont environ 30.000 miliciens) et 636 canons. 
Commandant en chef  : général Kutusov 
   - Première armée de l’ouest  : Barclay de Tolly : 
2e corps Baggovout 
3e corps, Toutchkov 
4e corps, Osterman-Tolstoï 
5e corps ou Garde impériale
6e corps, Dokhtourov
1er corps de cavalerie, Ouvarov 
2e corps de cavalerie, Korf 
3e corps de cavalerie, Pahlen 
cosaques, Platov 
   - Deuxième armée de l’ouest, Bagration : 
7e corps, Raïevski
8e corps, Borozdine
4e corps de cavalerie, Sievers 
corps de renfort, Miloradovitch)


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Général Platov "Ataman des cosaques"                              Bataillon du régiment de grenadiers "Pavlovski"


     b) Durée de la bataille
Environ 15 heures 30. (De 5 heures 30 à 21 heures)
     c) Les pertes
France : 6.547 tués, 21.453 blessés.
Russie : Environ 45.000 tués et blessés, 20 pièces d’artillerie.



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2 bataillons d'inf. russes protégés par un écran de chasseurs       Un régt de cuirassiers russes dirigé par un général de brigade


L'armée russe se retira du champ de bataille. Napoléon investit Moscou et dû entreprendre rapidement un repli sur ses bases de départ. Ce repli se transforma petit à petit en déroute. Les troupes mal équipées, malades, affamées, harcelées par la cavalerie cosaque se démantelèrent. Des épisodes restent fameux comme le passage de la Bérésina où les pontonniers du général Eblé n'hésitèrent pas à entrer dans l'eau glacée pour construire le pont qui permit, dans la panique la plus totale et sous les feux de l'artillerie russe, à une partie des lambeaux de l'armée de traverser.


Les figurines russes présentées sont des Old Glory 15mm. Les Français sont des AB 15mm 
Les figurines russes sont  soclées pour la règle "DBN" de J. C. Raguet.

 

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Rédigé par thierry

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Publié le 28 Juin 2007


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Naissance de la 1ère Division

La 1st Infantry Division voit le jour en juin 1917. Elle est la première division d'infanterie américaine à être créée dans le but de combattre les forces allemandes lors de la Première Guerre Mondiale. Elle est formée de 4 régiments d'infanterie, trois régiments d'artillerie ainsi que d'un ensemble d'unités plus réduites. Au total, cette division compte près de 28 000 hommes. Elle effectue son baptême du feu le 3 novembre 1917. 
Sur le front en Picardie, au Nord de Paris, la 1st Infantry Division attaque le 28 mai 1918 les tranchées allemandes dans le cadre de la Bataille de Cantigny. Pendant plusieurs jours, les combats font rage et les pertes sont terrifiantes : près d'un millier de soldats américains sont mis hors de combat, et la victoire - la première pour les Américains en Europe - leur revient. 



Afrique du Nord - l'opération "Torch"

Lorsque la 1ère Division d'Infanterie américaine est réactualisée le 15 mai 1942, elle compte près de 15 000 soldats à son actif. Sa première bataille de la Seconde Guerre Mondiale se déroule dans le cadre de l'Opération Torch, le 8 novembre 1942. Les forces Alliées organisent pour la première fois un débarquement de grande envergure, situé près de la ville d'Oran, en Algérie.

La 1ère Division d'Infanterie, surnommée "Big Red One" (Grand Un Rouge) en rapport avec l'insigne de la division, combat en Tunisie et participe à l'invasion de la Sicile en juillet 1943.


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  Jour J

La "Big Red One" est appelée en Angleterre où elle doit préparer l'Opération Overlord. En effet, la 1st Infantry est chargée de débarquer sur la plage d'Omaha Beach, avec la 29ème Division d'infanterie.

Le 6 juin 1944, sous les ordres du Major General C. Ralph Huebner, le 16ème régiment d'infanterie débarque à 6 heures 30 en Normandie devant la localité de Colleville-sur-Mer. 
Mais la résistance allemande est extrêmement forte et les Américains sont à deux doigts de la catastrophe. Les pertes sont immenses, 95 pour 100 des officiers ont été tués et personne n'est débarqué à l'endroit où il devrait se trouver. 
Les vétérans d'Afrique du Nord ne se démotivent pas pour autant et forcent le Mur de l'Atlantique, gardé par la 352ème Division d'Infanterie allemande. Le Général Taylor, commandant le 16ème régiment, se tenant debout sur la plage, hurle à ses hommes une phrase qui est entrée dans l'histoire : "Deux sortes de personnes vont rester sur cette plage : les morts et ceux qui vont mourrir ! Maintenant, foutons le camp d'ici !"



Supplément pour FoW
Dans le cadre du jeu avec figurines "Flames of War", Battlefront vient de sortir les deux unités opposées qui ont combattues sur la plage d'Omaha le 6 juin 1944. Une boite "29ème div. d'infanterie US" ainsi que très récemment, la boite 352ème Div. d'infanterie allemande

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Publié le 24 Juin 2007

Ordre de bataille le 5 juin 1944 à 23 h 00 « jour-J –1 »

2/505th PIR            Lt Col. Benjamin H. Vandervoort
HQ coy                  Lt James Gray
D coy                    Captain Taylor G. Smith
E coy                    Captain Clyde Russell
F coy                    Captain Hubert Bass
      (remplacé dès le 7 juin par le Lt J. Holcomb)


LtCVandervoort.jpg                                 
                   Lt colonel Benjamin H. Vandervoort


La 82ème div. est renforcée par la 325ème GIR (régt d’infanterie transporté par planeur : « glider »), des 319ème et 320ème Bataillons d'Artillerie transportée par planeur (GFAB), des 376ème et 456ème Bataillons d'Artillerie Aéroportée (PFAB), du 80ème Bataillon Anti-aérien Aéroporté (AAAB), du 370ème Bataillon Aéroporté du Génie (AEB) et de divers éléments de soutien.


carte.jpg                          

Plan des parachutages US du jour J

 

Les 82ème et 101ème divisions aéroportées américaines sont désignées pour être parachutées dans les heures précédant l'offensive amphibie du Jour J, à l'Ouest du secteur d'invasion Allié, précisemment à l'Ouest et au Sud-Ouest de Utah Beach, dans le Cotentin.
Plusieurs villages, comme Sainte-Mère-Eglise, et des points stratégiques (noeuds de communication, hauteurs, etc) sont les objectifs des parachutistes américains.
Les paras de la 82ème US Airborne doivent se poser sur trois zones de "droppage" : le 505ème Régiment Parachutiste doit atterrir au Nord-Ouest de Sainte-Mère-Eglise, le 507ème Régiment Parachutiste au Nord d'Amfreville, tandis que le 508ème devra se poser au Sud du même village.
L'Etat-Major américain émet des réserves sur les chances de réussite de cette opération aéroportée : les points de chute des parachutistes sont encerclés par de nombreux marécages : la moindre erreur de largage entraînera sans aucun doute des pertes très lourdes.
 
505PIR.png                                                       
  
Insigne du 505ème PIR
 
L’OPERATION « NEPTUNE »      
Dotés de leur parachute de type T.S. et avec près de 40 kilos d'équipement répartis sur le corps, 13 000 parachutistes américains des 82ème et 101ème US Airborne Divisions embarquent, peu avant minuit le 5 juin 1944, à bord d’ avions Douglas C-47.
Pendant la durée du survol du Cotentin, les Douglas C-47 sont accueillis par des tirs nourris de la FLAK allemande (défense anti-aérienne) qui sème le désordre parmi les escadrilles d'avions parachuteurs. Des dizaines d'appareils sont touchés et explosent en vol. D'autres s'écrasent au sol, le plus souvent avant que les parachutistes n'aient eu le temps de sortir. Des pilotes rompent les formations et décident de mettre le voyant vert en marche avant même que les "Drop Zones" ne soient atteintes. Ainsi, de nombreux parachutistes se retrouvent à plusieurs dizaines de kilomètres de leurs objectifs.
D'autres soldats, moins chanceux encore, tombent dans les marécages et s'y noient. Une fois au sol, les paras américains de la 82ème se mettent immédiatement en route vers leurs objectifs.
Plus de 75 % des parachutistes n'ont pas été parachutés à l'endroit initialement prévu et cette terrible réalité entraîne une désorganisation totale des forces aéroportées américaines qui n'interviennent plus qu'au moyen de poignées d'hommes qui tentent héroïquement d'accomplir leur mission. Des petits groupes de parachutistes s'organisent et se dirigent vers leurs cibles, ramassant en chemin les soldats isolés qui ont perdu tout contact avec leur propre section. 
Les parachutistes américains ont été éparpillés dans tout le Sud-Est du Cotentin, et très rares sont les sections qui sont parvenues exactement à l'endroit où elles devaient atterrir. La "Drop Zone" des paras appartenant au 505ème Régiment de la 82ème US Airborne est encerclée au Nord, au Sud et à l'Ouest par un marécage, et à l'Est par Sainte-Mère-Eglise.


           SAINTE-MERE-EGLISE
De nombreux paras atterrissent dans le village et se transforment en cibles mouvantes pour les soldats allemands qui, alertés par un incendie provoqué par l'explosion d'une bombe incendiaire, scrutent le ciel. 
                                              para-82nd.jpg 
                                         Parachutiste devant le panneau du village de Sainte-Mère-Eglise

          Le parachutiste John Steel, s'accrochera malgré lui au clocher de l'église, et il y restera durant plus de deux heures, jusqu'à ce que le village soit en grande partie sous contrôle américain : après de courts mais violents combats, la bannière étoilée est installée à la Mairie aux alentours de 4 heures du matin par des hommes appartenant au 505ème PIR ; la localité de Sainte-Mère-Eglise est enfin libérée, mais les combats n'y sont pas entièrement terminés.
De rudes accrochages vont se poursuivre pendant toute la durée de la nuit et au petit matin du Jour J, les parachutistes américains entendent les détonations des bombardements effectués par les bâtiments de guerre de l'Armada Alliée : le Débarquement va bientôt commencer.

sainte-mere-eglise-la-patrouille.jpg                
les paras de la 82ème patrouillent dans Sainte-Mère-Eglise (6 juin 1944) 


Filmographie : Les paras US du D-Day
- Le jour le plus long  (où l'on voit le largage des paras sur Sainte-Mère-Eglise)
- Il faut sauver le soldat Ryan  (Le soldat Ryan appartient à une unité de parachutistes)
- La série "Band of Brothers" sur la "Easy" Company du 506th PIR - 101st Airborne Div.

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