Quelque part dans les plaines de Russie...
Publié le 16 Février 2019
Cela faisait déjà 3 semaines que la Grande Armée avait traversé le Nièmen et partout les Russes reculaient, évitant le combat.... Il y avait bien eu quelques escarmouches avec les redoutables cavaliers cosaques qui surgissaient brusquement, lâchaient quelques volées puis disparaissaient dans les profondeurs des bois, mais rien de vraiment sérieux....
Cette marche devenait harassante, tous, du général au dernier des soldats, ne rêvaient que d'une véritable affaire où ils allaient enfin montrer aux Russes qu'ils étaient les dignes héritiers des héros d'Austerlitz et de Friedland.
Le 1er corps de Davout n'échappait pas à la règle. Le maréchal, à la tête d'une forte avant garde fut surpris quand, au débouché d'un bois, il trouva un corps d'armée Russe en ordre de bataille. Aussitôt, il déploya ses troupes et fit face à l'armée qui l'attendait.

Certes, le carrefour formé par les routes de Moscou et de Mohilev avait une certaine importance stratégique, mais le maréchal était loin de penser que deux divisions de la Garde soutenues par une division de mousquetaires et d'inévitables cosaques allaient essayer de lui couper la route, justement à cet endroit.
Les Français trop heureux de pouvoir enfin en découdre avec un adversaire qui fuyait devant eux depuis trop longtemps, se déployèrent rapidement. L'enjeu était simple : prendre et contrôler ce carrefour où se trouvaient de pauvres isbas et donner une bonne leçon à ces moujiks.
L'attaque commença aussitôt.....

Les divisions Morand et Friant s'avancent vers le carrefour où les grenadiers russes, ayant investit les isbas, préparent leur défense.

Prudemment mais résolument les divisions françaises avancent soutenues par leur artillerie....

Sous un feu nourri des troupes du général Friant, les grenadiers Russes ont du mal à résister, d'autant plus que la division de mousquetaires, qui s'était placée en support, met du temps à réagir handicapée par des choix trop réduits.

La division Morand est aussi meurtrière avec l'autre régiment de grenadiers....

Les combats continuent autour du carrefour alors qu'un régiment, soutenu par une compagnie de voltigeurs, fonce vers la colline où sont positionnés des cosaques du Don.

Ces derniers tentent une charge sur les voltigeurs pour se dégager mais sont stoppés au feu par les régiments français qui se sont déployés pour les attendre.

Au centre, les grenadiers russes se replient avec de lourdes pertes, aussitôt remplacés par des chasseurs alors que la division de mousquetaires arrive ... mais trop tard.
Pendant ce temps, sur l'autre aile, la brigade de cavalerie légère du général Pajol n'est pas restée inactive...

Son objectif était d'empêcher la cavalerie ennemi de contourner le dispositif français... Les cavaliers russes, soutenus par l'artillerie de la division de mousquetaires, prennent le pont puis stoppent leur avancée.

Pajol a déployé ses régiments et prépare son attaque. Un aide de camp de Davout lui apporte de nouveaux ordres : "Attaquez, attaquez du plus fort que vous pouvez !"

Cette attaque a été meurtrière, le pauvre général russe a manqué de chance, les deux régiments ennemis sont mis en désordre et doivent retraiter rapidement, la batterie a été enlevée alors qu'un régiment de mousquetaires est passé d'urgence en carré.
L'armée russe, battue, doit se replier avant d'être définitivement anéantie .... Davout reprend sa marche vers Moscou....
Ce fut une belle bataille, avec Lionel, sur la nouvelle règle "Bataille Empire". Certes, nous sommes toujours en phase de découverte mais au fur et à mesure que nous pratiquons, le jeu est de plus en plus fluide et plaisant et encore nous manque-t-il, probablement, certaines subtilités à découvrir....