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Publié le 25 Février 2017

Les armes des Aztèques étaient de deux types :

les armes de jet :

Il y en a 3 principales :

- la fronde

- l'atlatl, sorte de propulseur à javelines.

- l'arc

Les armes de contact :

Là encore trois armes essentielles :

- le macuahuitl, sorte d'épée de bois dur dont les tranchants sont ornés d'éclats d'obsidienne.

- le tepoztopili, sorte de lance ou plutôt d'arme d'hast dont l'extrémité est également ornée d'obsidienne.

- une massue à tête sphérique.

Les éléments de protection

Ils sont de plusieurs sortes :

- le bouclier rond décoré ou chimali

- pour certains guerriers, une "armure" de coton rembourrée.

- un casque de bois orné de plumes, et pour les ordres militaires en forme de tête de jaguar ou d'aigle.

 

 

L'obsidienne est une roche volcanique vitrifiée le plus souvent de couleur noire. Taillée,, telle que les Aztèques pouvaient le faire, elle était extrêmement tranchante mais avait la fragilité du verre.

Si elle était efficace contre la chair ou les "armures" des peuples d'Amérique Centrale de l'époque pré-colombienne, elle fut trop fragile et inefficace contre les armure métalliques des Conquistadores Espagnols.

Morceau d'obsidienne brute

Pointe de flèche en obsidienne époque pré-colombienne.

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Rédigé par thierry

Publié dans #Historique

Publié le 4 Juillet 2013

Historique : Les Perses Sassanides.

En 224 ap. J.-C., Ardashir, un prince de la région du Fars au sud-ouest de l’Iran, prend le pouvoir et fonde une nouvelle dynastie, la dynastie des Sassanides d’après le patronyme de son ancêtre, Sassan.

Les Sassanides vont gouverner pendant plus de quatre siècles le dernier des grands empires de l’Orient antique, aussi vaste que celui des Perses Achéménides dont ils se veulent les héritiers.

Ils suppriment les principautés vassales, créent une administration très développée et gardent la structure féodale issue de l’empire précédent comme modèle d’organisation sociale. Rival à l’ouest de Rome puis de Byzance, au contact à l’est avec les royaumes d’Asie Centrale, en relations suivies avec la Chine, l’empire sassanide est l’une des grandes puissances de son temps.

Ils nouent des contacts commerciaux et artistiques avec l’empire romain, la Chine et l’Inde. Ils exportent vers l’Occident soieries et orfèvreries et développent un art décoratif très riche.

Textiles, orfèvreries et verreries témoignent d’un luxe éclatant et de la vie raffinée menée à la cour ou chez les nobles, illustrant ainsi l’âge d’or de la civilisation iranienne.

La cour du Roi des rois est un lieu de faste et de luxe légendaire. Les fêtes somptueuses qui s’y déroulent sont l’occasion de déployer une extraordinaire magnificence que les grandes familles nobles ou les princes alliés cherchent à imiter.

Au centre des créations de l’art sassanide, l’image glorieuse du souverain affirme ainsi l’unité du pays et l’autorité de la couronne.

 

L'armée Sassanide.

L'épine dorsale de l'armée Perse pendant l'ère Sassanide était composée de deux corps de cavalerie lourde : Les Clibanarii et les Cataphractes (ou Cataphractaires).

Cette cavalerie spéciale, composée de l'élite des nobles formés depuis leur jeunesse pour le service militaire, était appuyée par la cavalerie légère, l'infanterie et les archers.

La tactique Sassanide au combat était de perturber l'ennemi avec les archers, les éléphants de guerre et d'autres troupes, de manière à ouvrir des brèches que la cavalerie pouvait exploiter. L'armée Sassanides était célèbre pour cette cavalerie lourde, qui était copiée sur celle de l'armée Parthe.

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Publié le 12 Avril 2013

Le territoire numide dans l'Antiquité occupait une partie de l'actuelle Algérie.

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Alors que Carthage rayonnait de toute sa puissance, les Royaumes Numides de Gaia, Massinissa et Syphax, avaient atteint un degré de développement exceptionnel sur les plans économique, social et culturel.

Faute de repères précis, il faut remonter à l'histoire de Carthage pour accéder à la chronologie des Royaumes Numides.

Il est difficile de déterminer avec exactitude l'origine des Numides, mais l'hypothèse de l'origine troyenne est possible. Salluste affirme, par ailleurs, que les Massyles auraient été amenés par Hercule, au cours de son périple vers l'Espagne.


cavalerienumideMalgré l'ignorance profonde où nous nous trouvons en ce qui concerne la Numidie jusqu'au IV siècle avant J.C., tout laisse supposer que son développement a suivi le même itinéraire que celui des peuples méditerranéens.

Au plan politique, la Numidie connut des tribus indépendantes, des républiques villageoises, de vastes royaumes dotés d'un pouvoir fort qui s'est superposé aux structures tribales.

 

Quand la Numidie réapparut au IVe siècle avant J.C., elle formait le royaume des Massaeyles avec Siga pour capitale et le royaume des Massyles avec Cirta pour capitale.

Hérodote rapporte que des relations commerciales se développèrent très tôt entre Phéniciens et Numides, favorisant ainsi la pénétration de la langue et de la culture puniques assez profondément dans le pays.

Les Numides apprirent des Phéniciens les procédés agricoles et industriels de la fabrication de l'huile d'olive et du vin, l'exploitation et le travail du cuivre.


cavalier numide

Pendant la deuxième guerre punique (218-202) avant J.C.) Romains et Carthaginois se disputèrent avec acharnement l'alliance des royaumes numides.
Alliée à Hannibal, la cavalerie numide se distingua brillamment. Elle parvint à envahir l'Espagne, la Gaule, traversant les Pyrénées ; puis les Alpes, contribuant à remporter en 216 avant J.C. la bataille de Cannes, la plus célèbre victoire des troupes d’Hannibal, demeurée, à ce jour, dans les annales militaires, comme un exemple de stratégie et de tactique.
La résistance et la robustesse des montures et des cavaliers numides y jouèrent un rôle considérable.
La deuxième guerre punique prendra fin avec la bataille de Zama. Ce sont les troupes numides de Massinissa, ralliées à Scipion, qui contribuèrent à la défaite de Carthage, contrainte alors de reconnaître Massinissa comme roi de Numidie.

 

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Publié le 21 Octobre 2010

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La dynastie Ming a régné sur la Chine de 1368, date à laquelle elle remplace la dynastie Yuan, à 1644. Fondée par la famille des Zhu, elle compte seize empereurs.

Au milieu du XIVe siècle, après plus d'un siècle de domination mongole, la population chinoise rejette le « règne des étrangers ». Une suite de révoltes paysannes repousse les Yuan dans les steppes de Mongolie et établit la dynastie Ming. Elle s'ouvre par une renaissance culturelle : les arts, particulièrement l'industrie de la porcelaine, se développent comme jamais auparavant. Il a été dit que la Chine du début de l'ère Ming était le pays le plus avancé de la Terre.

Étant donné que les envahisseurs mongols, même repoussés, restaient un danger très présent, maintenir une armée forte était tout simplement indispensable tant qu’ils restaient une menace.


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L'organisation de l'armée

 Au recensement de 1393, les effectifs comprennent environ un million d’hommes.

Pour s'assurer un effectif stable des armées, l'empereur Hongwu décrète que la fonction de soldat serait héréditaire. Chacun reçoit un lopin de terre pour subvenir à ses besoins, qu'il travaille pendant 70 % de son temps, le reste étant destiné à l'entraînement en garnison. Ce système permet de mettre en culture des terres vierges, mais montre ses limites dès le XVe siècle ; les soldats vendent leurs champs, migrent, se livrent à des activités civiles. L'État doit vers 1450-1550 de plus en plus faire appel à des miliciens, puis à des mercenaires. Le service dans la milice locale devient obligatoire à partir de 1494 au titre de la corvée. Mais les miliciens font rapidement défaut, et le service est un peu partout remplacé par le paiement d'un impôt. Les mercenaires, mieux payés, constituent les troupes d'élite.

 

 La menace mongole

Même après leur victoire sur les Genghiskhanides les empereurs Ming n'ont jamais cessé de prendre au sérieux la menace mongole. Hong Wu après sa victoire sur les Yuan va continuer de les repousser au nord jusqu'à Karakorum. L’empereur a lancé plusieurs campagnes contre eux, et déplacé la capitale de Nankin à Pékin en 1421 pour mieux les contenir. À la fin du XVe siècle, les Mongols lancent des raids annuels sur la frontière. Pékin est constamment menacée. Avec la réunification des Mongols orientaux vers 1500, la menace se fait plus précise.

La cour des Ming est partagée entre deux stratégies : les partisans d'une politique offensive veulent organiser des expéditions militaires ; d'autres souhaitent le renforcement de la Grande Muraille et le doublement du rempart. Les derniers préconisent également l'envoi d'ambassades et l'ouverture de marchés frontaliers périodiques pour commercer avec les Mongols. Le débat reprend après la reprise des raids des Mongols orientaux. En 1550, ils pillent et incendient les faubourgs de Pékin. Les raids durent jusqu'aux accords de paix et de commerce de 1570

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Fin de la dynastie Ming

À compter du début du XVIIe siècle, les Ming doivent affronter la rébellion des Mandchous. Unis aux Mongols, les Mandchous conquièrent lentement le pays, gagnant le ralliement d'une partie de l'administration Ming. L'Empire doit parallèlement combattre les armées de paysans révoltés,

En  1644, les troupes de Li Zicheng rentrent dans Pékin, tandis que l'Empereur Ming se suicide.

La combinaison de longues guerres avec les Mongols, des incursions japonaises en Corée, des provocations de leur flotte  sur les cités côtières durant le XVIIe siècle affaiblirent la dynastie, qui est renversée par la dynastie Qing.

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Publié le 3 Octobre 2010

Tribu de la Gaule Belgique, les Véliocasses (que l'on pourrait traduire par "les bouclés") possédaient un territoire situé entre les rives de la Seine, le plateau du Vexin actuel - auquel ils ont donné leur nom par dérivation - jusqu'au pays Roumois.

Leur capitale était Rotomagus, aujourd'hui Rouen. Un important oppidum Véliocasse a été retrouvé près de Vernon dans l'Eure.

coe-jumentsdetain-guerriers

Selon César dans ses "Commentaires sur la Guerre des Gaules", ils participèrent en 57 av JC à la coalition des Belges. En 52 av JC, ils se soulèvent, comme une grande partie des tribus gauloises, à nouveau contre les Romains et envoient un contigent de 3 000 guerriers qui rejoint l'armée de secours qui tente de libérer Vercingétorix enfermé dans Alésia.

L'année suivante, on les retrouve lors d'une ultime rebellion au côté des Bellovaques.

 

8 belgique veliocasses

Recto et verso d'une pièce de monnaie Véliocasse

 

Vivant en limite de cette région du Vexin et étant moi même "bouclé", l'armée gauloise en préparation pour AdG ne peut être que les redoutables guerriers de cette tribu Véliocasse.

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Publié le 30 Août 2009

Les Mycéniens appelés aussi “Achéens” par Homère dans l’Iliade sont, à l’origine, des tribus indo-européennes qui envahissent la péninsule des Balkans vers 2000 av. J.-C. Peuple guerrier et féodal, ils s’installent à Argos, Mycènes, et Tirynthe où ils construisent des enceintes fortifiées.

Les Mycéniens ne tardent pas à lancer des expéditions maritimes contre les Crétois et c’est à eux qu’on attribue vers 1400 / 1450 av JC la disparition de la civilisation minoenne. Néanmoins, il est probable que la grande éruption volcanique qui dévaste à la même époque l’île de Santorin a dû également contribuer à ce déclin. Avec la ruine de la civilisation crétoise et l’essor des Mycéniens, le centre d’activités de la mer Egée se déplace vers les palais de la Grèce continentale.

A l’époque mycénienne, la Grèce est formée de plusieurs royaumes indépendants. A Tirynthe, non loin de Mycènes, s’élève un palais fortifié et doté de casemates. D’autres édifices semblables se dressent à Pylos (sur la côte ouest du Péloponnèse), à Athènes sur l’Acropole, à Thèbes. Ces constructions luxueuses sont occupées par les classes dirigeantes, tandis que les agriculteurs et les artisans vivent dans les villages avoisinants. Rien ne prouve que de véritables villes existaient alors en Grèce continentale.

MYCENE : Une cité prospère

Mycènes, “surtout riche en or” selon Homère, est un centre économique et artistique très actif. La richesse de Mycènes provient également du travail de ses agriculteurs et de ses artisans, comme en témoigne l’abondance de leurs productions.
Les archéologues ont trouvé des poteries mycéniennes en Egypte, dans de nombreuses localités de la côte syrienne, dans le sud de l’Italie, en Sicile. Les tombes mycéniennes ont, pour leur part, livré d’importantes quantités d’ambre, qui était acheminé, à travers l’Europe centrale, du littoral de la Baltique jusqu’à l’Adriatique.

Un peuple de guerriers

La prospérité de la Grèce mycénienne repose aussi sans doute sur les razzias qu’effectuent les guerriers mycéniens à l’étranger. Une de ces expéditions, dirigée contre la forteresse de Troie, va constituer la trame des poèmes homériques. Il est difficile de se fier aux récits - rapportés des siècles plus tard - des héros de l’époque troyenne pour obtenir des renseignements précis sur l’époque mycénienne, mais les données archéologiques montrent que les guerriers mycéniens étaient bien équipés en armes, en armures et en chars. Selon certaines chroniques hittites d’Asie Mineure, les Egéens seraient souvent venus perturber la vie des régions côtières.
La fin de la civilisation mycénienne
Après 1300, la puissance mycénienne connaît un certain déclin. Le palais de Pylos, détruit avant l’an 1200, ne sera jamais reconstruit. Les seigneurs de Mycènes, d’Athènes et d’autres villes consolident en hâte leurs enceintes. On tente même de fortifier l’isthme de Corinthe, mais cette défense se révèle vaine, car Mycènes tombe vers 1150.
L’écriture et les arts complexes qui s’étaient développés dans l’orbite des palais mycéniens disparaissent.
La Grèce se dépeuple : les hommes se cachent dans les villages de montagne ou se nomadisent; seules quelques bourgades restent habitées. Selon l’hypothèse la plus vraisemblable, cet effondrement s’expliquerait par une suite d’incursions et d’expéditions menées par les peuples barbares hellénophones qui vivaient sur la frange balkanique du monde mycénien.
Ces envahisseurs, que l’on appellera plus tard les Doriens, repoussent une partie des Mycéniens vers les côtes de l’Asie Mineure et jusqu’à Chypre.
Ils occupent ensuite une grande partie de la Crète et des îles voisines, gagnant même Rhodes et le sud-est de l’Asie Mineure.

L’héritage mycénien

Avec la fin du monde mycénien, la Grèce retombe dans un état de barbarie proche de celui qu’elle avait connu vers l’an 2000 av. J.-C. Mais, elle ne perd pas pour autant tout l’acquis de cette civilisation. La céramique, par exemple, après une période de décadence, évolue du style mycénien vers le proto-géométrique qui annonce l’art grec classique.
Les tablettes retrouvées nous apprennent que l’époque mycénienne vouait déjà un culte aux principaux dieux qui formeront le panthéon grec : Poséidon, Dionysos ou Athéna.

Ainsi, les bouleversements qui interviennent à la fin du bronze récent font disparaître de Grèce les formes d’expression artistique les plus élaborées, mais il subsiste une base sur laquelle les Grecs vont édifier leur culture :  sans la civilisation mycénienne, le monde grec classique n’aurait probablement jamais vu le jour.

(source : Histoire des civilisations européennes)

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Publié le 7 Décembre 2008

Basée depuis avril 1940 à Pearl Harbor, dans l'île hawaienne d'Oahu, la flotte américaine du Pacifique constituait un objectif tentant. 
L'amiral Yamamoto élabora un plan d'attaque inédit : une flotte de porte-avions naviguerait en secret jusqu'à un point situé à 300 km au nord d'Oahu, d'où serait envoyés des avions torpilleurs, chasseurs et bombardiers en piqué, afin de détruire les installations portuaires et la flotte qui y était ancrée.
Le 26 novembre 1941, une flotte de 30 navires, dont 6 porte-avions, quitta le Japon afin de franchir la Pacifique sur près de 5.000 kilomètres et de gagner sa position d'attaque.

Sur place, la flotte américaine, en l'absence d'une déclaration de guerre, était inconsciente des dangers pesant sur elle.  Les canons antiaériens n'avaient pas été armés  et, dans le climat douteux qui régnait à l'époque, les avions avaient été alignés aile contre aile sur les aéroports en vue de prévenir tout acte de sabotage.
Les autorités U.S. apprirent tardivement que deux sous-marins de poche nippons avaient été aperçus aux abords de la rade de Pearl Harbor entre 3h40 et 6h30.  
Vers 7h00, un soldat affecté à la surveillance d'un radar aperçut un déploiement aérien important à 200 kilomètres au nord d'Oahu. 
Avisé à 7h30, son supérieur, le lieutenant Tyler, informé de l'arrivée d'une escadrille de bombardiers B17 dans la matinée, n'y vit aucun élément inquiétant et répliqua par une phrase devenue depuis lors célèbre "Forget it". 
Il ne s'agissait nullement de B17 mais de 185 appareils japonais ayant quitté à l'aube les ponts de leurs porte-avions.

A 7h55, ces avions surgirent sur Pearl Harbor et frappèrent par surprise.  Les terrains d'aviations furent la cible des bombardiers en piqué qui y semèrent la destruction.
Au même moment, les avions torpilleurs "Kate" fondirent sur l'enfilade des navires américains à l'ancrage. 
Des torpilles explosèrent contre la coque de cinq cuirassés.  L'un d'entre eux, le cuirassé Arizona, atteint dans sa soute à munitions,  explosa et sombra avec ses 1.000 hommes d'équipage.
A 8h40, une seconde vague d'appareils apparut sur la rade et y causa des ravages supplémentaires.
A la fin de l'attaque, au prix de 29 avions perdus, les Japonais avaient coulé quatre cuirassés et endommagé sérieusement quatre autres cuirassés, trois croiseurs, trois destroyers et plusieurs navires de faible tonnage.  Près de 200 avions furent détruits et près de 3.500 Américains tués ou blessés.

En dépit des dommages causés, les Japonais ne parvinrent pas à détruire les installations portuaires.  Plus important encore, ils n'avaient pas atteint les porte-avions américains qui se trouvaient en mer au moment de l'attaque.
L'Amérique entrait violemment dans la guerre.....

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Publié le 12 Novembre 2008

Au printemps 1915, les Allemands introduisirent les gaz sur le front Ouest dans l'espoir de parvenir à la percée tant désirée par tous les belligérants.
En janvier de la même année, les gaz avaient déjà été utilisés sur le front russe mais le froid en avait annulé la plupart des effets.

Si d'aventure le plan d'attaque réussissait, les Allemands s'estimaient capables de repousser l'ensemble des forces britanniques concentrées dans le saillant d'Ypres et de percer en direction des ports du nord de la France ou, peut être même, d'envelopper l'ensemble du flanc gauche allié.  En revanche, tant que les Alliés conservaient ce saillant, ils gardaient une sérieuse possibilité de contre-offensive en direction de Bruxelles.

Dans le mois précédant l'attaque, nombre de prisonniers allemands avaient cité l'existence de containers de gaz asphyxiants mais l'état-major allié ne s'en émeut guère. 
La Convention de Genève interdisait le recours à ce type d'armes et, dans le pire des cas, il fut jugé qu'une attaque au gaz n'aurait que des effets mineurs et locaux.
 
Le 22 avril 1915, les Allemands déclenchèrent le bombardement du secteur d'Ypres à l'aide des obus concernés. Les premières troupes à être atteintes par les nuages de gaz chlorhydrique furent celles de la 45 ème division algérienne. 

Un témoin rapporta :
" Les hommes s'avançaient, frappés de panique, les yeux exhorbités, étouffant en courant.  Beaucoup tombaient, les membres convulsés et les traits déformés dans la mort..." 
Ces gaz étaient mortels car brûlant le tissus pulmonaire.  La guérison, pour peu qu'elle fut possible, exigeait énormément de temps.
Par ailleurs, les moyens de protection alliés s'avérèrent inefficaces.  Les premières méthodes de protection contre les gaz se limitèrent généralement à l'utilisation de mouchoirs mouillés, à la rigueur enduits de bicarbonate de soude.  Les premiers masques à gaz efficaces n'apparurent guère avant l'été 1916...
 
Les Allemands se lançèrent à la poursuite des troupes alliées en fuite mais nombre d'assaillants tombèrent dans leurs propres nuages de gaz.

Le 24 avril, les Alliés engagèrent des renforts canadiens afin de renforcer leur position.  Ceux-ci subirent d'énormes pertes du fait d'une seconde attaque au gaz mais, dans l'ensemble, l'assaut allemant fut contenu.
Le lendemain toutefois, les assaillants parvinrent à s'emparer de nombreuses hauteurs dominant la cité d'Ypres.
 
Les Britanniques engagèrent un vaste mouvement de repli entre le 1er et le 3 mai 1915.  Le 8 vit une nouvelle percée allemande à l'issue de combats meurtriers dans le secteur de la crête de Frezenberg mais le succès se paya d'un prix tel que l'avance fut vite abandonnée.
 
Du 24 au 25 mai, l'armée allemande déclencha une nouvelle attaque au gaz sur la crête de Bellewaarde mais l'avance qui en résulta resta limitée. Finalement, les adversaires vinrent chacun à manquer de munitions et la bataille s'éteignit d'elle-même.
 
La bataille d'Ypres constitua une première dans le sens où le matériel fut opposé aux hommes. Cette bataille meurtrière constitua, à coup sûr, le plus grand succès militaire allemand de l'année 1915 sur le front de l'Ouest.  Rien que pour le mois de mai 1915, les Britanniques perdirent 60.000 hommes.
 
Sur l'ensemble du premier conflit mondial, 1.000.000 d'hommes furent victimes des gaz et 90.000 en moururent.  Toutefois, le taux de mortalité tomba de 40 %, en avril 1915, à 2,5 % en 1918. 
Si les gaz ne furent à l'origine que de 1 % des décès entre 1914 et 1918, la plupart des "gazés" moururent précocement, devinrent aveugles ou restèrent gravement handicapés au niveau pulmonaire.  C'est ce que rappelle le monument érigé àYpres :
"Depuis, il meurt encore chaque jour, dans la paix, des victimes de ces procédés abominables".

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Publié le 3 Octobre 2008

Vers la fin de la deuxième guerre mondiale, la guerre avait quitté le champ de bataille qu’était devenue l’Europe pour se concentrer dans le Pacifique Sud, où le Japon menaçait encore la paix. L’avance des forces alliées était significative, les forces japonaises semblaient s’affaiblir mais leurs avions et leurs sous-marins patrouillaient encore les mers, causant des dommages significatifs aux navires américains.

Peu de temps après être revenu d’une périlleuse mission durant laquelle il avait été gravement endommagé, le croiseur lourd USS Indianapolis était de nouveau prêt à prendre le large. Sa prochaine mission devait de loin être la plus importante qu’il ait accomplie ; Il devait livrer des pièces essentielles à la conception des bombes nucléaires sur l’île Trinian, bombes qui frapperont plus tard le Japon. Les américains avaient capturé l’île un an plus tôt, et espéraient l’utiliser dans leurs prochaines offensives contre les japonais.
La mission était simple mais dangereuse, le croiseur lourd devait faire de grands détours, naviguer en zigzagant et voyager sans escortes afin de ne pas réveiller de soupçons. Le USS Indianapolis quitta donc San Francisco, Californie, le 16 juillet 1945, avec comme objectif d’atteindre l’île de Trinian après quelques escales.

Cette première partie de la mission fût accomplie avec succès le 26 juillet, et le navire reparti aussitôt, déchargé de sa précieuse cargaison, faisant route loin des caps habituels et sans aucune escorte.
C’est deux jours après son départ de Guam, le 30 juillet 1945, que le croiseur lourd tomba dans la mire du I-58, un sous-marin japonais qui surveillait les environs. À cause de l’équipement désuet du navire, l’équipage fut incapable de détecter la présence de l’ennemi et le capitaine McVay, l’homme en charge du USS Indianapolis, n’avait pas été informé qu’un navire de la US Navy, le USS Underhill, avait récemment été torpillé par un sous-marin japonais près de la zone qu’il devait traverser.

C’est donc à 00 :14 que deux torpilles frappèrent de plein fouet le USS Indianapolis, qui coula en 12 minutes. Sur les 1 196 marins qui se trouvaient à bord du navire, environ 900 eut le temps de sauver à la mer, avec pour seul équipement un gilet de sauvetage individuel. Les autres furent tués lors des explosions ou coulèrent avec le navire. Bien que certains membres de l’équipage affirment qu’un message de détresse fut envoyé, les autorités navales américaines affirmèrent n’avoir reçu aucun signal. Certains prétendent qu’ils ignorèrent l’appel, croyant à une ruse japonaise pour envoyer des secours dans un secteur dangereux. Les services d’intelligence décodèrent un message provenant du I-58 à l’intention du Japon, dans lequel il prétendait avoir coulé un navire américain, ce message fut également ignoré.

Perdus en mer et oublié de tous, les survivants attendaient désespérément des secours, ignorant que leur appel de détresse n’avait pas été entendu, ils croient que les sauveteurs arriveront rapidement. L’eau est froide mais les hommes gardent le moral, cependant leur optimisme s’éteindra durant l’après-midi de leur deuxième journée en mer, lors des premières apparitions de requins. Ces derniers tournaient alentour des naufragés, les heurtant à quelques reprises, mais ne semblait pas vouloir attaquer. Les hommes tentaient de se regrouper, pour éviter que certains d’entre eux se retrouve isolés, devenant ainsi une proie facile pour les requins.

La troisième journée fût de loin plus difficile. Les requins, qui avaient disparu durant la nuit, sont maintenant de retour et plus nombreux que la journée précédente. Plusieurs attaques eurent lieu et les marins, impuissants, regardèrent plusieurs de leurs compagnons se faire dévorer devant leurs yeux. La mort était omniprésente dans l’eau, la peur et le désespoir brisèrent le moral de plusieurs marins. Ce témoignage d’un des survivants exprime bien la terreur qui régnait sur les survivants du USS Indianapolis :
"La journée avançait et les requins étaient autour, il y en avait des centaines. J’entendais des gars crier, surtout vers la fin de l’après-midi. Ils se sont nourris toute la nuit. Tout pouvais être tranquille et soudainement vous entendiez quelqu’un crier, vous saviez qu’un requin venait de l’avoir."

La quatrième journée, la mort planait autour de ces hommes qui dérivaient dans la mer des Philippines. Ils étaient déshydratés, plusieurs étaient morts ou avait été gravement blessés par les nombreuses attaques de requins.
Les naufragés avaient bien aperçu des avions depuis le naufrage, mais ils étaient généralement très hauts et trop loin. Ils essaient néanmoins d’attirer leur attention grâce au réflecteurs que possédaient certain des gilets de sauvetage.
Le 2 août, les survivants furent accidentellement trouvés par les lieutenants Chuck Wilber et Warren Colwell, durant une patrouille aérienne de routine. Aussitôt que l’information se rendit au quartier maître, toutes les unités de la région capables de secourir les survivants ont été envoyées dans ce secteur.
Le premier arrivé fut un avion PYB, qui largua des vivres et du matériel de survie aux naufragés. L’équipage de l’avion fut horrifié de constater que les hommes à la mer se faisaient dévorer par les requins. Malgré qu’il ait reçu l’ordre de ne pas se poser, le commandant du PYB, LT. R. Adrian Marks, posa l’appareil et tenta de sauver quelques nageurs isolés, afin d’éviter qu’ils soient attaqués. Une fois que l’avion fut rempli de survivants, l’équipage de l’avion attacha des cordes de parachutes sur les ailes, afin de suspendre des survivants et de les garder hors de l’eau. Les ailes de l’avion furent gravement abîmées, condamnant cette dernière à être coulée après le sauvetage. Marks et son équipe sortirent 56 hommes de l’eau.

Durant la nuit, le Cecil Doyle arriva près des survivants. Il était le premier bateau à les rejoindre mais ne préféra pas trop s’approcher afin de ne pas tuer de survivant, préférant s’approcher du PYB et commencer à transférer les survivants qui se trouvaient dans l’avion. Il braqua aussi son phare de recherche vers le ciel, mettant ainsi sa sécurité en jeu, afin d’indiquer à un autre navire la route à suivre pour atteindre les survivants. Cette lumière fut le premier signe, pour l’équipage du Indianapolis, que les secours étaient arrivés.
Au lever du soleil, la cinquième journée, les sauveteurs viennent en aide aux marins qui se trouvaient toujours dans l’eau. Les recherches pour retrouver d’autre survivants se poursuivirent jusqu’au 8 août. Sur les 900 marins qui ont survécut à l’attaque japonaise, seulement 317 furent retirés des eaux vivants. Après cinq jours à affronter la soif, la faim, la peur, la folie et les attaques constantes de requins, l’équipage du USS  Indianapolis fut finalement sauvé de la mer.

La tragédie du USS Indianapolis est probablement l’une des pires catastrophes maritimes de l’histoire, du moins, l’une des plus terrifiantes.

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